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Politique

Nouvelle Assemblée nationale

Rémi Ralibera, pessimiste

samedi 27 octobre 2007 | Eugène R.

Sans détour, le Père Rémi Ralibera a laissé entendre que cette nouvelle Assemblée nationale ne pourra pas jouer sa véritable mission.

La nouvelle Assemblée nationale continue de susciter des réactions. Après Pierre Houlder Ramaholimasy de l’AREMA, c’est au tour du Père Rémi Ralibera de réagir par rapport à cette nouvelle Assemblée où le TIM domine avec 106 députés sur 125. Etant reconnaissant à l’endroit du nouvel homme au perchoir, Me Jacques Sylla, un homme d’expérience selon lui, le Père Rémi Ralibera n’a pourtant pas caché son inquiétude en laissant entendre qu’il n’espère rien de cette nouvelle Assemblée nationale. « C’est une Assemblée nationale qui ne fera qu’adopter ce que lui dictera le président de la République » devait indiquer ce Père catholique. Une manière pour Rémi Ralibera d’anticiper que cette nouvelle Assemblée nationale ne pourra pas jouer sa véritable mission qu’est le contrôle de l’Exécutif.

En fait, c’est déjà une réponse au Doyen Ratsimbazafy Bary lorsqu’il a exprimé dans son discours d’ouverture de mardi dernier son souhait de voir l’avénement d’une Assemblée nationale digne de son nom.

Des faits bloquants

Sans polémiquer sur ces réactions du Père Rémi Ralibara, force est de constater que plusieurs faits ne permettraient pas à cette nouvelle Assemblée nationale de jouer sa véritable mission en tant que chambre des représentants du peuple. D’abord, l’absence de l’opposition et la position dominante du parti au pouvoir constituent deux faits majeurs qui rendent impossible cette mission. On assistera à une Assemblée nationale où les députés seront amenés soit à quemander soit à remercier soit à jeter des fleurs aux membres du gouvernement pour les réalisations dans leurs circonscriptions respectives. Ensuite, il faut dire qu’un subordonné ne peut jamais contrôler son supérieur.

En effet, ce nouvel ordre protocolaire de présence qui relègue l’Assemblée nationale et le Sénat (Législatif) derrière la présidence de la République et le Gouvernement (devenu deuxième Institution de l’Etat) constitue un autre fait bloquant qui paralyse le mécanisme du contrôle. Or, le seul moyen pour redresser l’image de cette Assemblée nationale et pour éviter la qualification de « croupion », c’est d’assumer comme il faut ce contrôle de l’Exécutif, d’autant plus qu’elle peut le faire car en principe, c’est l’Assemblée nationale qui fait la loi et que le gouvernement ne fait qu’exécuter.

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