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Société

Antananarivo

Trois attentats aux cocktails Molotov, hier

samedi 17 janvier 2009 | Franck Raj

L’attentat à la bombe s’implante-t-il désormais dans le pays ? Une semaine après que la maison d’un confrère eut subi un assaut de ce genre, voilà que la capitale a tremblé une nouvelle fois. Tôt dans la matinée d’hier, c’était le tour du ministère de l’environnement sis à Nanisana de subir les assauts du terrorisme. Des individus ont balancé à trois reprises, sur les coups des trois heures du matin, des cocktails Molotov sur les locaux de ce ministère. Les engins ont atterri dans la cour. Aucun dégât matériel n’a été signalé sur les lieux suite à ces lancements de bombes artisanales. Quelques minutes après, ce fut au tour du quartier d’Ampandrianomby d’être la cible des terroristes. D’après les explications d’un responsable de la police judiciaire, trois individus à bord d‘un véhicule 4x4 seraient les acteurs de cette deuxième attaque.

Trente minutes

La troisième s’est produite à Mahamasina. Plus précisément, dans la cour de l’ex-école de médecine où aucun dégât ni perte en vie humaine n’est à déplorer, heureusement. D’après toujours ces responsables, « tout s’est passé en l’espace de trente minutes. » Tout, c’est-à-dire les trois attentats aux cocktails Molotov, de Nanisana, à Ampandrianomby en passant par Mahamasina. Ils ont alors suggéré que ces actes seraient l’œuvre d’un seul et même groupe de personnes. Ils ont alors appelé la population « à épauler les forces de l’ordre » pour préserver la sécurité publique. Faut-il dire enfin que pour leurs révélations, ces mêmes responsables ont fait appel uniquement aux médias publics et ont complètement délaissé de côté la presse privée !

Aucune condamnation

Ce pays est bizarre. Alors que les responsables de la sécurité publique font état, très officiellement, d’attentats aux cocktails Molotov, rien ni personne ne réagit pour condamner, comme il se doit, ces actes qualifiés de terroristes. Du côté du pouvoir comme du côté de l’opposition, tout le monde observe un mutisme total devant ces agissements plus que condamnables et répréhensibles. Du coup, la question se pose sur le sérieux de ces attentats et sur celui de la classe politique. Sinon, arrêtez de s’amuser avec la vie de la population !

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