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Politique

Andréas Monique Esoavelomandroso

Pas de médiation politique

samedi 13 septembre 2008
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Andréas Monique, médiateur de la République.

Récemment nommée médiateur de la République (deuxième médiateur après Victor Miadana), Andréas Monique Esoavelomandroso a accepté de répondre aux questions qui préoccupent ces derniers temps les observateurs sur sa nomination. Interview.

Madagascar Tribune : Votre nomination en tant que médiateur de la République suscite des polémiques dans la mesure où votre époux figure parmi les farouches opposants au régime dont vous faites partie. Votre explication ?

- Andréas Monique Esoavelomandroso : Ce n’est pas mon problème. Je tiens à vous dire que je ne suis pas n’importe qui, même avant d’être l’épouse de Manassé Esoavelomandroso. Je suis juriste. Je suis inspecteur de trésor en titre. J’ai occupé divers postes de responsabilité avant ma nomination à la médiature de la République. J’étais directrice générale (DG) de la Décentralisation sous le régime de Didier Ratsiraka. Sous le régime du président Marc Ravalomanana, j’étais secrétaire d’Etat, puis ministre auprès de la Présidence chargée de la Décentralisation et des provinces autonomes. Tout dernièrement, j’ai occupé le poste de secrétaire générale de la Commission de l’Océan Indien (COI). Là où je suis nommée, j’ai toujours respecté la neutralité de l’administration. Le fait que mon époux est membre d’un parti d’opposition ne date pas d’aujourd’hui. Mon mari a toujours respecté mes responsabilités comme j’ai toujours respecté sa conviction politique.

Le général Désiré Philippe Ramakavelo a évoqué votre nom lorsqu’il a parlé de ce bras de fer qui oppose la CUA au pouvoir central. Ce genre de médiation « politique » figure-t-il parmi vos missions ?

- C’est catégoriquement non. Il s’agit là d’un bras de fer qui oppose deux autorités politiques. Le médiateur n’intervient que s’il y a des citoyens qui se sentent victimes de l’abus de pouvoir de l’Administration.

MT : Alors que des Tananariviens qui ont élu Andry Rajoelina se déclarent victimes de la « dictature » du pouvoir central ?

- S’ils se sentent victimes des actes de l’administration centrale, je dis bien l’acte ou une décision quelconque de cette administration et qu’ils jugent qu’il y a abus de pouvoir, qu’ils saisissent le médiateur de la République. Ils peuvent saisir le médiateur avant d’attaquer l’administration devant la Chambre administrative ».

Propos recueillis par Rajaofera Eugène

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