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mercredi 12 mai 2021
Antananarivo | 14h03
 

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9 avril à 09:14 | kartell (#8302)

Une question, tout de même, se pose : pourquoi et comment, nous en sommes arrivés là ?’.
On nous promettait monts et merveilles et aujourd’hui, nous nous retrouvons dans la panade la plus totale avec un entre-soi où chacun se méfie de son prochain !..
Hôpitaux débordés, personnels surbookés, états des lieux hospitaliers déplorables et moyenâgeux !..
La fête promise, hier, a fini dans le chaos et le sauve qui peut, généralisés, mais comment réagir autrement dans des conditions aussi cauchemardesques ?’..
Le pouvoir débordé se tait, mais poursuit ses affaires en coulisses (Ambatovy,les terres cèdées aux Emiraties... )tout en faisant des appels du pied à l’ambassade russe qui le lui rend dans l’objectif Poutinien de devenir un partenaire qui compte dans les ripoubliques africaines ciblées..
Dans ces conditions exécrables où le pouvoir se décharge de ses obligations d’urgentiste en matière de nation en danger, n’ayant pas les moyens logistiques, humains et financiers à endiguer une contamination devenue tsunami, il cherche désespérément une porte de sortie à cette crise sanitaire sans en apporter les moyens inaccessibles !...
En d’autres termes, il spécule sur la fin de la crise pour envisager un hypothétique redémarrage des affaires tout en sachant que sans aide internationale en personnels de santé et en moyens sanitaires de campagne, on court à un état sanitaire épidémiologique durable !...
Le pays n’a jamais eu les moyens de faire face à une pandémie par voie aérienne d’une telle ampleur qui nécessiterait des hospitalisations en chambre individuelle, des personnels très qualifiés et des moyens techniques de pointe dans un contexte hospitalier d’un autre âge et d’une autre dimension...
Bref, nous sommes aujourd’hui plongés dans le pire des scénarios qui fait imploser une situation où l’état n’a jamais investi, ni rénové quoique ce soit...
Il est trop tard, désormais, pour temporiser, l’urgence impose des mesures qu’un pouvoir, pris au dépourvu, est incapable d’envisager, faute de moyens, mais surtout de pratiques, de savoir et d’expérience...
Se retrouver ainsi, le bec dans l’eau de ses insuffisances mais surtout de ses mensonges donne la mesure bien tardive de ses réelles capacités à gérer un pays qui a servi d’exutoire à l’enrichissement de sa classe politique tout en faisant passer la santé publique pour un parent pauvre d’autant qu’elle se fait soigner à l’étranger, elle !..
Aujourd’hui, tout le monde semble loger à la même enseigne, celle de la hantise de choper la Covid même s’il on peut imaginer que sur Tana, il existe déjà des moyens informels pour certains petits malins de se faire vacciner en catimini ..
Malheureusement, la bonne volonté ne suffira pas,face à un personnel soignant exténué, sans moyen et un pouvoir qui a choisi de ne rien décider faute d’avoir une possibilité d’entraver cette pandémie...
La com présidentielle reste muette comme une carpe, d’autant qu’elle s’était toujours bornée à fanfaronner l’événementiel heureux voir merveilleux mais devient aphone lorsqu’il s’agit de prévenir, d’avertir ou de rassurer, sans biaiser, tromper, ni cacher la réalité d’un quotidien glauque...
Aujourd’hui, personne n’est dupe et les propos tenus par le pouvoir sont désormais systématiquement brocardés voir ridiculisés par une majorité silencieuse qui a compris un peu tardivement que son enfumage datant de la campagne électorale a pris fin désormais dans la plus pire des circonstances celle où l’on ne peut plus compter sur personne dans un entre-soi devenu délétère, au possible !...

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