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jeudi 21 novembre 2019
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Enseignement

Affrontement à Fianarantsoa

Près de 500 étudiants contraints à l’exil

lundi 14 mai 2007 | Alphonse M.

Scène inhabituelle le samedi matin dans l’enceinte du palais de Tsimbazaza. Près de 500 étudiants, plus précisement 487, originaires des trois provinces (Antsiranana, Toamasina et Mahajanga) ont plié bagages et ont décidé de quitter le campus d’Andrainjato suite à l’affrontement qui s’est produit à l’université de Fianarantsoa.

Par peur des représailles des étudiants originaires du Sud-Est et du Grand Sud, suite à une agression d’un étudiant en provenance de Vangaindrano, leurs homologues d’Antsiranana, Mahajanga et Toamasina ont pris la fuite. Selon les témoignages de quelques étudiants, ils se sont réfugié, au premier jour, dans les camps militaires les plus proches ou chez les prêtres. Les tentatives de réconciliation entamées par les autorités locales ont été vouées à l’échec, bien qu’on ait abattu cinq bœufs pour ce faire.

Les cars et les mini-bus transportant les fuyards se sont garés à Tsimbazaza, à charge pour les parlementaires de s’occuper des « victimes » en provenance de leur circonscrition. Le cas des étudiants a été discuté dans l’Hémicycle. La tension a monté de plusieurs crans quand les étudiants ont réfusé de retourner à Fianarantsoa sans une garantie d’une paix sociale. Un élu issu de la majorité présidentielle a menacé les étudiants que « ce mouvement ne peut renverser le régime Ravalomanana ». Fous furieux, les étudiants ont quitté la salle de séance.

Des cars... du ministère

Vers la fin de la soirée, le ministère de l’Education nationale, représenté par son jeune secrétaire général a offert quatre cars flambants neufs pour transporter les « sinistrés » vers leur région d’origine. 240 sont en provenance de la province d’Antsiranana, 187 de Mahajanga et 60 sont originaires de Toamasina. En clair, personne n’ose plus s’aventurer à prendre le chemin de retour vers Fianarantsoa, malgré les menaces et les suggestions des autorités présentes. Les étudiants sont actuellement dans l’expectative. Les autorités ne sont pas en mesure de promettre aux étudiants le remboursement de leur frais de retour vers la capitale Betsileo. Par aileurs, l’autre souci des étudiants concerne les cours à l’université. Y aura-t-il un rattrapage ou non quant la paix sera de retour au campus. Apparemment, une année blanche se précise pour ces « exilés ».

D’après toujours les témoignanges des étudiants, l’affrontement aurait pu être évité si le recteur a levée à temps la franchise universitaire pour que les forces de l’ordre puisse pénetrer dans le campus, une mesure qu’il est prompt à prendre quand il s’agit d’arrêter des étudiants grevistes, s’indigne une étudiante originaire d’Antsiranana. Il est à signaler que bon nombre de ces étudiants ont perdu leurs biens lors de cette affaire.

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