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Economie

Développement rural

« Vous n’êtes pas là pour me faire plaisir »

vendredi 23 novembre 2007 | Volana R.

« Tout est faux ! » En fait, le président de la République, lors de la journée du développement rural, dans le cadre du Dialogue présidentiel, a fustigé les paysans dans leurs demi-mensonges, dans le but de réclamer plus d’appuis de la part du gouvernement. » Les dahalo, voleurs de bétails ou de cultures, ne sont pas si loin que vous le prétendez. Ils sont parmi vous. De même, essayez d’aligner vos desiderata avec ceux de toute la population rurale parmi laquelle vous vivez ».

Fausses représentativités ?

Divisés en sept groupes, les acteurs de tous bords du développement rural, se sont penché sur cinq thèmes : l’accès au foncier, le financement rural, la Révolution verte durable, l’agribusiness et le rôle de l’Etat dans le développement de l’Agriculture. Le président de la République a tenu à assister à tous les débats. Alors que les agriculteurs ont été invités à s’exprimer, ils ont tous admis qu’ils veulent bien doubler, voire tripler la production d’ici deux à trois ans et que c’est leur aspiration profonde, leur rêve. Mais il faut compter aussi avec la volonté du gouvernement de leur fournir les moyens nécessaires (engrais, terres plus vastes, semences, technique de culture, matériels performants). Ce à quoi, le chef de l’Etat a répliqué : « Soyez francs. Il vous manque l’autodiscipline et une certaine discipline entre vous. Faites également en sorte que le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, tienne ses engagements. Il est bien beau de s’exprimer et de dire que vous êtes à même de remplir vos engagements, mais avez-vous, entre vos mains, les capacités requises pour s’aventurer dans un développement qui vous est quelque peu difficile à exécuter ? »

Renaissance de la coopérative

En réalité, plusieurs facteurs bloquent encore l’avancement de la Révolution verte et de la compréhension d’être un agriculteur, opérateurs à part entière.La création de centres agricoles (pilotes) s’avère primordiale. Marc Ravalomanana a expliqué aux agriculteurs, au tableau comme un instituteur, la procédure du développement tel que le stipule l’Engagement 4 du document MAP. « Oubliez les associations. Rassemblez-vous en coopératives, le MAEP s’attellera à vous appuyer. Je suis prêt à soutenir le silo le plus performant ». Dans la même foulée, le président a insisté sur le concept « Un village, un produit ». « L’agribusiness n’en sera que facilité, et vous ne risqueriez pas de perdre vos productions souvent facilement périmées. Et enfin, l’agriculture de transformation naîtra aussi vite, si vous êtes prêts à délaisser vos habitudes ».

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- Une banque avant le mois de juin 2008

Les banques au pilori. Les agriculteurs ont expliqué que le financement rural constitue un handicap dans l’amélioration de leurs productions. « Certes, les banques ne nous font pas confiance, car nous ne pouvons respecter la date de remboursement. Mais elles doivent tout de même comprendre que le calendrier cultural ne suit pas le calendrier qu’ils nous imposent ». Les agriculteurs en sont pertinemment conscients, mais comme il leur est indispensable d’avoir un fonds, ils s’engagent dans l’espoir d’obtenir un décalage de remboursement.

Aussi, le président de la République a-t-il réitéré la création de la BMCD (Banque malgache pour la construction et le développement), d’ici le mois de juin 2008. À l’endroit des partenaires techniques et financiers, le chef de l’Etat a évoqué le renforcement des structures de microfinance, la modernisation des services du Domaine et l’accélération des procédures pour faciliter au plus vite l’accès des paysans au foncier.

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