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mercredi 24 avril 2024
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Tribune libre

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« Où en sommes-nous de la démocratie à Madagascar ? »

jeudi 28 mars

(Note de synthèse de la conférence trimestrielle du Think Tank Diapason - Mars 2024)

Saviez-vous qu’il existe un index de la démocratie, édité par Economist Intelligence, mesurant le niveau de démocratie annuel de chaque pays ?
En 2022, la notation pour Madagascar était de 5.7 et en 2023, la notation était de 5.26 : il y a donc un écart de 0.44 ; cet écart s’explique par les dernières élections qui ont eu lieu en 2023. Madagascar reste en tout état de cause le 5e pays le plus pauvre du monde quel que soit l’indice de sa démocratie.

Dans son cycle de conférences trimestrielles, en mars dernier, le think tank Diapason a organisé un débat intitulé :
« OU EN SOMMES-NOUS DE LA DEMOCRATIE A MADAGASCAR ? »
C’était l’occasion pour les participants de repenser la démocratie à l’aune des dernières élections présidentielles et à la veille des prochaines élections législatives.

REFLEXIONS ORIGINELLES SUR LA DEMOCRATIE

Les deux orientations principales qui dominent la réflexion sur la démocratie sont les suivantes :

- La conception majoritarienne où la démocratie serait un régime essentiellement fondé sur l’idée que la volonté collective est souveraine

Et si vous déplacez à l’autre extrémité du spectre,
- La conception substantielle où certains pensent que la volonté collective serait quelque chose de très dangereux et que par conséquent un régime démocratique c’est un régime où la volonté collective serait limitée.

« Vous avez deux définitions totalement antithétiques de la démocratie l’une par la volonté l’une par la limite de la volonté et aujourd’hui, bien sûr cette discussion continue. » (Prof Jean-Fabien Spitz)

Pr Jean-Fabien Spitz souligne l’importance de la démocratie pour offrir un espace de « prévisibilité  » , de garantie et de protection contrairement à l’arbitraire. Les intervenants ont aussi mis l’accent sur la nécessité d’un état de droit et d’une puissance publique efficace.

Pour en venir aux chiffres, les statistiques présentées par Afrobarometer, sur la satisfaction envers la démocratie à Madagascar indiquent que :
« [...] 70 % des Malgaches estiment être entièrement libre ou assez libre d’exprimer leur opinion et 60 % disent qu’ils ont la liberté d’adhérer à n’importe quelle organisation politique.
[...] 43 % des Malgaches estiment que la démocratie n’évoluera pas mais restera à peu près au même niveau. [...] La majorité des citoyens n’ont pas confiance en un certain nombre d’institutions » (Léa Rakotondraibe)

« [...] Ça a du sens de mesurer la démocratie en tout cas d’après des critères et des procédures formelles et aussi évidemment du point de vue du consentement, c’est-à-dire de l’élection des dirigeants. » (Pr Jean-Fabien Spitz).
La redevabilité des dirigeants auprès des citoyens a été aussi l’une des notions fortes régulièrement évoquée tout au long du débat.

La discussion ayant mis en lumière la complexité de la démocratie entre ses définitions et son évaluation par les citoyens, quel est alors son impact sur le développement économique et le bien-être des individus ?

Lien entre démocratie et économie

La démocratie n’étant donc pas « effective » à Madagascar et la croissance n’étant pas redistribuée, « [...]il faut trouver les moyens de soigner notre démocratie en agissant sur trois points : » (selon le Dr Hery Ramiarison)

- La démocratie doit permettre un système distributif effectif, favorisant le développement de l’éducation et de la santé pour renforcer le capital humain.

- Les conflits entre la volonté collective et les intérêts des minorités entraînent une instabilité politique persistante, malgré les régimes démocratiques en place.

- La démocratie devrait encourager une bureaucratie efficace et un État de droit, mais l’absence de ces éléments à Madagascar nuit à la bonne gouvernance et entrave les objectifs économiques.

« [...] Je pense que le problème n’est pas trop le modèle mais le fonctionnement de la démocratie car Madagascar est d’ailleurs sujet à des problèmes de corruption par exemple d’après les résultats de round 9 de l’Afrobarometer, 57 % des fonctionnaires sont impliqués dans les corruptions d’après les résultats et 44 % pensent que les magistrats sont très impliqués dans la corruption. » (Léa Rakotondraibe)
L’inefficacité des institutions démocratiques à Madagascar, combinée au manque de confiance du public envers ces institutions en raison de scandales de corruption récurrents, sont également abordés.

QUELLES SOLUTIONS PROPOSEES PAR LES PANELISTES ?

Investir dans le renforcement des institutions démocratiques pour garantir leur indépendance, transparence et responsabilité.

Réformer les structures politiques et économiques pour lutter contre la concentration du pouvoir et de la richesse.

Intégrer une autorité de l’éducation dans la Constitution pour assurer la cohérence des choix éducatifs.

Intégrer des institutions spécialisées non élues dans la Constitution pour garantir une représentation équitable.

Mettre en place un processus de nomination transparent et basé sur les compétences dans l’administration publique pour promouvoir une gouvernance plus équitable et renforcer la confiance des citoyens.

« [...] Le fait d’avoir des pays où on a des constitutions qui prévoient un fonctionnement démocratique de l’État et des institutions démocratiques, des élections etc., et la réalité du fonctionnement politique des États (…) ce n’est pas simplement ce qui existe sur le papier ou ce qui existe dans la Constitution donc au fond, je dis souvent que c’est comme si un médecin vous prescrit un ensemble de médicaments deux ou trois médicaments pour soigner un problème une maladie ; vous choisissez un des médicaments et vous laissez les deux autres ou les trois autres et vous vous plaignez du fait que vous ne vous portez pas mieux. » (Dr Gilles Yabi)

ELITES/COLONIALISME/CULTURE ANCILLAIRE/MONDIALISATION

« [...] Le colonialisme a joué un rôle extrêmement négatif car les élites ont été habituées à être serviles d’une certaine façon, elles ne se sont pas encore débarrassées de cette culture de la servilité, la culture du service personnel et ça laisse une empreinte très forte sur un certain nombre de sociétés (…) une culture de la domination et de la maîtrise qui est très difficile à éradiquer. » (Prof Jean-Fabien Spitz)

L’impact négatif du colonialisme sur la culture politique de certains pays a pu contribuer à la normalisation de pratiques corrompues et à la détérioration de la confiance envers les institutions publiques.

Par ailleurs, la mondialisation est identifiée comme offrant des opportunités lucratives aux élites, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, ce qui peut détourner leur engagement envers l’intérêt public et encourager la corruption.

Trouver une cohérence entre les valeurs traditionnelles de la société malgache et les systèmes politiques importés, en adaptant les principes démocratiques aux traditions politiques locales et aux besoins spécifiques de la population malgache serait l’un des consensus à construire.

Le prisme pan-africain

« [...] On constate que les élites locales dans beaucoup de pays africains en particulier n’ont pas réussi à entretenir et à maintenir puis à diffuser une authentique culture de l’État de droit donc une culture démocratique. Au contraire ils pratiquent une corruption à grande échelle donc une privatisation de l’État avec une absence totale justement du sens de ce que peut signifier la chose publique [...] mais je pense qu’on localise bien le Mal, c’est-à-dire, cette absence de sens de l’intérêt public. » (Prof Jean-Fabien Spitz)

« [...] L’un des défis, ce sont les élections ; il faut bien voir que le financement des activités politique aujourd’hui, induit une forme de corruption quasiment obligatoire c’est-à-dire qu’il faut tellement d’argent pour mener campagne et pour avoir des chances de gagner qu’en réalité, il faut que cet argent vienne de quelque part et généralement on ne peut pas exclure jusqu’à l’immixtion du crime organisé dans le financement politique donc tant qu’on n’a pas des systèmes qui peuvent contrôler le financement par exemple des activités politiques, on aura du mal à avoir un fonctionnement électoral qui n’est pas lui-même corrompu dès le départ et qui ne peut que produire une gouvernance corrompue ensuite puisqu’il faudra rembourser par exemple les acteurs privés en leur accordant des contrats et cetera. » (Dr Gilles Yabi)

La mise en place de mécanismes de reddition de comptes efficaces est soulignée pour garantir que les élites politiques et économiques rendent des comptes à la population pour leurs actions, à travers des audits réguliers et des enquêtes sur la corruption.

L’éducation comme fondement pour une démocratie performante et une redistribution de la croissance
Le faible niveau d’éducation de la population s’avère être un obstacle criant à la démocratie effective. Un manque d’éducation peut contribuer à la perpétuation de la corruption en empêchant les citoyens d’être suffisamment informés pour demander des comptes aux élites corrompues et en favorisant un environnement où la manipulation et la fraude sont plus courantes.« [...] Les fruits de la croissance économique ne sont pas distribués équitablement ; comment peut-on croire qu’après 60 années d’indépendance, 75 % des malgaches ont un niveau d’éducation inférieur au primaire. » (Dr Hery Ramiarison)

Les panélistes
• Léa Rakotondraibe – Consultant sénior du cabinet COEF Ressources et Afrobarometer
• Dr Hery Ramiarison – Économiste et chercheur à l’université d’Antananarivo
• Dr Gilles Yabi – Économiste et analyste politique, fondateur du Think Tank WATHI
• Prof Jean-Fabien Spitz – Philosophe et spécialiste de Philosophie politique

Vidéo  : https://youtu.be/iBmkrP3RjR0

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17 commentaires

Vos commentaires

  • 29 mars à 19:58 | Albatros (#234)

    👏👏👏

  • 29 mars à 19:59 | Albatros (#234)

    Ci-dessous, quelques extraits à mettre en avant !.

    - « La majorité des citoyens n’ont pas confiance en un certain nombre d’institutions » !,
    - « les élites ont été habituées à être serviles » !,
    - « une culture de la domination et de la maîtrise qui est très difficile à éradiquer » !,
    - « la mondialisation est identifiée comme offrant des opportunités lucratives aux élites ....... ce qui peut détourner leur engagement envers l’intérêt public et encourager la corruption » !,
    - « Un manque d’éducation peut contribuer à la perpétuation de la corruption en empêchant les citoyens d’être suffisamment informés pour demander des comptes aux élites corrompues » !,
    - « comment peut-on croire qu’après 60 années d’indépendance, 75 % des malgaches ont un niveau d’éducation inférieur au primaire » !.

    Je rajouterai, pour expliquer premier extrait, comment pourrai-il en être autrement quand on voit la manière dont la Présidente de l’Assemblée Nationale malgache (élue par le Peuple !), a été évincé de son poste et de son siège de « députée » !.
    Il y a quelques temps, Madagascar Tribune, éditait un article signalant l’augmentation de nombre de députés prévu pour les prochaines législatives !.
    A quoi sert cette augmentation de sièges (avec les frais de représentation que cela va entrainer !), si tous et toutes les élu(e)s doivent avoir le même avis que leur Parti, et voter en fonction des décisions du filoha de ce même « parti » ?!.
    Si le « Trésor Gasy » cherche à faire des économies, cette augmentation va à contrecourant !.

    • 29 mars à 20:04 | Albatros (#234) répond à Albatros

      Je faisais allusion à l’article suivant :

      Elections législatives 2024 : 163 sièges à pourvoir
      jeudi 14 mars | Mandimbisoa R.

  • 29 mars à 20:26 | bekily (#9403)

    Nous sommes dans un SYSTEME DE GOUVERNEMENT MAFIEUX ET CORROMPU

    tout est organisé pour renforcer la règle :
    - celle de protéger et renforcer les intérêts particuliers de la mafia
    - au détriment de l’intérêt général du peuple.

    Nous sommes à un point de non retour sans RÉVEIL GÉNÉRALISÉ...
    Sans cela,
    Je crains à terme une déchéance incontrolable des institutions , comme à Haïti...

  • 29 mars à 20:27 | bekily (#9403)

    Nous sommes dans un SYSTEME DE GOUVERNEMENT MAFIEUX ET CORROMPU

    tout est organisé pour renforcer la règle :
    - celle de protéger et renforcer les intérêts particuliers de la mafia
    - au détriment de l’intérêt général du peuple.

    Nous sommes à un point de non retour sans RÉVEIL GÉNÉRALISÉ...
    Sans cela,
    Je crains à terme une déchéance incontrolable des institutions , comme à Haïti...

  • 30 mars à 22:30 | iarivo (#5822)

    « [...] Le colonialisme a joué un rôle extrêmement négatif car les élites ont été habituées à être serviles d’une certaine façon, elles ne se sont pas encore débarrassées de cette culture de la servilité, la culture du service personnel et ça laisse une empreinte très forte sur un certain nombre de sociétés (…) une culture de la domination et de la maîtrise qui est très difficile à éradiquer. » (Prof Jean-Fabien Spitz)

    A en lire ce commentaire, cela laisserait à penser qu’avant la colonisation les Malgaches vivaient libres et indépendants dans un Paradis Terrestre !

    Et pourtant, si nous prenions un peu la peine, et le courage, de prendre connaissance de la société malgache, des sociétés malgaches précoloniales, nous constaterons qu’à cette époque la notion de citoyenneté n’existait absolument pas, encore moins celui de nation (ni de patrie) malgache, merina, sakalava, betsimisaraka ou de n’importe quelle autre, que le Malgache lambda (c’est à dire la majorité) n’était que le sujet, ou l’esclave (Andevo), du clan des Andriana, voir même des Hovas, qu’ils devaient obéissance absolue et adoration envers leurs souverains qui avaient droit de vie et de mort !

    Tous ces qualificatifs de citoyenneté, de nation, de patrie, de démocratie, de liberté, de respect de la personne humaine (dignité humaine), etc., ce sont l’Occident qui les ont définis et vont les diffuser à Madagascar et en Afrique par l’intermédiaire des missions religieuses chrétiennes mais surtout et plus particulièrement par le colonialisme.

    Cela se ressent encore pleinement aujourd’hui lorsque nous constatons que les Malgaches lambda seront beaucoup plus soumis aux Tangalamena et assimilés plutôt qu’aux agents administratifs (Maire, Chefs de province ou de région, Ministres, etc.) et chercheront systématiquement à se soumettre à un de ces gourous d’une de cette multitude de sectes religieuses comme ils l’ont fait pendant des millénaires avant l’arrivée des Européens.

    Ce n’est pas pour rien que Andry Rajoelina, qui l’a très bien compris, va faire le tour de l’île pour chercher le soutien et la bénédiction de ces petits roitelets locaux à la veille de chaque élection présidentielle !

    Ne parlons pas de ces évènements du 26 mars 1947 que beaucoup de politiciens (et leurs suppôts) de tous bords veulent nous faire croire qu’il s’agirait d’un soulèvement patriotique (Patrie ?) et nationaliste (Nation ?) du peuple Malgache (Peuple ? Malgache ?) contre l’occupation colonialiste !

    Ils veulent vraiment nous prendre pour des imbéciles mais un jour (très bientôt) la vérité sortira et nous comprendrons tous ce qu’il en est réellement.

    • 31 mars à 07:59 | Ombiasy (#11606) répond à iarivo

      Merci Iarivo pour ces réflexions hors du commun.
      à souligner : l’andevo n’avait pas droit à un tombeau
      la citoyenneté,l ’égalité, inconnue ,impensable avant la Colonisation

    • 31 mars à 08:20 | Ombiasy (#11606) répond à iarivo

      une retouche Iarivo :Aucune des élites actuelles n’a subi sur le sol malgache l’ordre colonial ,l’exemple colonial ,la soumission coloniale. ils sont dans leur naturel

  • 30 mars à 23:19 | bekily (#9403)

    Habitués à être serviles ???? Je doute
    - relisez bien notre (nos) histoire

    Droit de vie ou de mort sur les andevos ???
    - ne confondons pas avec l’esclave de l’antiquité grecque ou latine ? ou de Californie avant l"abolition de l’esclavage ?

    Les notions de citoyenneté, nation etc...héritées de l’occident ???
    , peut être geographiquement
    - ne serait ce pas plus exactement des NOTIONS issues de l"EVOLUTION UNIVERSELLE simplement ? PRODUITS DU CHOC DES CIVILISATIONS ???
    - quoi de plus démocratiques que l’organisation socio- politique des dites barbares AMAZONES ????

    - la revolte de 1947 qualifiée de rebellion « contestable »
    **** n’a t elle pas entraîne après la GUERRE D’INDOCHINE , suivie immédiatement par LA GUERRE D’ALGERIE ???
    Seule l’Afrique dormait avec les Léon M’a, Senghor et Houphouet..
    Les anciens députés de la francophilie..

    Oui ,IARIVO
    vous avez parfaitement raison
    Les desinformateurs veulent nous prendre pour des imbéciles
    Sachant pertinemment que Rajoelina règne par la CORRUPTION GENERALISEE organisée et dirigée par la FRANCE en collaboration avec nos TRAITRES NATIONAUX : RAVATOMANGA EN PARTICULIER !!!!

    Détruisant L’ÉDUCATION NATIONALE depuis des années, les corrupteurs préparaient leur 80% sur 20% de votants !
    Le reste abandonnant tout en rase campagne...
    vous avez parfaitement raison

    • 31 mars à 08:12 | Ombiasy (#11606) répond à bekily

      la révolte indochinoise ,algérienne ce fut autre chose que notre petit «  »47«  » Bekili !chez eux c’est le peuple tout entier qui entra en rébellion et la guérilla dura des années avec son cortège de morts et de souffrances

    • 31 mars à 08:28 | Ombiasy (#11606) répond à bekily

      BEkily _C’est bien un député malgache à l’assemblée nationale française ,Tsiranana,qui devint le premier président de la République malgache___ tout comme un Senghor ou un Houphouet Boigny

    • 31 mars à 12:27 | bekily (#9403) répond à bekily

      troll et son interprétation étriquée du sens de l’histoire , au rhum et piment

    • 31 mars à 12:43 | bekily (#9403) répond à bekily

      troll
      quand on prétend faire un peu d’histoire , il faut être capable d’être RIGOUREUX
      ainsi
      je parlais de révolte malgache ....puis de guerre d’Indochine (mouvance politique d’après 1945)

      le TROLL reprend gaiment « REVOLTE » indochinois pour classer ses petites théories à la noix
      comparant l’incomparable....

      juste une occasion pour un TROLL de faire un amalgame douteux avec son esprit crasseux de REFOULE HAINEUX AVEC COMPLEXE D’INFERIORITE ....
      déphasé , SANS APPARTENANCE IDENTITAIRE AFFIRMEE !

    • 31 mars à 17:47 | bekily (#9403) répond à bekily

      Indochinoise

  • 30 mars à 23:20 | bekily (#9403)

    Organisation démocratique....

    • 31 mars à 15:17 | Ombiasy (#11606) répond à bekily

      COMME VOUS AVEZ DU TEMPS A PERDRE /BEKILOU
      SURCHAUFFE ?

  • 12 avril à 15:01 | ravel (#4625)

    REASAKA MANDANY JIRO IZANY @ IZAO FOTOANA IZAO.

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