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dimanche 15 septembre 2019
Antananarivo | 16h35
 

Portrait

Michel Ratsivalaka

Une humaniste dévouée

lundi 29 décembre 2008
Michelle Ratsivalaka (a gauche).

L’adjointe au maire Michel Ratsivalaka, un des alliées du Maire Andry Rajoelina au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo. Une dame de confiance pour le maire, surtout durant les dernières crises qu’ont traversées Andry Rajoelina et son entreprise. Une femme d’une apparence fragile mais qui cache une personnalité forte et fidèle à ses paroles. Dans cette interview, elle commente l’une année passée au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA). L’interview.

Madagascar Tribune : Pourquoi avez-vous été choisie par le maire pour faire partie de son staff au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo ?

- Michel Ratsivalaka : « Tout le monde connaît les travaux que j’ai effectué dans tout Madagascar, lors que j’ai dirigé le Projet Secaline. Le maire a voulu que j’applique ce que j’ai fait dans le Projet Secaline pour la population de la CUA ».

Pourquoi avez-vous accepté l’offre ?

- « Parce que j’aime aider les gens. J’ai été éduquée par mes parents dans ce sens, pour aider les gens. Et mon mari m’a toujours dit de suivre cette voie ».

Est-ce que vous êtes satisfait de votre travail ici ?

- « Je travaille beaucoup ici, malgré qu’il y ait un grand manque en matière d’argent, contrairement à ce qui s’est passé dans le projet Secaline. Dans mon ancienne fonction, il y a eu un partenariat avec la Banque Mondiale. Et les crédits éligibles sont rapidement débloqués lorsqu’il y a des travaux à faire pour la population. Actuellement, au sein de la CUA, déjà il y a un manque d’argent, mais la lourdeur administrative aggrave aussi les choses. Il y a aussi les obstacles politiques qui dérangent mon travail. Mais dans tout cela, j’ai beaucoup de satisfaction lorsque j’atteins mes objectifs malgré les obstacles ».

Est-ce qu’il ne vous est jamais arrivée de penser à abandonner ?

- « Non, j’ai donné ma parole au maire et à la CUA, et je tiens toujours ma parole, quels que soient les obstacles. C’est ce que j’ai appris de mon mari qui est un officier général de l’armée ».

Michelle Ratsivalaka (à droite) avec le maire Andry Rajoelina.

Comment voyez-vous le dernier changement apporté par le Maire dans la composition de son staff ?

- « Cela m’a fait du bien. Maintenant, je me concentre uniquement sur les affaires sociales et je peux laisser aux autres les affaires sportives ».

Comment voyez-vous vos nouveaux collègues de travail au sein du staff du maire ?

- « Je ne regarde jamais la couleur politique des gens. Je ne regarde que leur personne. Et dans tout changement, il y a toujours une amélioration. Si le maire a décidé de travailler avec ces gens, c’est qu’il a ses raisons. Je souhaite seulement que les nouveaux venus s’intègrent au mode de travail de l’équipe ».

Vous avez été vues aux côtés du couple Andry Rajoelina durant les dernières crises que ces derniers ont traversées. Qu’avez-vous ressenti ?

- « Je n’étais pas la seule à avoir accompagné le maire durant ces crises, mais j’ai été photographiée avec le couple Andry Rajoelina. Je ne me serai jamais attendue à ces genres de crises. J’ai pensé que les travaux du maire et de son équipe allaient se dérouler sans obstacle au sein de la commune, mais hélas non. Nous passons notre temps à surmonter les obstacles au lieu de nous concentrer sur nos objectifs ».

Recueilli par Manjakahery Tsiresena


- Une tendre karatéka

L’adjointe au maire Michel Ratsivalaka a suivi une formation en économie politique aux Etats-Unis. Elle est aussi un auteur éditeur. Elle s’est mariée avec le Général Ratsivalaka et est mère de 5 fils. Elle a été Directeur de la Banque BFV avant d’être directeur du projet Secaline. Elle a déjà aussi occupé le siège de ministre de la Lutte contre la pauvreté et de l’habitation sociale sous le régime du professeur Zafy Albert, tout en étant directeur du projet Secaline. Dans son poste de Directeur du Projet Sécaline, elle a vu passer 7 Premiers ministres. Elle aime le sport, le Yoga. Elle est karatéka troisième dan, selon ses dires. Elle mélange bien le Yoga et sa religion catholique. « J’aime bien aider les gens », c’est-ce qu’elle répète toujours. Le code d’honneur, un terme qu’elle aime aussi utiliser pour expliquer la raison qui la pousse à rester au sein du staff du Maire, malgré les crises que traverse le Maire et ses entreprises. « Le fait d’être la femme d’un officier général de l’armée, vous pousse encore plus à avoir un code d’honneur, et à respecter ce code d’honneur ». C’est ce qu’elle martèle sans arrêt.

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