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Management

UNE DECISION POUR STIMULER L’INNOVATION

lundi 30 juin 2008 | Antso Rajaobelison

Actuellement, force est de constater que l’environnement dans lequel évolue une entreprise est en perpétuel développement. Ce dynamisme du marché l’oblige à toujours innover pour rester compétitive sur le marché. En effet, l’innovation est considérée comme l’un des éléments de pérennisation de l’entreprise car l’entreprise est comme un organisme vivant qui, pour survivre doit s’adapter à son environnement. Mais introduire un changement au sein d’une entreprise requiert la mise en place d’un long processus, à travers lequel le manager est sollicité à prendre des décisions. Décisions qui pourraient être décisives pour l’avenir de l’entreprise étant donné qu’elles pourraient améliorer ou empirer sa situation. Elles engagent alors le décideur et le rend responsable de la réussite ou de l’échec du projet à entreprendre.

- Qu’est-ce que l’innovation :

Etre innovant, c’est mettre en place un processus en vue d’améliorer la productivité et la compétitivité de l’entreprise. D’une autre manière, c’est savoir aller au-delà de ses capacités (donc se dépasser) et pouvoir apporter un plus par rapport à l’offre des concurrents.
Cette définition est valable aussi bien pour une personne qu’une entreprise.

- Pourquoi innover ?

Une entreprise est tenue d’innover pour se développer, pour assurer sa survie en pérennisant ses activités, d’autant plus que les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants en termes de qualité de produits ou de services offerts, que les concurrents se bousculent pour accaparer une plus grande part de marché, et que les dernières inventions technologiques inondent le marché.

- Quels sont les domaines à innover ?

Dans une entreprise, l’innovation brasse plusieurs domaines :
L’innovation technologique qui consiste à remplacer les machines désuètes par des machines plus performantes.
L’innovation organisationnelle qui tend à apporter une amélioration dans l’organisation interne de l’entreprise.
L’innovation des procédés : dans cette foulée, on rentre dans le domaine du knowledge management (gestion de la connaissance) qui dévoile la stratégie nécessaire pour tirer profit des matières grises des collaborateurs.

- En quoi une décision peut-elle être une source d’innovation ?

Une entreprise innovante est une entreprise qui se soucie de l’amélioration de la qualité de ses produits ou de son service. De ce fait, lorsqu’on parle d’innovation, cela implique un travail d’équipe, une créativité de tout un chacun et une conjugaison d’idées qui convergent vers un seul but, celui d’innover.
La réussite d’un projet d’innovation provient de la qualité de la décision prise ultérieurement par le manager. Une décision plus orientée vers le domaine managérial, en ce sens qu’elle encourage et motive ses collaborateurs.
Ainsi, les questionnements relatifs au thème traité doivent plutôt se poser sur la décision à prendre pour asseoir la motivation nécessaire afin d’assurer la créativité et l’innovation dans l’entreprise.

- Comment assurer une innovation optimale ?

Le cas analysé ici débouche sur l’innovation et la problématique repose sur le comment améliorer la décision afin d’assurer une innovation optimale.
Sur ce point, le prérequis devant être l’analyse de la notion d’innovation qui est prise dans le sens de « processus mental » plutôt que sur le volet d’innovation technologique.
L’environnement dans lequel le personnel de l’entreprise évolue est très important du fait que c’est l’élément qui stimule ses compétences, son savoir et son sens de l’innovation. En conséquence, pour réussir un projet d’innovation, il faut orientée les décisions vers des décisions managériale :
Mettre en place une plateforme d’échange : elle permet aux différentes personnes intervenantes dans le projet de faire des échanges d’informations, de partage de savoir et de connaissances dans le but de combiner leurs compétences et expériences afin de faire émerger de nouvelles idées.
Dans cette équipe, les anciens de l’entreprise doivent avoir une obligation de partage en tant que mémoire vivante de l’entreprise.
Faciliter l’accès aux informations : mettre à disposition les outils ou matériels nécessaires pour pouvoir accéder facilement à toutes sortes d’informations : internet, bibliographie.
Etre attentif à l’environnement : prendre en compte l’évolution du marché, d’une part, celle de l’offre (la concurrence), d’autre part, celle de la demande (la clientèle).
Les informations récoltées sur les meilleures pratiques du secteur servent, par la suite, d’outils d’aide à la décision.

Organiser des séances de formation ou d’encadrement pour ses collaborateurs :
Les dirigeants doivent afficher un esprit d’ouverture sur les besoins intellectuels des employées : les formations et les renforcements de capacité doivent être primées par rapport aux investissements physiques.

Généralement, une décision est jugée à posteriori, en fonction du résultat obtenu par rapport aux objectifs fixés ou aux besoins de l’entreprise puisqu’une bonne décision est considérée comme la réponse apportée au problème.

Cependant, à priori, elle peut également être appréciée selon le nombre de partisans qui y adhèrent car le processus décisionnel est un processus collectif.

Néanmoins, il est tout d’abord important de signaler qu’une bonne décision ou une décision optimale doit être supportée, en amont, par une base d’informations solide qui retrace la prévisibilité des risques, mais aussi les opportunités à saisir. L’optimisation de la gestion des informations, par contre, dépend de la possession d’un système d’informations performantes. Les informations traitées à travers le processus servent d’outils d’aide à la décision. Décider après n’est qu’un acte simple relevant d’un choix politique ou d’un positionnement stratégique. Ainsi, on ne peut parler de mauvaise ou de bonne décision car la qualification dépend du positionnement de celui ou celle qui prend la décision.

Une décision n’est pas aussi sans risque car elle dépend à la fois des aspects durée et opportunités. Tout dirigeant sait que les décisions stratégiques à impact sur le long terme nécessitent plus d’analyse, d’investigations et d’autres éléments permettant d’établir une pérennité tels que l’analyse des ratios, du part de marché, de l’effet de levier et l’élaboration d’un business plan. Par ailleurs, les décisions opérationnelles se basent sur des analyses techniques simples, sans introduire la notion de temps et sont à faible risque, telles que la décision pour l’achat des fournitures bureautiques.

Comme le dirigeant est chargé de prendre les décisions, mieux décider pour mieux innover revient à prendre des décisions axées vers le développement de connaissances des collaborateurs au sein de l’entreprise. Le summum du développement sera, sans conteste, la qualification de l’entreprise concernée comme étant une organisation apprenante.

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