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samedi 4 juillet 2020
Antananarivo | 23h13
 

Politique

Assemblée nationale

Une pléthore de questions d’actualité attend les membres du gouvernement

mardi 26 mai | Mandimbisoa R.

La très attendue séance des « Questions/Réponses » de l’Assemblée nationale avec le gouvernement aura lieu ce mardi 26 mai, conformément au nouvel ordre du jour adopté par les députés le 20 mai dernier. Elle se fera en séance plénière à partir de 10h du matin au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, le nouveau siège de fortune des parlementaires dans le cadre de cette crise sanitaire liée au coronavirus. Ce rendez-vous s’annonce ainsi électrique d’autant plus que la plupart des députés s’apprêteraient à poser des questions aussi variées que nombreuses liées à la vie de la nation, mais également à leur circonscription respective aux membres du gouvernement.

Actualité sanitaire oblige. Voilà pourquoi, des questions liées aux mesures sanitaires prises et à prendre, pourraient être très nombreuses à l’Assemblée nationale. Le gouvernement devrait évoquer, entre autres, de la ligne directrice de sa politique face à la propagation de cette maladie qui continue à faire de ravage dans plusieurs régions de Madagascar (Analamanga, Haute Matsiatra, Atsinanana, Alaotra Mangoro et dernièrement Anosy et Androy). D’autant plus que la population s’inquiète pour la plupart au vu de la célérité avec laquelle cette maladie se propage (220 cas confirmés et un mort ces 7 derniers jours).

Les questions relatives à l’économie sont également incontournables. Certes, le gouvernement a déjà prévenu sur les éventuelles difficultés économiques engendrées par cette crise sanitaire. Mais la vie ne s’arrête pas au coronavirus. Qu’en est-il de l’après-crise sanitaire, de la relance économique, des mesures à prendre pour pouvoir redresser l’économie ? Les entrepreneurs issus des secteurs privés, les industriels et les opérateurs touristiques ont déjà interpellé l’exécutif sur la précarité de leur situation et sur l’avenir incertain des milliers voire des millions d’employés. Les députés, en tant que représentants du peuple dignes de ce nom, pourraient en faire autant.

Les questions sur la transparence dans la gestion des aides, extérieures, reçues par Madagascar dans le cadre de cette lutte contre le coronavirus ne sont pas à exclure. Le 15 avril dernier, le Grand Argentier malgache, Richard Randriamandranto, avait indiqué que le pays bénéficie d’une aide de plus de 410 millions de dollars. Plus d’un mois plus tard, que sont devenues ces aides ? Les députés de l’opposition pourraient notamment charger le Premier ministre, Christian Ntsay et le ministre de l’Économie et des Finances sur cette question.

Des questions d’ordre social lié à la lutte contre le coronavirus (Vatsy Tsinjo, Tosika Fameno…), à la tenue des examens officiels et à l’organisation de l’enseignement à Madagascar sont également très attendues. D’autant plus que les critiques sont nombreuses concernant les organisations dans le cadre de distribution des vivres et des allocations aux couches les plus défavorisées dans le cadre de la crise du Covid-19. Autant d’incompréhension règne également dans le milieu éducatif à cause de la tergiversation des ministères de tutelle à se prononcer sur la date des examens et le sort de l’année scolaire en cours.

De nombreux députés confirment par ailleurs leur souhait de poser des questions sur les mesures prises en matière de sécurité dans le pays. C’est le cas notamment de l’élu de Belo sur Tsiribihina qui s’inquiète davantage de la situation sécuritaire dans son district et de la poursuite des mesures annoncées pour faire face à l’insécurité grandissante dans le pays.

La recrudescence des insécurités aussi bien dans les zones les plus enclavées qu’en milieu urbain en dit long. D’autant plus que le domaine de la défense nationale et la sécurité publique faisaient entre parties des priorités du régime actuel. Mais reste à savoir si ces priorités d’antan sont encore d’actualité avec la situation qui prévaut actuellement dans le pays.

19 commentaires

Vos commentaires

  • 26 mai à 10:22 | Behantra (#9165)

    Dommage que cette ’séance plénière’’ ne soit pas diffusée par les télévisions malagasy !!!

  • 26 mai à 10:43 | kartell (#8302)

    Les lampions de la fête sont à ranger dans les tiroirs des souvenirs, aujourd’hui, l’actualité a pris une autre ampleur, plus virulente qu’inquiétante...
    Visiblement, le pouvoir avait pris grand soin de prioriser son actualité en grand décalage avjec celle du citoyen lambda qui comme à son habitude est obligé de se contenter des miettes, et encore, s’il en reste !...
    À scruter notre actualité, on a le vertige tant les sujets à évoquer sont innombrables et variés qui attendent non pas une solution, ne soyons pas prétentieux, mais un simple début de sortie du tunnel ...
    Ce qui pèche, c’est un manque flagrant de moyens tant financiers qu’humains paradoxalement où les aides ne cessent d’être annoncées à grand renfort médiatique et avec un chômage qui prend une courbe ascensionnelle fulgurante....
    Dans une telle conjoncture, la constitution d’un gouvernement d’une unité nationale eût la meilleure formule sauf que les conditions ne sont pas requises et que tout porte à croire que nous irons à son opposé où pouvoir autoritaire et culte de la personnalité seront la seule échappatoire envisagée au menu unique ...
    Autant dire que nous sommes loin de sortir de l’auberge surtout avec un pouvoir qui a fait de l’événementiel sa spécialité alors que viennent sur le tapis les questions d’insécurité, de chômage, de tourisme en stand-by, sans oublier la famine au sud .
    Bref, la barque est tellement chargée qu’on peut se demander ce qui pourrait sortir de cette séance surréaliste d’autant que la messe est dite avant d’avoir débuté !...
    L’impression qui prédomine est que nous allons assister à une habillage de la démocratie alors que toutes les consignes émaneront du palais avec des parlementaires réduits aux rôles de petits télégraphistes dociles et obéissants...
    La comédie du pouvoir est en passe de prendre de l’épaisseur tandis que le citoyen, simple spectateur assistera au spectacle en demandant un peu tard d’être remboursé !...

    • 26 mai à 12:22 | Behantra (#9165) répond à kartell

      Humains !!???

      Le directeur général , sieur Augustin , toujours payer à ne rien foutre ??

      Et ces fameux gouverneurs ??

      En fait , Kartell , Madagasikara est un pays très riche ...

  • 26 mai à 11:21 | vatomena (#8391)

    Qui a pillé le plus Madagascar ? Le colon laboureur ou le député malgache avec son président ?
    La nouvelle ressource du pays étant de piller ,de dilapider l’aide internationale.Le vieil enseignement était autrefois le ’tout travail mérite salaire ’’. Mais c’est aujourd’hui un devoir oublié ,perdu . Maintenant ,il suffit de demander, de quémander aupres des travailleurs étrangers.,du monde entier .On le peut .Nous sommes indépendants ,souverains.Autrefois ,seule la France nous avait pris en charge. Les dollars arrivent de partout.maintenant..

    • 26 mai à 13:40 | Besorongola (#10635) répond à vatomena

      Des authentiques méfaits de la colonisation
      par Jean-Pierre Brun 19 mars 2018 Tribune.

      En ces temps troublés où la repentance est érigée au rang de vertu par les uns, de thérapie par les autres, il est bon d’en rechercher les origines. Ce que l’on appela longtemps l’Afrique noire française constitue le champ d’investigation le mieux adapté à cette analyse.

      « Les colonies françaises »
      Illustration de la couverture d’un cahier scolaire par G. Dascher, vers 1900. © J.-L. Charmet.
      Se chargeant du « fardeau de l’homme blanc » de Kipling, emboîtant le pas de Ferry (Jules, pas Luc) pour mieux « faire reculer les antiques puissances de l’ignorance, de la superstition, de la peur, de l’oppression de l’homme par l’homme », le colonisateur a imposé son imperium sur des territoires privés de toute réalité étatique, taillant sa route au milieu d’ethnies morcelées, le plus souvent repliées sur elles-mêmes. Jusqu’alors celles-ci défendaient un pré carré, limité et quelque peu fluctuant, face aux intrusions de voisins plus belliqueux.
      Un contentieux quelconque pouvait aussi déclencher un conflit très localisé. Les villages devaient aussi faire face aux entreprises ravageuses de bandes pillardes, sinon s’enfuir à leur approche pour se terrer en des lieux de sûreté. Parfois un chef plus ambitieux se lançait dans des opérations de conquête pour créer un ensemble territorial plus important mais toujours éphémère, qualifié de royaume, selon des critères de comparaison audacieux car éminemment européens.
      Bref, à son arrivée, le colonisateur, devant le vide politique et administratif qui béait devant lui, se crut obligé de le combler suivant bien évidemment un modèle occidental. Selon des contingences logistiques ou de politique internationale, sans réel souci des réalités ethnographiques, on traça donc des frontières, les plus rectilignes possible, en coupant à travers des ensembles humains et linguistiques.
      Et c’est ainsi que la colonisation française se développa dans des entités pour le moins artificielles comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Soudan français, le Gabon, etc.
      La dure réalité se dévoila dans toute sa complexité lors d’une décolonisation à marche forcée sinon bâclée selon le qualificatif utilisé en privé par le général de Gaulle lui-même, ou par le président Houphouët Boigny à qui cette promotion pour le moins inattendue, fut infligée, au mieux comme une cuillérée d’huile de foie de morue, au pire comme un lavement. Il fallait refiler, illico presto, une indépendance d’état souverain à ces entités strictement administratives qui n’en avaient jamais eu. On notera d’ailleurs que les hommes politiques raisonnables qui en étaient issus ne souhaitaient rien d’autre que fût donné du temps au temps, pour favoriser à terme une indépendance viable, digne de ce nom.
      Pour la plupart, ces anciennes colonies furent alors livrées à des coteries ethniques, claniques, ou familiales qui s’employèrent gaillardement à s’enrichir au détriment des populations, en gaspillant les ressources du pays dans des dépenses aussi somptuaires qu’improductives. Elles ne manquèrent toutefois pas de prendre la précaution de faire assurer leur sécurité, et surtout leurs arrières, par l’ancien colonisateur (Ah, la Françafrique) ou par une république populaire « sœur » (les Guinéens ne remercieront jamais assez le bienveillant Sékou Touré pour les bienfaits dont il les a couverts au nom d’un socialisme à l’africaine).
      Dès lors plus rien ne s’opposait à l’enclenchement de la centrifugeuse infernale qui allait éjecter les populations hors leurs frontières, vers l’ancien colonisateur de préférence.
      Les élites intellectuelles, les vraies, écœurées par les pratiques de la classe dominante (prévarication, concussion, népotisme, malversations diverses et variées…), ne pensèrent plus qu’à fuir vers des contrées plus « civilisées » (c’est le mot qu’utilisa à Dakar en 2005, un étudiant sénégalais qui me confiait son projet de gagner au plus tôt la France ou les USA).
      Les autres décolonisés « lambda » auxquels on avait promis une vie meilleure ne tardèrent pas à faire leur la formule : « Une vie meilleure, oui mais ailleurs ». Au Nord, toute !
      Vous connaissez la suite puisque vous la vivez désormais au quotidien.
      Et c’est là que nous devons nous livrer sans retenue à la repentance en disant un acte de contrition collective : « Mon Dieu, nous regrettons amèrement notre œuvre de colonisation… eu égard à tous les méfaits nés de la décolonisation. Amen. »

    • 26 mai à 17:16 | vatomena (#8391) répond à vatomena

      Besorongola___Le roi Glegle n’est pas encore colonisé .Il gouverne comme le faisait son père

      ""LE ROI GLEGLE

      ….D’un air narquois ,sa majesté offre du champagne à ses hotes blancs tandis que des femmes dansent un pas de caractère au bruit du TamTam et miment avec expression une scène naivement naturaliste .

      L’entracte est court. Chacun reprend sa place ,fait silence ,tourne la tete vers la partie Ouest des batiments et tend le cou pour mieux voir .Le Roi se lève . Aussitot on voit s’avancer une longue théorie de gens qui , deux par deux, portant à la manière indigène (c’est-à-dire :sur leur tete)des hommes étendus et liés sur des planches. Ils déposent leurs fardeaux devant l’estrade , détachent leurs victimes expiatoires et les font ranger face au roi tremblant de tous leurs membres .Les infortunés poussent des gémissements ,demandent grace et jettent sur les Blancs des regards désespérés .

      Les préliminaires sont terminés .Gléglé prend alors la parole et s’adresse aux victimes ; »Vous allez ,leur dit il , rejoindre mes pères dans le royaume des trépassés . Saluez les de ma part . Dites leur que je conserve leur mémoire ,que j’observe leurs traditions ,et que c’est afin de les honorer que je vous ai envoyé aupres d’eux . Ajoutez que mon royaume est heureux et prospère ,que ma puissance sur cette terre est sans borne et que mes ennemis tremblent devant moi i .Maintenant que vous avez entendu mes paroles ,Partez ! ‘’

      Ce discours singulier équivaut à l’arret de mort sans appel ni sursis .Le bon peuple fidèle y répond par une ovation frénétique . Quant aux infortunés prisonniers convaincus que tous leurs fétiches les ont abandonnés ils demeurent cois et semblent résignés à remplir dans l’autre monde la mission de confiance dont vient de les gratifier leur impitoyable maitre .

      Le Migan (le bourreau ), personnage dont la situation équivaut à peu pres à celui de Président de conseil des ministres, s’apprete à rendre les devoirs de sa charge en réglant le défilé des victimes vers le bassin de cuivre. Chacun des condamnés s’avance et se met à genoux , baisse la tete et offre sa nuque découverte . Presque toujours la décapitation a lieu d’un seul coup appliqué au bon endroit . L’exercice criminel continu de leur art a donné aux employés du Migan une réelle maitrise . Ils ont énormément de prestige et tiennent à ne point la compromettre.

      Une odeur fade s’exhale de ce lieu de carnage et se répand dans l’atmosphère . Les Noirs l’aspirent avec volupté et peu à peu les enivre .Envahis par le délire sacré , les féticheurs commencent à grimacer d’horrible façon . Ils agitent leur sonnette et poussent des cris rauques . Un tapage infernal se déchaine . L’ardeur des massacreurs redouble ,couverts de sang , l’écume aux lèvres , ils frappent avec rage et font voler les tetes . Malheur en ce moment ,aux européens qui ,par un geste ,par un mot ,eussent essayé de protester contre la bestiale cruauté de ces sauvages affolés.

      Toutes les fois que le bassin de cuivre déborde de sang , on va répandre son contenu sur le sol de la case à fétiches consacrée aux ancetres puis on recommence à la remplir . La fete se termine par une large distribution de tafia et par un TamTam monstre qui dure tant que les gongomiers peuvent faire résonner leur TamTam instruments ,tant que les danseurs ont la force de gambader et de chanter en mineur et d’une voix gutturale des mélopées trainantes aux intonations bizarres .

      Lorsqu’on ne peut plus crier ni sauter ,on boit jusqu’à l’inconscience totale et les ivrognes s’endorment à coté des morts décapités ,immobiles comme eux .Telles étaient ,il y a quelques années , les grandes fetes publiques appelées Coutumes où l’on déployait tout le luxe possible et auxquels on convoquait le ban et l’arrière ban du royaume ’’

  • 26 mai à 12:19 | Besorongola (#10635)

    A TOAMASINA RAJOELINA LIMOGE SANS EXPLICATION ALORS QUE CE QUI VEUT DEMISSIONNER IL L’OBLIGE A RESTER .
    Source 24/24.mg
    PATRIMOINE - Démission refusée du Pr Rafolo Andrianaivoarivony du Comité scientifique pour la réhabilitation du Rova d’Antananarivo
    Antananarivo, 26 Mai, 6h25 - La présidence de la République annonce que "le Professeur Rafolo Andrianaivoarivony demeure membre du Comité scientifique" pour la réhabilitation du Rova d’Antananarivo. Reçu par Andry Rajoelina pour un entretien de 2h à Ambohitsorohitra, l’ancien représentant de Madagascar au sein du Comité du patrimoine mondial s’est vu refuser sa démission du Comité scientifique, rapportée par le journal "Le Monde" lundi après-midi.
    Lors de son entretien avec le journal français, le Professeur Rafolo Andrianaivoarivony regrette que les autorités aient "fait endosser aux scientifiques une décision politique relevant de la prérogative régalienne". Il précise que "le dossier du Colisée [Kianja Masoandro] n’a pas été soumis aux scientifiques".
    Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture, avait martelé que « le président de la République n’aurait jamais fait bouger même une seule brique au sein du Rova sans l’aval du Comité scientifique et de la cellule technique », vendredi devant le Palais de Manjakamiadana.

    • 26 mai à 12:24 | Besorongola (#10635) répond à Besorongola

      La question sur la réhabilitation du Rova ne figure pas sur la liste . Est-ce réellement un problème social sur place ou juste une affaire des Andriana nostalgiques du temps révolu ?

    • 26 mai à 12:30 | Behantra (#9165) répond à Besorongola

      Mais Besorongola

      Lalatiana c’est ’la guignole ’ de la ’cour’ de bôka

    • 26 mai à 13:45 | Tsisdinika (#3548) répond à Besorongola

      Tous les scientifiques fonctionnaires sont priés de rentrer dans les rangs. L’ Académie de médicine en sait quelque chose.

      Le "comité scientifique" pour la reconstruction du Rova a été noyauté par le régime avec 10 représentants sur 20 nommés par le ministère de la culture (pas de l’artémisia, du folklore) et la présidence. Les 10 universitaires et experts restants ont, paraît-il, préféré se taire. Et comme j’ai dit hier, Francis Turbo y représente le ministère. C’est pourquoi il a pu affirmer que le comité a validé ce projet. On peut dire que justice est enfin fait pour la ville de Tana. En effet, les autres villes ont été rebaptisées : Miami, Paris, etc. Maintenant, Tana est devenue Rome.

    • 26 mai à 13:53 | Vohitra (#7654) répond à Besorongola

      Le Rova d’Antananarivo avait été le siège de la Monarchie Merina d’antan. Et qui dit Monarchie, c’est indiscutable, on parle des « Andriana », des Nobles Merina de l’histoire politique du Royaume de la haute terre centrale de l’Imerina.

      « Quand le Roi Andrianjaka a créé sa capitale en 1610, c’est en effet à cet endroit précis qu’il a procédé à tous les rites. Tous les éléments ont été retrouvés à leur place exacte : la pierre levée, véritable symbole phallique par lequel le souverain épouse sa terre, les ossements du zébu « omby volavita » du sacrifice, un amas de morceaux de quartz « vato velona », des tessons de poterie, ainsi que deux pièces d’argent en signe de sacralité. »

      « Les fouilles ont réservé d’autres surprises, celle par exemple qui a permis de savoir que le Manjakamiadana de Ranavalona I, réalisé en bois par Jean Laborde, avait un élément qui n’était point de ce matériau-là : son « vato fehizoro », ou première pierre, retrouvée sous le palais, enfouie à l’angle Nord Est près de l’emplacement du vrai pilier Ivolamahitsy, une pierre datée dont l’authenticité ne fait aucun doute, accompagnée d’un « vola tsivaky », comme l’exige les coutumes Merina »

      « Lors des fouilles de sauvetage effectuées dans le cadre du nettoyage du site après l’incendie criminelle de 1995, et sous l’emplacement de Mahitsielefanjaka d’Andrianampoinimerina, les archéologues, en creusant avaient repéré des rites de construction inconnus jusqu’alors : il s’agissait de l’enfouissement de jarres en terre cuite, et contenant symboliquement une pièce de « vola tsy vaky »…et le « vola tsy vaky » dans les coutumes Merina, est une marque de respect et un tribut rendus à la sacralité des lieux.

      Où je veux en venir en somme ?

      Le Rova d’Antananarivo renferme et conserve une grande partie de l’évolution historique des Andriana Merina, de ses coutumes et traditions ancestrales. Et cette citadelle n’a pas encore fini de révéler ses mystères et richesses, et la science reste l’outil qui permettra de faire les révélations dans le futur, et l’archéologie est une science…différente de la prophétie d’une dame brésilienne…

      Et la construction de ce colisée est sans aucun doute est non seulement une tentative avérée de désacralisation du lieu, mais aussi et surtout, un blocage et destruction des futures activités archéologues qui devront encore être menées sur le site, pour assurer la continuité des révélations scientifiques dans le futur.

      Lors de la construction de « Tranovola » en 1818, Radama I avait fait appel à la connaissance des Nobles du nom d’Andrianaivoramahazo et Andrianavalontsimahadiso…dans le pur respect de la tradition d’antan…et pus tard, Jean Laborde avait été aidé par Rainintsontsoraka, Andriamparany, Ifaralahimandafatra, et Isoamanana lors de la construction du palais en bois de Ranavalona I en 1839.

      Bref, comment ne pas comprendre les raisons de cette démission du Professeur Andrianaivoarivony Rafolo, archéologue de son état doublé d’une qualité d’anthropologue, face à de tel acte avéré d’agression à la culture et tradition du peuple Merina entrepris par un régime politique en quête de notoriété ?

      Les divagations d’un Turbo comique, les élucubrations d’une révolutionnaire aguerrie dans les luttes de subversion politique dans les rues et au micro, la propension à la promotion d’un culte de la personnalité d’un calife, ne justifient jamais, au grand jamais, cette agression à la culture et tradition d’un peuple au cœur du lieu de conservation de ses coutumes ancestrales…

      Bref, cette citadelle, c’est « une histoire, une identité, un futur »…

    • 26 mai à 14:52 | vatomena (#8391) répond à Besorongola

      Besonrongolo ---Merci pour la lecture du document que vous avez mis en post. Il va à l’encontre de ce qui est admis couramment et diffusé par tous les média.
      Malheur à celui qui oserait dire que la défunte colonisation aurait apporté quelques bienfaits à L ’Afrique telle qu’elle souffrait au début du 19 ème siècle..
      Il est curieux de constater que dans une France qui perd sa culture chrétienne Une valeur a survécu entre toutes : : celle de la repentance.. Au sujet de la colonisation et de l’esclavage on entend chez les laics de France , chez tous les progressistes un concert de pleurnicheries et de contrition.C’est à qui battra sa coulpe le plus fort.
      Alors que dans tout le monde occidental au 22 mai de l’année on se souvient de tous ces esclaves vendus par les roitelets africains aux trafiquants de la traite atlantique,L’Afrique ,elle ne veut pas se souvenir.Elle se veut oublieuse. En Afrique seuls deux pays ont inscrit dans leur calendrier une date commémorative : dans leur législation : le 23 Janvier pour la Tunisie et le 27 Avril pour l’autre.
      A Bordeaux ,à Nantes,à Paris , à Saint Paul de la Réunion on se souvient avec des monuments ,des galeries d’exposition , des défiles ,des conférences mais rien de tel à Madagascar. L’oubli.....

    • 26 mai à 17:15 | Isandra (#7070) répond à Besorongola

      Besorongola,

      Cela veut dire, parole contre parole, chacun croit en fonction de son orientation.

      Quant à nous, nous croyons notre Francis national, en plus, taigna samy taigna.

      Pour Vohitra,

      Depuis Rasoherina, c’est Rova n’était plus centre du pouvoir, il était transféré à Andafiavaratra où toutes les décisions se décidaient et se validaient même les petites y comprise la réhabilitation et la modernisation, ainsi que tous les rajouts du Rova. Celui-ci n’était plus qu’un endroit de simple symbole où habitaient les deuxièmes femmes marionnettes du locataire d’Andafiavaratra.

  • 26 mai à 16:30 | Behantra (#9165)

    Est ce que quelqu’un peut nous dire qui sont les députés qui ont pris la parole à Ivato ?

    • 26 mai à 17:19 | vatomena (#8391) répond à Behantra

      Merci aussi Vohitra !

  • 26 mai à 16:43 | Behantra (#9165)

    Vohitra

    Je vous remercie

    J’ai fait quelques copies de votre post , pour moi et mes enfants

    Merci

  • 26 mai à 18:53 | Tsisdinika (#3548)

    ROVA D’ANTANANARIVO ET COLISÉE
    COMMUNIQUÉ DES AMIS DU PATRIMOINE DE MADAGASCAR (APM)

    Face aux différentes réactions suscitées par les travaux de restauration du Rova d’Antananarivo, incendié le 6 novembre 1995, et devant la vivacité de certains échanges observée sur les réseaux sociaux, l’association des Amis du Patrimoine de Madagascar ou Aron’ny harem-bako-Pirenena Malagasy (APM) tient à exprimer son sentiment, une nouvelle fois, en tant qu’acteur de la société civile qui milite, de surcroît, en faveur de la valorisation, la conservation, la promotion et la sauvegarde du patrimoine national.
    Nous avons salué pour son intention louable l’annonce de ce projet de restauration du Rova, composé d’un ensemble de palais et d’édifices royaux sur la plus haute colline d’Antananarivo, dont le Palais de la Reine - ou Manjakamiadana - est l’un des joyaux. Mais nous étions aussi parmi les premiers à alerter l’opinion et à interpeller les pouvoirs publics quant à la nécessité de respecter les règles appropriées s’agissant de la gestion d’un patrimoine commun que nous léguons, comme l’avaient fait nos aînés, aux générations actuelles et futures (cf. notre communiqué « Palais de Manjakamiadana et Rova d’Antananarivo » du 9 mars 2020). L’association des Amis du Patrimoine de Madagascar avait demandé notamment que l’identité visuelle et la sacralité du Rova d’Antananarivo soient respectées et que de nouveaux éléments visuels ne soient pas introduits, eu égard à sa symbolique au niveau de la souveraineté nationale et l’attachement de la population malagasy dans sa grande majorité.
    Quelle ne fut pas notre stupéfaction lors de la conférence de presse tenue par le Ministère de la Communication et de la Culture, sur les lieux mêmes, le 22 mai 2020, devant l’état d’avancement des travaux et tout particulièrement l’aspect visuel d’une nouvelle construction architecturale : un colisée, ou une arène, selon les différentes appellations choisies par les initiateurs et responsables du projet ; en tous les cas, un amphithéâtre en plein air de 700 m2, et en béton, de 400 places, dénommé « KianjaMasoandro ». Il apparait de façon évidente que, outre son incongruité, cette structure n’a rien à voir avec l’architecture initiale du site, ni avec l’Histoire de Madagascar, encore moins avec sa culture. Autantd’éléments dont le designde l’édifice et sa conception auraient gagné à s’inspirer, mais en choisissant un autre lieu dédié à la valorisation du patrimoine national.
    Sur un autre point, concernant l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’il est vrai que la proposition concerne avant tout la Haute Ville, les Amis du Patrimoine de Madagascar tiennent néanmoins à souligner le fait que le Rova d’Antananarivo constitue l’élément central et prépondérant de cette dernière. Ainsi, les travaux et transformations entrepris sont susceptibles de peser sur l’issue du dossier qui a été présenté par l’État malagasy en 2016 ; alors que la Haute Ville d’Antananarivo est considérée comme un ensemble architectural culturel urbain d’une qualité exceptionnelle qui n’a pas d’équivalent en Afrique subsaharienne !
    Nous regrettons par ailleurs que ce genre de transformations significatives n’ait pas bénéficié d’une consultation préalable, élargie et ciblée, ne serait-ce qu’au niveau d’une association telle que la nôtre. L’association des Amis du Patrimoine de Madagascar est issue de la société civile et s’investit dans sa noble mission de sensibilisation et de sauvegarde depuis 1990. Son statut lui a valu d’être accréditée par l’UNESCO en matière de patrimoine culturel immatériel. Nul besoin de préciser, pour répondre aux nombreuses questions qui nous ont été adressées à ce sujet, que l’association des Amis du Patrimoine de Madagascar n’a pas de représentant au sein du Comité scientifique chargé de la validation des travaux relatifs à cet ouvrage et plus spécifiquement à cette arène.
    Enfin, nous n’aurons de cesse de demander instamment aux pouvoirs publics de mettre en œuvre toutes mesures utiles en faveur de la sauvegarde de la Ville Haute historique, de son authenticité et son intégrité, pour ne citer, à titre d’exemple, que le respect d’une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) et celui des lois d’urbanisme et de construction. Sans oublier la préservation des bâtiments architecturaux de la capitale à caractère patrimonial et/ou historique, qu’ils soient publics ou privés, et dont plusieurs sont en péril.

    Antananarivo le 26 mai 2020

    Désiré RAZAFINDRAZAKA
    Président des Amis du Patrimoine de Madagascar (APM)
    Membre titulaire de l’Académie Malgache
    Commandeur des Arts, des Lettres et de la Culture

  • 26 mai à 21:02 | Besorongola (#10635)

    @Vatomena.
    Vous avez raison de nous montrer sur votre article l’état de l’Afrique avant la colonisation... En tant que chrétien et en même temps originaire d’un pays anciennement colonisé , j’avoue que c’est un exercice difficile de trancher en faveur ou contre la colonisation .
    La question c’est de savoir si la colonisation est un des moyens pour évangéliser ou non car il est écrit :"« Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1.8). Jésus et ses disciples étaient à Jérusalem lorsqu’il a prononcé ces paroles. Jésus voulait qu’ils commencent à témoigner de sa vie, de sa mort partout dans le monde mais il n’a pas donner la manière et les moyens . Ce qui est sûr c’est que tout le reste du monde était encore idolâtre et beaucoup croyaient à des dieux faits de mains d’homme et versés dans le paganisme. Le cas que vous citiez dans votre article montre l’obscurantisme régnante surtout en Afrique …
    Nous savons tous que les colons étaient précédés de religieux avant de venir envahir un pays . Peut-être les missionnaires chrétiens agissaient réellement et sincèrement selon le commandement de Jésus Christ mais les mercantilistes trouvent un bon moyen pour s’enrichir et piller un pays .
    Le plan de Dieu est insondable !

    • 26 mai à 21:22 | vatomena (#8391) répond à Besorongola

      Le texte de référence ayant été perdu je le poste à nouveau
      ""LE ROI GLEGLE

      ….D’un air narquois ,sa majesté offre du champagne à ses hotes blancs tandis que des femmes dansent un pas de caractère au bruit du TamTam et miment avec expression une scène naivement naturaliste .

      L’entracte est court. Chacun reprend sa place ,fait silence ,tourne la tete vers la partie Ouest des batiments et tend le cou pour mieux voir .Le Roi se lève . Aussitot on voit s’avancer une longue théorie de gens qui , deux par deux, portant à la manière indigène (c’est-à-dire :sur leur tete)des hommes étendus et liés sur des planches. Ils déposent leurs fardeaux devant l’estrade , détachent leurs victimes expiatoires et les font ranger face au roi tremblant de tous leurs membres .Les infortunés poussent des gémissements ,demandent grace et jettent sur les Blancs des regards désespérés .

      Les préliminaires sont terminés .Gléglé prend alors la parole et s’adresse aux victimes ; »Vous allez ,leur dit il , rejoindre mes pères dans le royaume des trépassés . Saluez les de ma part . Dites leur que je conserve leur mémoire ,que j’observe leurs traditions ,et que c’est afin de les honorer que je vous ai envoyé aupres d’eux . Ajoutez que mon royaume est heureux et prospère ,que ma puissance sur cette terre est sans borne et que mes ennemis tremblent devant moi i .Maintenant que vous avez entendu mes paroles ,Partez ! ‘’

      Ce discours singulier équivaut à l’arret de mort sans appel ni sursis .Le bon peuple fidèle y répond par une ovation frénétique . Quant aux infortunés prisonniers convaincus que tous leurs fétiches les ont abandonnés ils demeurent cois et semblent résignés à remplir dans l’autre monde la mission de confiance dont vient de les gratifier leur impitoyable maitre .

      Le Migan (le bourreau ), personnage dont la situation équivaut à peu pres à celui de Président de conseil des ministres, s’apprete à rendre les devoirs de sa charge en réglant le défilé des victimes vers le bassin de cuivre. Chacun des condamnés s’avance et se met à genoux , baisse la tete et offre sa nuque découverte . Presque toujours la décapitation a lieu d’un seul coup appliqué au bon endroit . L’exercice criminel continu de leur art a donné aux employés du Migan une réelle maitrise . Ils ont énormément de prestige et tiennent à ne point la compromettre.

      Une odeur fade s’exhale de ce lieu de carnage et se répand dans l’atmosphère . Les Noirs l’aspirent avec volupté et peu à peu les enivre .Envahis par le délire sacré , les féticheurs commencent à grimacer d’horrible façon . Ils agitent leur sonnette et poussent des cris rauques . Un tapage infernal se déchaine . L’ardeur des massacreurs redouble ,couverts de sang , l’écume aux lèvres , ils frappent avec rage et font voler les tetes . Malheur en ce moment ,aux européens qui ,par un geste ,par un mot ,eussent essayé de protester contre la bestiale cruauté de ces sauvages affolés.

      Toutes les fois que le bassin de cuivre déborde de sang , on va répandre son contenu sur le sol de la case à fétiches consacrée aux ancetres puis on recommence à la remplir . La fete se termine par une large distribution de tafia et par un TamTam monstre qui dure tant que les gongomiers peuvent faire résonner leur TamTam instruments ,tant que les danseurs ont la force de gambader et de chanter en mineur et d’une voix gutturale des mélopées trainantes aux intonations bizarres .

      Lorsqu’on ne peut plus crier ni sauter ,on boit jusqu’à l’inconscience totale et les ivrognes s’endorment à coté des morts décapités ,immobiles comme eux .Telles étaient ,il y a quelques années , les grandes fetes publiques appelées Coutumes où l’on déployait tout le luxe possible et auxquels on convoquait le ban et l’arrière ban du royaume

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