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Politique

Emmanuel Rakotovahiny

« Ravalomanana : un Mugabe Blanc »

samedi 21 juillet 2007 | RAW

« La misère et la pauvreté ne font pas de trêve, et encore moins celui ou ceux qui en sont responsables dans le pays, alors pourquoi je me tairais alors que la crise ne fait qu’empirer ? » C’est la réaction du Docteur Emmanuel Rakotovahiny quand on lui demande ses appréciations de la situation actuelle et de l’avenir à moyen terme du pays. Évoquant les derniers comportements du chef de l’Etat vis-à-vis des bailleurs de fonds et de la communauté internationale, l’ancien premier ministre E. Rakotovahiny n’a pu s’empêcher de comparer Marc Ravalomanana au Président du Zimbabwe qui s’entête à se mettre à dos les bailleurs de fonds ; une comparaison qu’il Précise : « la profondeur historique en moins » s’empresse-t-il d’ajouter. L’ancien premier ministre admire effectivement la lutte conduite par l’ancien Mugabe contre Yan Smith en Rhodésie mais ces derniers temps, note-t-il, un autre Mugabe lui a supplanté. À beaucoup d’égards fit-il comprendre tout en notant l’intérêt douteux à l’endroit de la Chine, c’est le « Mugabe Blanc de l’Afrique ». En tout cas, Emmanuel Rakotovahiny est sceptique : « les attaques frontales de Ravalomanana Marc contre les diplomates étrangers, contre les pays occidentaux et maintenant contre les institutions financières ne resteront pas sans conséquences pour lui et j’espère que Madagascar et les Malgaches en soient épargnés ». À la question de savoir de la suite à donner à ce « Mugabe Blanc », propose « la prise de conscience par les Malgaches et surtout par les leaders d’opinion de l’ampleur des dégâts causés à la Grande île depuis cinq ans, car Ils sont de loin plus importants que les soi-disant réalisations ».Interrogé quant aux solutions et propositions, Emmanuel Rakotovahiny insiste sur un nouveau départ sur de nouvelles bases. Ce nouveau départ nécessite « la réconciliation nationale, l’engagement de tous les protagonistes à respecter les libertés fondamentales notamment celles de la libre entreprise et d’opinion, une justice indépendante et impartiale, la préservation de l’unité nationale et la mise en œuvre d’un programme économique visant à redresser la situation économique et sociale ». Cette vision implique évidemment l’appel et l’ouverture à toutes les composantes de la nation comme le conçoit le Comité de réconciliation nationale (CRN) dont il est le vice-président.

D’ailleurs E. Rakotovahiny lance un appel à « la mobilisation de tous et particulièrement du secteur privé, de la societé civile, des partis politiques, des militaires des gendarmes, des juges... pour éviter à Madagascar le sort peu enviable du Zimbabwe actuellement ». Bref, la trève souhaitée par le premier ministre Charles Rabemananjara ne fait pas l’unanimité.

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