Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
mardi 20 octobre 2020
Antananarivo | 23h42
 

Société

Malnutrition et insécurité alimentaire

Andry Rajoelina apporte des aides d’urgence

lundi 5 octobre | Mandimbisoa R.

Le président de la République, Andry Rajoeliina, s’est rendu dans le sud de Madagascar depuis vendredi après-midi et durant le week-end. La gravité de la situation de malnutrition dans les régions Anosy et Androy a notamment motivée cette descente. Le chef de l’Etat s’est rendu sur place dans les communes d’Ifotaka, de Behara et d’Ebelo ainsi que dans le district de Tsihombe pour apporter les secours d’urgence et des aides sociales pour les populations locales.

Depuis 9 mois sans pluie, plus rien ne pousse sur les champs, la malnutrition et des carences alimentaires catastrophiques touchent un grand nombre de foyers qui n’ont plus de quoi vivre.

De son côté, le ministère de la Santé publique a envoyé une cinquantaine de médecins sur place en renfort pour la prise en charge des enfants et adultes présentant des symptômes de malnutrition sévère. Des vivres et des compléments alimentaires ont également été distribués en collaboration avec le Programme alimentaire mondiale (PAM).

Quatre centres de réhabilitation nutritionnelle intensive et médicale seront mis en place au niveau des districts d’Amboasary Atsimo, Tsihombe, Ambovombe et Beloha Androy. Ces centres fourniront des services sociaux et sanitaires comme les soins et la distribution de compléments alimentaires à base de moringa et de spiruline.

La malnutrition aigüe qui résulte d’une perte de poids soudaine et importante, due à la privation sévère de nourriture, affecte principalement les enfants. L’Office national de la nutrition (ONN) indique dans son plan national d’action pour la nutrition de 2017 à 2021, que 8% des enfants de moins de 5 ans sur l’ensemble du pays souffrent de malnutrition mais la partie sud du pays est la plus affectée avec des pics fréquents.

Andry Rajoelina lors de la visite a présenté en guise de solution rapide l’installation de pipelines ainsi que des systèmes de forage pour acheminer de l’eau potable dans les localités principalement touchées par la sècheresse. Des solutions qui auraient dû être prises depuis des lustres et qui revient normalement au ministère de l’Etat, ainsi qu’à l’Agence de l’eau du sud (AES).

13 commentaires

Vos commentaires

  • 5 octobre à 12:08 | vatomena (#8391)

    Ce n’est pas seulement au jour de la visite du président qu’on doit distribuer des vivres ,c’est tous les jours et pour tous les affamés .L’administration Rajoelina est elle capable ..

    • 5 octobre à 12:27 | betoko (#413) répond à vatomena

      Dans les années 90 , une française de l’ONG enfance et partage s’est occupée des problèmes de l’eau et de la malnutrition dans le sud et nous avions pu récolté des fonds pour pouvoir acheter deux camions citernes
      Déjà au service des douanes de Tamatave , les douaniers nous ont mis les bâtons dans les roues mais nous avions pu livrer ces camions citernes à Amboasary Sud .Hélas même pas 6 mois après ces camions citernes ont disparu et personne ne savait qu’est ce qu’ils sont devenus
      Cette fois avec le pipe line , espérons que cela va se réaliser et plus le kere ne sera plus qu’ un mauvais souvenir

  • 5 octobre à 13:46 | vatomena (#8391)

    Donc ,cher Betoko , nous avons dans le sud en plus de voleurs de zébus des voleurs de citernes !
    Le fameux embryon de pipe line est déjà en difficultés .On vole déjà les panneaux solaires qui devaient assurer l’énergie pour le bon fonctionnement du pipe ! On vole partout : dans la capitale comme dans la brousse la plus profonde.C’est donc cela le Madagascar d’aujourd’hui.Il faut avoir le gout du risque pour investir dans ce pays..

    • 5 octobre à 14:15 | vatomena (#8391) répond à vatomena

      Lysnorine—Aujourd’hui il n’y a plus de politique coloniale consistant à aggraver les conditions de vie des Bara,des Antandroy et des Mahafaly pour en faire une main d’oeuvre asservie ,affamée et mal payée que l’on pouvait déplacer au gré de l’administration suivant les besoins de main d’oeuvre.

      La réalité aujourd’hui est que ces malheureux du grand sud désertent en grand nombre leurs terres et leur village.plus qu’autrefois .Il faut boire .Il faut manger .Nécessité oblige .Ils migrent vers le nord ,là où il pleut .Ils s’installent en lisière des parcs naturels et ils défrichent ce qui reste de forets .Autrefois ,ils pratiquaient "l’engagisme". Ils allaient couper la canne à la Réunion . Ce temps est révolu.
      Aujourd’hui ,60 ans plus tard, c’est dans la ville capitale que l’eau vient à manquer dans les foyers...

  • 5 octobre à 13:56 | nez_gros (#10715)

    C’est quoi cette étalage humiliante de la pauvreté ? Macron oserait-il faire cela à ses SDF ?
    Trump se permettrait-il de traiter de la sorte ses Homeless ?
    TGV ferait-il cela à ses 4’mis d’Anjanomanalina ?

    Si tu aides les gens , fais le en toute humilité , sans dégrader l’humain.

    Cette image est inacceptable. nous en prenons acte...

    • 5 octobre à 14:05 | nez_gros (#10715) répond à nez_gros

      le peuple du sud humilié en prend acte...

  • 5 octobre à 15:13 | vazahagasy taratasy (#10911)

    Et donner une gamelle (photo) et quelques seaux de je ne sais quoi sortirait-il de la famine ces gens ? En plus obligés de prendre une photo humiliante.
    On verra d’ici quelques mois si ces gens là seront toujours dans la même condition, s’ils sont redevenus " matavy" d’ici un an, on pourra remercier l’Etat malagasy...

  • 5 octobre à 17:39 | Jipo (#4988)

    J’ ose espérer qu’ il ne s’ y est pas rendu avec sa petite chemise blanche et ses lunettes de playboy, comme la fois ou il était venu planter un baobab à Morondava, en jogging et addidas blancs, plus parvenu tu meurs !
    Le rat zoel président des sans dents, quelle oeuvre caritative, quelle grande âme ...
    et si vous développiez l’ aquaculture ? en Israel, ils font pousser des fruits et légumes dans le désert .

  • 5 octobre à 17:49 | betoko (#413)

    Vatomena
    Vous dites qu’ils sont allés couper la canne à l’île de la Reunion .Non monsieur ils étaient des esclaves et les colons les ont forcé à couper la canne à sucre , mais ils se sont révoltés en fuyant et sont allés s’installer dans les hauts de l’île pour ne pas être repris .
    Un des plus célèbres de ces esclaves s’appelait Tsimandefitra un surnom en fait .Un surnom qui voulait dire "refus de l’asservissement imposé par les cône "
    Aviez vous eu l’occasion de visiter l’ancienne demeure de Madame Desbassin à Saint Gilles les hauts ? Madame Desbassin l’une des dernières colons la plus sanguinaire de l’ile de La Reunion
    Après l’abolition de l’esclavage les colons de la Reunion étaient obligés de faire venir des indiens Malabares de l’Inde comme coupeur de canne à sucre , car les ex esclaves malagasy ne voulaient plus travailler avec eux , même qu’ils étaient affranchis

    • 5 octobre à 18:20 | vatomena (#8391) répond à betoko

      Bekoto - Des esclaves malgaches ,il y en eut beaucoup à s’échiner dans les plantations de cannes.Ils étaient là parcequ’ils avaient été vendus comme du bétail par leurs frères malgaches à de vils négriers. A cette époque,vendre des esclaves était le pilier du commerce malgache avec la vente de quelques zébus ,des peaux et un peu de riz.Et meme apres que la France eut interdit tout commerce d’esclaves ,ce commerce d’hommes se poursuivit clandestinement.C’est ainsi que furent embarquer ceux qui naufragèrent à l’ile Tromelin. Le Roi ,la reine ,le premier ministre étaient les premiers bénéficiaires de ce commerce honteux . On n’a jamais su combien de millions de piastres ils ont gagné à ce commerce. Aujourd’hui les descendants de ces esclaves malgaches sont citoyens français .Ils ne sont pas bi national comme vous . Ils sont fidèlement et uniquement citoyens français .Apres l’abolition de l’esclavage à la Réunion les planteurs répugnèrent à embaucher leurs anciens esclaves . Et ce fut alors la relève par des engagés . Ils furent recrutés avec des contrats de 5 ou 6 ans principalement dans le sud indien mais aussi dans le sud malgache. Etes vous éclairé maintenant....

    • 5 octobre à 18:39 | Vohitra (#7654) répond à betoko

      Vatomena,

      L’économie de traite avait été pratiqué par de nombreuses royautés éparpillées à travers la grande île au cours des 18ème et 19ème siècles mais pas uniquement dans les hautes terres centrales du pays, des guerriers issus du peuple Sakalava avaient même, dans le temps, ramenés des hommes provenant de Zanzibar en utilisant de boutres...

  • 5 octobre à 19:07 | vatomena (#8391)

    vohitra —exact !

  • 9 octobre à 11:43 | bekily (#9403)

    PERSONNE , aucun pouvoir successif, ni colonial , ni malgache ne s’est soucié du sort des peuples du sud

    Les Antandroy sont toujours considérés comme des sous hommes :

    ====> FASCISME QUI NE PORTE PAS SON NOM !!!!!!!!!!!!

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS