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jeudi 6 mai 2021
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Politique

Les commissions électorales dans la SADC

Quid de l’indépendance du CNE ?

mardi 22 mai 2007 | Alphonse M., Eugène R.

Des représentants des commissions électorales des pays de la SADC dont Madagascar à travers le CNE (Conseil National Electoral) se penchent depuis hier au Hilton Madagascar sur les lignes directrices et principes sur l’indépendance des institutions de gestion des élections. L’objectif de ce forum étant d’encourager la coopération entre ses membres en vue de promuvoir une culture de démocratie, d’élections libres et équitables dans les pays de la SADC. Là où plus d’un s’interrogent : comment le CNE peut-il être indépendant dans sa mission en appliquant ces principes tant que ses activités restent financées par le pouvoir ? Bon nombre d’observateurs affirment que l’indépendance du Conseil National Electoral (CNE) reste une utopie avec sa composition et sa source de financement actuelle.

Une ingérence ?

A noter que le CNE ne s’est jamais exprimé sur le déroulement du récent référendum constitutionnel bien qu’il ait été maintes fois interpellé. Pour des observateurs avertis ou critiques, cette réunion des membres de la SADC sur les élections risque d’être taxée d’une ingérence sur les affaires nationales. La notion de l’ingérence est désormais mise sur le tapis et alimente les discussions dans les salons. A rappeler que les observateurs de la SADC ont vivement sollicité les autorités malgaches quant à leur capacité d’organiser une élection libre et démocratique, malgré les vives critiques de l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle. Or, en réalité, les observateurs de la SADC n’étaient présents que dans certains centres urbains lors des présidentielles.

Par ailleurs, le choix du CNE comme partenaire en matière d’organisation électorale a suscité beaucoup de commentaires au sein de la classe politique. Faut-il rappeler que des voix s’élèvent pour réclamer la mise en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante ou CENI en vue d’une élection libre et transparente. Mais, les autorités locales ont fait la sourde-oreille.

Visiblement, les tenants du régime ne sont pas pressés d’améliorer l’organisation des élections. A preuve, les textes régissants les élections restent inchangés, l’utilisation du bulletin unique est renvoyée aux calendes grecques, de même pour la CENI. Certains diplomates ont publiquement interpellés les autorités malgaches sur ce sujet. A citer entre autres le Chef de la Délégation de l’Union Européenne, le Chargé d’Affaires suisse et l’ambassadeur hollandais. La balle est désormais dans le camp des autorités compétentes malgaches.

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