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Economie

Journée de l’industrialisation

« Nous attendons des signes forts »

mercredi 21 novembre 2007 | Volana R.
Hery Ranaivosoa, président du SIM, se dit sceptique quant à l’amélioration du métier.

La Journée ne suffit pas ! Le président du Syndicat des Industries de Madagascar, Hery Ranaivosoa, se dit sceptique quant à l’amélioration du métier, malgré une journée consacrée en son nom. « Nous attendons plus, et des signes forts ». Madagascar a l’habitude de gérer au quotidien, les problèmes et les obstacles qui se présentent. « La confiance entre les deux parties est de mise (le pouvoir public et les industriels). Les industriels sont prêts à coopérer, mais les gestes tardent à venir. Nous attendons par exemple la publication des lois déjà élaborées en collaboration, ou encore une meilleure transparence sur la situation du monde de l’industrie pour que nous puissions passer sans aucun doute au stade des investissements ».

Une lettre comme gage

Contrairement aux entreprises commerciales ou des zones franches, « les industries représentent un métier durable. Le SIM est constitué de diverses sortes d’entreprises, des plus petites aux plus grandes. Des groupements de boulangers, d’imprimeurs, miniers, de transformateurs de produits de l’agriculture ou de producteurs de produits alimentaires… »

En ce qui concerne la Lettre de Politique Industrielle que le SIM présentera sous peu, le président du SIM précise déjà, a-t-on compris, que c’est une sorte de gage qui traduit la volonté des industriels et une marque de cette recherche de la confiance réciproque tant réclamée. « Les industriels ont été invités pour son élaboration, a-t-il déclaré, et nous espérons que le pouvoir s’engage, notamment sur l’amélioration de la production d’énergie, car une demande de branchement équivaut jusqu’à présent à un parcours du combattant, sans parler du délestage ».

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- Seulement 13% du PIB national

L’industrie malgache devra s’étoffer davantage et se consolider. Elle ne crée que 13% du produit intérieur brut et c’est peu ; elle doit constituer plus. Ce qui équivaut à dire que le domaine de l’industrie n’apporte pas encore sa pleine contribution dans produit intérieur brut national. « C’est un domaine qui mérite mieux et qui doit s’améliorer ». Le ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrialisation, Ivohasina Razafimahefa, a incité les opérateurs à faire face à la concurrence. « L’industrie est la première clé de la croissance de la valeur ajoutée. Une nation sans industrie ne peut se prévaloir d’un développement surtout devant une mondialisation qui va galopant. Madagascar ne peut s’y soustraire ». Un défi est lancé, que le nombre des industries à Madagascar croisse de 10,5% par an. « Le Madagascar Action Plan exige, en effet, que le PIB augmente à 7%, voire 10%, et la participation des industries est demandée expressément ».

D’autre part, des centres régionaux seront créés pour le développement de l’artisanat. « Il faut oublier, dorénavant, le système de subventions. Les possibilités d’exploitation des opportunités régionales peuvent apporter un appui aux populations pour qu’elles créent leurs propres emplois. Sur ce, la concentration sur des chaînes de valeur peut produire plus de valeur ajoutée, plus d’emplois, donc facteur d’un développement réel ».

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- 75% de la valeur ajoutée

Jusqu’ici, les industries font face à plusieurs problèmes : une insuffisance énergétique, une carence en matériels technologiques, des coûts élevés des facteurs de production, une insuffisance des intrants locaux tant en qualité qu’en quantité. Existent aussi des problèmes liés à la normalisation de la qualité des produits, le non-renouvellement des outils de production, les difficultés d’accès aux crédits et aux technologies. Les industriels souffrent également pour diverses raisons, de la non maîtrise des procédures des règles des marchés nationaux et internationaux. Cependant, des opportunités se présentent, comme une grande disponibilité d’une main d’œuvre jeune et compétitive, ou encore une abondance des matières premières agricoles.

Aujourd’hui, les marchés s’ouvrent sur le régional (SADC, COMESA…), une manière d’offrir de nouveaux horizons pour le développement. Le ministère de tutelle apporte encore une autre justification, celle de l’existence de la Lettre de politique industrielle.

Reste son application.

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- Et si le fisc était fixe…

De la Journée de l’industrialisation en Afrique, plusieurs opérateurs se demandent pourquoi le pouvoir ne commence pas par instaurer un fisc qui n’est pas près de changer à tout moment.

« Comment voulez-vous qu’on planifie un certain montant d’investissement, alors que la sécurité fiscale n’existe pas ».

De plus, « les informations n’arrivent toujours pas au bon moment. Des opérations à risque sont souvent engagées avant qu’on ne sache ce qui nous arrive. » Et si le fisc était fixé pour un certain moment, « le temps qu’on respire et que les affaires soient stables ».

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