Ce lundi 17 août 2009 est on ne peut plus noir pour les habitants de la bourgade de Foulpointe située à mi-chemin entre Toamasina et Fénérive Est sur le route nationale 5. Le feu éclate vers 11heures à partir d’un véhicule dans lequel des vacanciers ont imprudemment utilisé une cuisinière dans leur véhicule sans que celui-ci ne soit préparé à cet effet.
Le vent aidant, le feu s’est très vite répandu aux véhicules parqués à côté puis s’est étendu aux habitations en bois des alentours. La force du vent était telle que le feu n’a pu être maîtrisé. De plus la mairie de Foulpointe ne disposait d’aucun moyen pour le contrecarrer : pas de pompier, pas d’ambulance.
Le feu a sévi pendant plusieurs heures, près de sept heures selon certaines informations car il a fallu attendre l’arrivée des secours en provenance de Toamasina qui a mobilisé tous les moyens – les pompiers du Port Autonome de Toamasina, les pompiers de la Commune urbaine, voire ceux de l’aéroport d’Ambalamanasy. Bilan : un mort, huit (8) blessés graves dont deux (2) dans un état critique à l’Hôpital Be de Toamasina, 500 maisons d’habitation et de commerce réduites en cendre et six (6) véhicules calcinés.
Devant ce sinistre, le gouvernement de la Haute Autorité de Transition (HAT) s’est d’urgence réuni en conseil pour mettre sur pied un Conseil de crise dirigé par le président de la HAT, Andry Rajoelina. Le ministre de l’Intérieur, Masimana Manantsoa, patron du Bureau national de gestion des catastrophes (BNGRC), annonce une aide d’urgence composée de produits de première nécessité (PPN) et de matériaux de construction, qui devrait parvenir dans les plus brefs délais sur site. Il a en outre lancé un appel à la solidarité en faveur des victimes de la catastrophe de ce lundi noir de Foulpointe.
Quand on sait que Foulpointe est une destination touristique, beaucoup ont cru que la destination sera fermée pendant les vacances d’août et septembre ; ce qui n’est pas le cas si l’on en croit le maire de la ville de Foulpointe qui a appelé ce lundi soir sur la radio RDB, les touristes à venir car apparemment les infrastructures d’accueil ont été épargnées par le feu.
Recueilli par Valis




