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Editorial

Vœux pour 2013

mercredi 2 janvier 2013 | Jean-Pierre Domenichini

Noël et Nouvel An, période de fêtes. « Pour tous », nous dit-on. Abusivement ? Non, car chacun le fait à la mesure de ses moyens et de ses pensées.

Au fond, notre monde moderne n’a rien inventé. Il a modifié – ou « changé » avec ce mot à la mode – des traditions multimillénaires qui nous viennent et d’Europe et d’Asie.

Notre fête de la Nativité s’est installée au moment du solstice de décembre dans les fêtes du Soleil invaincu, Sol invictus disaient les Latins. Quand la durée du jour commençait à augmenter visiblement, elles se terminaient avec l’Epiphanie, dont nous avons fait la Journée des Rois.

Quant au Nouvel An, il s’inscrit dans la tradition de l’ancien Asaramanitra et des antiques fêtes agraires d’Extrême-Orient. Tonga ny Asaramanitra, disons-nous toujours pour nous en souvenir. Dans la Grande Ile, l’Asaramanitra fut longtemps fêté au moment de l’équinoxe de septembre, quand la chaleur renouvelait les forces de la vie. Il effaçait tous les effets que la mort avait établis sur la terre. Et l’on se félicitait d’avoir atteint cette nouvelle année et l’on se souhaitait de vivre de nombreuses années. Si l’on se disait Ho tratry ny arivo taona, l’on savait ne pas prendre ce compliment à la lettre. Les ancêtres qui nous ont légué la formule n’avaient rien des intégristes modernes.

Que peut-on se souhaiter de possible pour l’année 2013 ?

Que soient comblées toutes nos attentes inassouvies depuis trois ans. Que le Père Fouettard, qui accompagnait le bon Saint-Nicolas le soir du 6 décembre dans ma Lorraine natale, daigne venir ici fesser et fouetter tous ceux qui le méritent. Que notre argent public soit géré au mieux. Que nous puissions replanter des forêts de bois de rose. Que nous ayons enfin des élections. L’idéal serait que nous puissions élire une Présidente, car nous n’aurions plus à craindre de revoir sur la scène l’un ou l’autre de ces chevaux de retour affreusement mâles, incapables, tels de petits hongres, de gagner le moindre Grand Prix sur l’hippodrome de Mahamasina. Que nous soit enfin épargné le despotisme, sournois ou forcené, que Mirabeau définissait déjà comme « un brigandage criminel et contre lequel tous les hommes doivent se liguer. »

J’arrête là mon catalogue et vous laisse le soin de le compléter.

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