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mercredi 22 mai 2019
Antananarivo | 04h55
 

Société

Insécurité

Une lutte diversement appréciée

samedi 2 mars | Fanambinantsoa

Peur sur la ville est peu dire aujourd’hui au vu des vécus des usagers de la route et des ruelles de beaucoup de quartiers de la capitale. En plein jour ou de nuit, au marché ou dans son quartier ou sur son chemin habituel, le piéton ou l’automobiliste ou le passager d’un taxi ou taxibe a peur. Il se méfie de tout ce qui l’entoure. Et puis il faut avouer qu’il n’y a pas que les citadins qui en souffrent et sont sous stress quotidien malgré le déploiement de stratégie policière de veille active ou de chasse aux malfaiteurs jusque dans les régions. Les brigands et ravisseurs continuent d’effectuer leurs besognes de jour comme de nuit sans souci quand bien même la police de visibilité et la police de proximité.

En tout cas, les forces de l’ordre ne ménagent aucun effort pour combattre l’insécurité et convaincre la population de leur volonté de rétablir l’ordre. Des personnes enlevées ont été libérées ; des fusils de guerre et d’autres armes à feu de diverses catégories sont saisis. Des dahalo sont tombés et d’autres sont remis à la justice. Mais d’autres grands bandits poursuivent leur razzia et font des actions de représailles contre des villageois qui auraient hébergé ou collaboré avec les forces de l’ordre et les enquêteurs.

A certains égards, à force de communiquer largement leurs succès, et les butins si l’on peut dire, les forces de l’ordre suscitent des interrogations et des inquiétudes dans la perception collective par rapport aux éléments en uniforme. Des gendarmes sont arrêtés pour être des auteurs ou des complices dans des attaques meurtrières à mains armées. Des militaires sont interpellés pour avoir sorti des fusils et des quantités de munitions de leur caserne. Et ce ne sont pas de simples soldats qui sont concernés mais des sous-officiers et des officiers supérieurs. Certains ont même occupé des postes au sein des institutions du gouvernement.

Si des citoyens sont en train de voir que les opérations de démantèlement des réseaux de grands bandits commencent à porter leurs fruits et ils sont optimistes ; la plupart au contraire sont de plus en plus pessimistes et s’enfoncent dans leur peur de tout et de rien -une peur qui est devenue maladive. Ces derniers en effet sont convaincus qu’il ne faut pas se fier aux apparences ni aux habits du moine car derrière donc ces éléments des forces de sécurité et forces de l’ordre se cacheraient un loup affamé. Ils seraient l’arbre qui cacherait une forêt. Evidemment c’est une perception déviante qu’on ne peut ignorer ni méconnaître car la confiance entre gouvernants/forces de l’ordre et la masse de la population a fortement été ébranlée ces dernières années. A charge donc pour ce régime et aux forces de l’ordre et de sécurité d’apprécier leur communication. Trop de communication tuent l’information car elle est alors diversement perçue.

5 commentaires

Vos commentaires

  • 2 mars à 11:38 | Vohitra (#7654)

    La source du mal ?

    L enrichissement illicite et sans cause de certains elus et dirigeants politiques.

    La convoitise mene toujours dans la plupart des cas a une forme demesuree de cupidite.

    Et l impunite constitue une motivation certaine a s y impliquer pour quelques uns.

    Et l hypocrisie legendaire des Malagasy ne facilite pas non plus les actions de lutte contre les formes de prevarications morales.

    Les loups devorent les faibles et les plus petits, et les faibles ont fini par se devorer entre eux pour survivre.

  • 2 mars à 12:08 | vazaha (#9399)

    Je suis d’accord. Trop de comm tue la comm en matière de gestion de la sécurité.

  • 2 mars à 12:43 | kartell (#8302)

    En faisant mine de terroriser l’insécurité, on se rend compte que cela ne va pas être aussi facile que de le dire d’autant que les réseaux à démanteler sont organisés en professionnels face à des forces de l’ordre peu familiarisées avec ces nouvelles tâches imposées par ce pouvoir...
    D’autant que la nature a horreur du vide et l’on peut s’attendre à ce que les futurs piégés soient remplacés par de nouveaux prétendants dans une société où l’insécurité n’est que la conséquence logique d’une corruption institutionnalisée...
    Il sera plus que difficile à ce pouvoir de finaliser une tâche aussi immense d’autant que le passé ne joue pas en sa faveur, voir à se demander ce qui se cache derrière cette chasse à courre téléguidée.
    On risque de constater que cette lutte reste orienter à des fins politiques pour des règlements de passifs anciens tout en préservant une clientèle proche du pouvoir escomptant bien bénéficier de l’impunité toujours liée au pouvoir en place....
    Pour l’instant, seuls les profiteurs du quinquennat d’hier ont été inquiétés par les premiers coups de trique d’un président revanchard....
    L’évidence impose que le ménage entrepris sera très partiel car le pouvoir ne pourrait engager une lutte tout azimut au risque de s’isoler en perdant l’appui précieux de l’élite de la capitale ayant soutenue sa candidature...
    Il devient clair qu’en procédant de la sorte, le pouvoir justicier va perdre de sa crédibilité car la société trop bien pensante ne comprendra pas que cette justice soit à géométrie subjective ...
    Aujourd’hui nous ne sommes qu’aux préliminaires d’une action de longue haleine pour ce chantier pharaonique voué à cause de son énormité à bien des difficultés, voir à une remise en cause de sa poursuite de départ pour cause d’essoufflements devant les dégâts que causerait cette chasse si elle devenait systématique ce que ne devrait pas être d’actualité aujourd’hui comme demain....

  • 2 mars à 14:24 | rayyol (#110)

    Ce n est pas le president qui poursuit c est sa politique que l on applique
    Quand j entend la phrase president revanchard Si le president ne fait rien il est pourri incompetent si il travaille alors il est revanchard
    Le president seul ne peut rien.
    Il n est qu un homme une équipe qui poursuit le meme but c est différend
    La preuve Hery Il était entoure de tout ce que le pays compte de pourri malfrat
    Pour lui c était franchement impossible de gouverner et en plus il était totalement incompetent car c est un rond de cuir pas un president
    Et il faudrait tout oublier
    Le mot impunité sa vous dit quelque chose ou si c est du chinois Il y a un debut
    Et voila Ou cela va nous conduire On n en sait rien Mais au moins sa bouge Vous croyez sans doute etre le seul pays ou règne l insécurité ou lon n ose pas sortir la nuit Détrompez vous

  • 4 mars à 10:13 | Ibalitakely (#9342)

    Ela ny ela ka hoe lasa nandeha nandry tany an-tsaha ny fokonolona iny Avaratra Ivato-Ambohidratrimo iny [Ambohidava, Tsarasaotra, Merimandroso, ...] fa nisy dahalo 40 (efapolo) lahy [1]* nanafika, folo andro teo ho eo izay, ny zandary 08 (valo) lahy rehefa naheno ny kiririoka & lakolosy dia mba nivoaka ihany fa rehefa nahita hoe be noho ny vitsy dia mbola voatery niantso miaramila teny @ toby Ivato izay adin’iray vao tonga, ny mpanao ratsy efa dila alavitra.
    [1]* Eto dia tsy misy manokana ny hevitro fa ireo 40 lahy ireo hono dia nanao akanjo volom-boasary & nisaron-doha lambaoany volom-boasary daholo !! Ny fantatro fotsiny dia izay tafiditry ny pôlitika dia lasa manahirana : tafika ; fivavahana ; fianarana ; fitsarana sns.

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