Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
vendredi 20 septembre 2019
Antananarivo | 12h20
 

Répondre à un commentaire

8 août à 13:12 | Vohitra (#7654)

C’est incroyable et du jamais vu !

Quand on n’arrive pas à maitriser un sujet, il faudra s’informer ou faire appel à des conseillers en la matière !

Ca me rappelle à l’esprit ce qui s’était passé du temps de l’Amiral, oui toujours lui, à l’poque où il avait conseillé aux Malagasy de prendre l’habitude de diversifier ses habitudes alimentaires et consommer du concombre de mer.

La consommation fréquente du poulet de chair est dangereuse pour la santé, il faut le dire. Les provendes pour l’alimentation de ces poulets renferment des quantités conséquentes d’antibiotique, c’est pour cela qu’on arrive à produire un kilogramme de chair en l’espace de 40 à 45 jours d’élevage, et entraînant par la suite des problèmes de résistance, et l’apparition de problème de cholestérol et l’augmentation de la tension artérielle chez les consommateurs, et si les Malagasy optent pour la consommation de ces poulets, c’est parce que c’est moins cher sur le marché et ne prends pas trop de temps pour la cuisson. Les poulets Gasy sont de bonne qualités gustatives mais pour obtenir un kilogramme de viande en condition d’élevage, il faudra au moins une année entière. Il est loin le temps où les Malagasy arrivaient encore à consommer les célèbres « akoho mifahy » d’antan…

Ces poussins de un jour qu’on distribue sur le marché en vue de l’élevage à cycle court sont pour la plupart en provenance de l’île Maurice, et avaient envahis le paysage agricole du pays depuis le moment où le pouvoir d’achat des Malagasy a chuté.

Dans le Velirano, il est indiqué que le régime s’attachera à augmenter la superficie rizicole du pays de 100.000 hectares afin de résorber l’importation annuelle de 500.000 tonnes de riz tout en sachant les rôles et place du riz dans l’histoire et coutumes et civilisation du peuplement du pays, et là maintenant on conseille au malagasy de consommer du mais ! Est-ce là le changement tant clamé urbi et orbi ?

Il en est de même des zébus, qui occupent une place prépondérante dans la vie et pratiques paysannes, les mœurs et coutumes, et là on n’hésite pas à conseiller le malagasy de changer ses habitudes de consommation, il est bien légitime de se poser la question si les dirigeants politiques savent ce que c’est vraiment un Malagasy…

Bref, je ne cesse jamais de répéter que le développement du pays doit passer par le développement du monde rural, le développement des pratiques paysannes avec les paysans et pour les paysans, et de prioriser la modernisation progressive de l’agriculture familiale, et l’amélioration de la chaîne de valeur dans la production agricole.

Il est impératif de garder une vigilance absolue dans l’approche en vue de la promotion de l’amélioration de la production agricole du pays en veillant à :
-  Ce que le concept d’agro-business ne soit pas un prétexte pour l’accaparement des terres d’une part, et à ce qu’il trouve une intégration avec l’agriculture familiale et la préservation des ressources en eau
-  Prohiber l’introduction des organismes génétiquement modifiés dans le pays et à la préservation des races et variétés locales adaptés au contexte pédo-climatique du pays
-  Entamer un vrai processus de réforme agraire en fonction des priorités en conformité avec la politique agricole et la nécessité de progrès humain vers l’autosuffisance alimentaire et la sécurisation des revenus ruraux

Et oui, l’ombre du coton de Tuléar plane encore quelque part…

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS