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Politique

Tiako I Madagascar

Vers l’annulation du congrès national

lundi 23 juillet 2007 | Eugène R.

L’annonce faite par le président de la République quant à la dissolution imminente de l’Assemblée nationale remet en cause la tenue du congrès national du TIM prévu le 25 juillet prochain et l’appel du premier ministre à la trêve politique durant les Jeux des îles.

Le congrès national du TIM prévu le 25 Août prochain risque d’être annulé si le président de la République maintient ce qu’il a annoncé, vendredi à Toliara, quant à la dissolution de l’Assemblée nationale. Une dissolution qui sera suivie de la tenue d’une élection législative anticipée qui devrait se tenir au début du mois de septembre pour que les nouveaux députés soient présents avant le début de la session budgétaire au mois d’octobre. Donc, maintenir la date du 25 septembre, c’est organiser un congrès national en pleine période de campagne électorale. Mais, ce congrès national du parti majoritaire n’est pas le seul à être bouleversé par la tenue de cette élection législative anticipée. Il y a aussi les 7ème Jeux des îles de l’Océan Indien. En effet, l’appel à la trêve politique lancé par le premier ministre Charles Rabemananjara à l’endroit des partis politiques connaîtra probablement un échec car les débats politiques portant sur cette élection législative anticipée qui risque d’être boycottée par l’opposition, une opposition qui ne cesse de revendiquer la révision de l’actuel code électoral avant toutes élections et qui n’attend que la sortie du décret y afférent pour s’enflammer. Tout ceci constitue des faits que ni le président de la République Marc Ravalomanana, ni son Premier ministre à la fois en charge du ministère de l’Intérieur, ni le numéro Un du parti (Razoarimihaja Solofonantenaina) au nom duquel il présentera ses candidats à cette consultation populaire, n’a consulté avant d’annoncer cette dissolution imminente de la Chambre Basse,

Pas de crise institutionnelle

En tout cas, le contexte dans lequel le chef de l’Etat a annoncé cette imminente dissolution de l’Assemblée nationale, continue à inquièter bon nombre d’observateurs. Le constitutionnaliste Jean Eric Rakotoarisoa a malheureusement souligné que le président de la République n’est pas tenu de donner la « cause détérminante » qui se trouve à l’origine de cette décision. « Le chef de l’Etat abuse de ses prérogatives. », a fait constater un analyste politique. Lui qui a expliqué que « normalement, cette décision purement politique ne devrait intervenir que s’il y a une crise institutionnelle. Or, ce n’est pas le cas actuellement à l’Assemblée nationale. Le TIM, un parti politique qui traverse en ce moment une période de crise interne, ne doit pas être pris comme une Institution dont on parle ici. Le TIM n’est pas l’Assemblée nationale. Donc, dissoudre l’Assemblée nationale à cause de cette crise au sein de la majorité TIM est une grave erreur. » Du côté des députés membres du CRTIM (Comité pour la Redynamisation du TIM), c’est aussi la consternation. Consternation, non pas parce qu’ils ne seraient plus candidats du TIM à cette élection législative anticipées, mais parce que c’est l’Assemblée nationale en tant qu’Institution qui est actuellement discréditée. « Au lieu de sanctionner uniquement les députés du CRTIM qui veulent redynamiser le parti (est-ce un péché ?), le président de la République va sanctionner tout le monde à l’Assemblée nationale. », déplore un député du CRTIM. « Moi personnellement, je suis prêt à être sanctionné par le parti », poursuit-il avant de préciser qu’il n’a jamais été question au sein du CRTIM de motion de censure ou de motion d’empêchement, mais uniquement de la redynamisation du parti.

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