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samedi 21 septembre 2019
Antananarivo | 07h59
 

Editorial

Toujours le même refrain ?

lundi 17 juin | Fanambinantsoa

Trois ans de préparation des élections mais toujours des récriminations et des dénonciations de la part des électeurs et des candidats. Dans ses rapports/évaluations de ses activités, la CENI reconnaît des avancées mais aussi des lacunes et fait des suggestions d’amélioration. Son président a admis avec un certain regret dans de précédentes interventions que rien n’est parfait dans ce bas monde comme pour s’excuser autant dans l’organisation que dans la mise en œuvre.

La CENI a fait appel à des experts locaux et internationaux en matière de logiciels. Le vice-président de la CENI été catégorique : « tout électeur ayant voté lors des deux tours de la présidentielle, donc inscrit, figure dans la liste électorale ». La CENI a exercé des contrôles et veilles actives à l’endroit de ses démembrements et ils ont porté leurs fruits. Mais cela n’empêche que le nombre des requêtes déposées par les électeurs et les candidats avoisinent sinon dépassent le nombre de candidats aux dernières législatives.

La CENI a joué la transparence d’après elle et a même fait en sorte que la liste électorale soit aménagée pour que les citoyens qui ont atteint la majorité puissent s’inscrire. Elle a lancé de multiples appels aux électeurs pour qu’ils vérifient cette liste électorale et qu’ils soient vigilants durant tout le processus, notamment dans les opérations de vote. Mais rien n’y fit ; toujours les mêmes dénonciations à l’encontre de la liste électorale (des électeurs non inscrits bien qu’ils aient participé aux deux tours du scrutin présidentiel), à l’encontre des opérations et déroulements des votes (des fausses cartes d’identité et fausses cartes d’électeur), sont foisons. Il a même été constaté des cas où le nombre d’inscrits est inférieur au nombre de votants. La CENI souhaite encore une fois l’adoption de carte électorale biométrique pour résoudre les problèmes récurrents. Elle avoue cependant que la manipulation des matériaux électoraux demeure manuelle et nécessite l’intervention humaine ; ce qui n’enlève pas quelque part les erreurs ou fautes techniques que la CENI ne peut légalement corriger car la loi ne le lui permet pas.

En attendant la proclamation officielle des résultats définitifs par la Haute Cour constitutionnelle (HCC), la CENI se prépare en vue des élections des maires et des conseillers municipaux dont les mandats échoient le 22 septembre prochain. La CENI informe que la détermination du calendrier de ces élections communales ne relève pas de sa compétence mais revient au gouvernement. Elle précise que dans certaines circonstances qui ne dépendent pas d’elle, le gouvernement peut, soit prolonger le mandat des maires et des conseillers, soit ces maires seront remplacés par des PDS ou Présidents de Délégation Spéciale. La précision de la CENI n’est pas sans soulever des interrogations quand on sait où le régime Andry Rajoelina veut en venir au vu des comportements qui ont conduit à la victoire écrasante de sa plateforme dans les députations. Certains observateurs craignent fort pour les communales, un autre taux d’abstention record comme à Ambovombe (de l’ordre de 10% lors des députations) avec cette insécurité qui ne dit pas son nom sur tous les plans et l’indifférence à tort ou à raison invoquée par-ci par-là.

On devrait pourtant s’attendre, vu le caractère de proximité de ces prochains scrutins, à un intérêt plus grand des électeurs à leur endroit. Et puis malgré la perte de confiance envers les partis politiques, il est souhaité et encouragé que leurs structures se consolident, que leurs militants de base se réveillent, se mobilisent et remplacent les propagandistes mercenaires qui ont fait la victoire de certains sinon de nombreux candidats aux législatives.

Wait and see !

1 commentaire

Vos commentaires

  • 19 juin à 01:23 | Turping (#1235)

    Toujours le même refrain à l’image du non avancement collectif à part les bla -bla au quotidien !
    - Déjà la CENI ,ne devrait plus être là car un pays SOUVERAIN ,indépendant qui fonctionne correctement n’a pas besoin de mendier pour assurer ses élections .POINT.

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