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Culturel

Festival d’Eté de Quebec

Solorazaf : du soleil en concentré !

lundi 16 juillet 2007 | Daddy R.

Seul sur scène, un homme parvient à accomplir toutes les fonctions d’un orchestre entier. Cet homme, c’est Solo Razafindrakoto, alias Solorazaf. Sa musique ensoleillée a plongé le public au cœur de Madagascar en moins de temps qu’il n’en faut pour crier « vacances ».

 Véritable homme-orchestre, il fallait voir avec quelle harmonie l’auteur-compositeur-interprète chantait, jouait de la guitare, « podorythmait » et émettait une foule de sons avec la bouche et même… les narines !

 Avec une feuille de route impressionnante, Solorazaf devient à 17 ans l’un des premiers musiciens de studio de Tananarive, où il joue de la guitare, de la basse et de la batterie pour les enregistrements de plusieurs artistes issus des différentes régions de Madagascar. Cette expérience façonnera son style personnel basé sur les traditions malgaches.

 Influences de Madagascar

 Heureux hasard, le soleil reprenait justement du service pour le début du spectacle. Enchaînant les « Lova » (signifiant héritage), « Peace tralala », « Moa ve », « Tutukaf » et autres, l’artiste, chez qui l’on perçoit les influences d’une enfance passée à Madagascar, a profité de sa prestation pour instruire le public sur les réalités du pays.

 « Peace tralala parle d’une danse du Sud de Madagascar, où les gens ne dorment pas la nuit, ils fêtent », a-t-il mentionné. Entre deux interprétations, on a ainsi appris que le « tutukaf » est un oiseau habitant les forêts d’eucalyptus et annonçant la pluie… et que les marchés d’artisanat constituent des points de rencontre si prisés des gens que des embouteillages sont causés.

 Ceux qui en ont fait la découverte pour la toute première fois étaient unanimes dans leurs commentaires. « J’aime ce qu’il fait avec sa voix, ses pieds, avec lesquels il fait du drum, et même ses narines », commente Daniel Dion, de Québec. L’un de ses amis projette justement un voyage à Madagascar et considère ce spectacle comme une belle entrée en matière. « C’est dépaysant, rafraîchissant… Je vois les îles, le sable, les eaux bleues, les forêts tropicales », affirme, rêveur, Yves Belisle, qui a eu la chance de faire un voyage en Tunisie. Fait rare, une spectatrice a même lancé une phrase en malgache à l’intention de l’artiste, ce qui l’a ému, lui qui ne s’attendait pas à ce que quelqu’un s’exprime dans cette langue à Québec.

 Une feuille de route bien remplie

 Lui qui a été guitariste de Miriam Makeba, avec qui il a effectué des tournées mondiales de 1986 à 2000, a également réalisé cinq albums s’inscrivant dans le parcours de la musique malgache et coréalisé « Bilo » Malgache Connexion et « The moon and the banana tree ». Ajoutant à tout cela l’école de musique qu’il a fondée à Madagascar, en partenariat avec l’Alliance française de la ville d’Antsirabe avec Christian Randrianampizafy, sa feuille de route est impressionnante. Ceux qui ont manqué sa prestation à la scène Métro ont toujours pu se rattraper au Pub Saint-Alexandre le soir même.

P.-S.

Recueillis par Daddy R. (Canoe)

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