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Mis en accusation devant la HCJ : le rapport de l’Assemblée Nationale tarde à venir

mercredi 25 novembre 2020 | Mandimbisoa R.

Pour la deuxième fois, en l’espace d’une semaine, la présentation du rapport de la commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice (HCJ) d’anciens dirigeants a été une fois de plus reportée. Quatre dossiers d’anciens membres du gouvernement devaient être délibérés hier.

La session boudée par les députés, avait déjà commencé avec du retard hier. Par la suite, le président de la commission, le député Honoré Tsabotokay a annoncé qu’il resterait encore des détails à analyser et des témoins à auditionner d’où nouveau report. À en croire les explications de ce député de Vohipeno, la commission n’a pas tourné les pouces depuis le jour où elle devait présenter, pour la première fois, ce rapport. Le député de Vondrozo Djohary Lee Andrianambinina, qui devait présenter le rapport, avait évoqué quant à lui un volume trop important de dossiers.

« Les anciens ministres impliqués dans les dossiers ont tous répondu à leur sollicitation. Ils ont coopéré », déclare le président de cette commission spéciale au sein de la Chambre basse. « Certains d’entre eux sont à Madagascar, d’autres à l’étranger », ajoute-t-il.

La présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, qui a dû lever la séance, a tout de même rappelé que la présentation de ce rapport devra se faire lors de cette deuxième session parlementaire ordinaire, conformément à la loi.

La commission devrait ainsi accélérer le rythme et montrer un peu plus de dynamisme, d’autant plus que les voix commencent à s’élever comme quoi ces multiples reports ne seraient finalement qu’une manœuvre dilatoire des députés pour préserver certains intérêts.

21 commentaires

Vos commentaires

  • 25 novembre 2020 à 10:02 | betoko (#413)

    Qu’on arrête cette fumisterie de la HCJ et qu’on juge les ex président de la republique ou ministres qui ont fauté comme tout le monde

    • 25 novembre 2020 à 10:29 | vatomena (#8391) répond à betoko

      Quel Pays ! incapable d’enlever les ordures de rues chaque jour .Des quartiers qui vivent dans la pestilence jour et nuit. Et ,c’est la France , le fonds français de développement, qui doit prendre la charge financière pour l’enlèvement des ordures.chaque jour .L’indépendance octroyée par la France à son ancienne colonie va lui couter bientot plus cher que le seul fait colonial d’avant . De Gaulle qui voulait tant décharger la France du fardeau colonial aura été trahi par le vil successeur. aux dépens du contribuable français .

    • 25 novembre 2020 à 10:37 | arsonist (#10169) répond à betoko

      # vatomena

      Ce ne sont pas seulement les ordures et immondices qui inondent les rues que Bokassa-gasy et ses foza n’enlèvent pas.
      Mais aussi les ordures dans leurs propres rangs
      ainsi que les immondices incrustées grave dans leur esprit.

  • 25 novembre 2020 à 11:07 | betoko (#413)

    Vatomena
    Mais ces frics qui vient du fond français du développement ne sont pas gratuit et ce n’est qu’ une toute petite goute d’eau et un jour ou l’autre il faut les rembourser
    Tout action venant d’un pays donateur ne se fait pas gratuitement , il existe toujours quelque chose en retour et si cela vous déplaît, dites à Monsieur Emmanuel Macron de ne plus aider les pays pauvres dont Madagascar ne possède pas l’exclusivité

    • 25 novembre 2020 à 11:27 | arsonist (#10169) répond à betoko

      Une excellente idée que le gouvernement français devrait mettre en application tout de suite :
      supprimer tous les versements d’argent, y compris les pensions de retraite, à toutes les personnes qui vivent dans les pays pauvres.

    • 25 novembre 2020 à 12:43 | lé kopé (#10607) répond à betoko

      On a toujours de tout temps ,trouvé comme excuse ,les divergences de point de vue , et d’appartenance politique, entre le pouvoir central , et la Mairie , pour ne pas enlever les ordures . Maintenant que les deux entités sont du même bord , qui est ce qui les empêche de faire le travail ? Et où sont partis tous ces camions et bennes à ordures , estampillés de la couleur orange , et flambants neufs ? Ce n’était donc, que du pipeau ? La population ,surtout ceux qui étaient crédules , et qui ont voté pour votre Calife , commence à s’impatienter , surtout que le prix du riz est en train de flamber , que l’AR se déprécie à grande vitesse (TGV), et qu’il n’y a pas d’eau , ni d’électricité ,et les routes défoncées , l’Education , la santé et la Sécurité laissent à désirer . Celui qui rétablira un brin de "normalité" ,sera attendu comme un Messie .

    • 25 novembre 2020 à 13:12 | vatomena (#8391) répond à betoko

      Le jour où la France se fera rembourser ,prévenez moi . Avec quel argent ,dollars ou euros ,madagascar peut rembourser un pret.Elle peut survivre que par l’annulation des dettes .tant que le pays peut payer ses fonctionnaires ,ça va encore..

    • 25 novembre 2020 à 13:25 | arsonist (#10169) répond à betoko

      Non, Vatomena !
      Ce n’est pas le "pays" seul qui paie ses fonctionnaires, mais l’argent venant de l’Etranger aussi.
      Ne jamais oublier que ce pouvoir foza fait le jeu de certains groupes d’intérêts politico-financiers occultes à l’Etranger .

  • 25 novembre 2020 à 13:57 | Vohitra (#7654)

    Bonjour à tous,

    Il n’est pas futile de réitérer encore et toujours que l’instauration de cette HCJ selon les dispositions en vigueur actuelles n’est qu’une manœuvre savamment établie pour permettre de soustraire les hauts dignitaires du pays à une éventuelle poursuite judiciaire en leur encontre, en rendant complexe, lourd et difficile la procédure y afférente.

    Cette manœuvre dilatoire a été inscrite dans les Constitutions des Républiques successives dans le pays, et cela depuis 1992 (article 41 de la troisième République), et maintenue depuis dans la Constitution actuellement en vigueur (article 40 de la quatrième République). Le fond et la forme des articles de la loi fondamentale Malagasy en la matière a été tout simplement copié dans sa grande ligne à partir de la Constitution Française de 1958 sauf sur les aspects liés aux juridictions qui en sont responsables selon les catégories de personnalités impliquées et faisant face à a Cour.

    Les principales difficultés, ainsi que les entorses à la notion de légitimité populaire, dans l’application des procédures y afférentes peuvent être résumées à travers trois points majeurs :

    • La confusion délibérée entre les personnalités ayant une légitimité populaire par voie d’élection (Président de la République, Parlementaires) et celles qui n’en font pas partie (les autres chefs et membres d’institutions non élus)
    • La confusion entre actes et décisions prises dans l’exercice des autorités politiques et publiques en rapport avec le la Constitution, et les actes commis en tant qu’individus, pouvant être qualifiés de « crimes et délits »
    • La confusion entre l’application des procédures selon les périodes concernées, notamment durant l’exercice de fonctions et pouvoir conféré par la Constitution, et la période en dehors de ces attributions

    Le régime politique responsable et concepteur de toutes ces confusions et difficultés est celui de Rajaonarimampianina Hery, il faut le dire sans ambages, à travers les dispositions de la loi organique N°2014-043 du 18 décembre 2014 relative à la HCJ. Le régime du précédent quinquennat avait mis à profit la disposition constitutionnelle contenue dans l’article 136 pour opérer l’élaboration de cette loi organique en rendant complexe et long l’application des procédures y afférentes, voire même quasi-impossible compte tenu du contexte institutionnel du pays.

    Successivement, nous allons aborder les jalons de difficultés posés et implantées délibérément par l’ancien régime dans l’application de cette loi organique :

    1. Qui peut porter plainte contre ces personnalités qualifiées de haut dignitaire ?
    Chaque électeur, prouvé en tant que tel lors des dernières élections, ayant préalablement collecté la signature pour s’y faire de 580 individus dont 500 Maires, 50 députés et 30 Sénateurs (réduit à 250 Maires pour les personnalités autre que le PRM)…aussi, quel simple citoyen électeur , aura les moyens de faire cette collecte de signature ? Ainsi, tant qu’un régime se trouve dans la majorité, il est pratiquement difficile de formuler une plainte dans ce sens vis-à-vis de ces hautes personnalités, et quelle que soit la nature des crimes et délits commis…

    2. La procédure de plainte
    Admettons que le citoyen avait pu obtenir la caution morale à travers les signatures collectées, comment pourrait-il faire face à un détenteur du pouvoir de l‘autorité politique et publique encore en activité ? Ici se pose les problèmes et confusion liés à la déchéance et la destitution, encore délimités par d’autres articles dans la disposition constitutionnelle…

    3. Une procédure très complexe et longue, facilement exposée à la corruption

    • Dépôt de la plainte auprès de la greffe de la HCJ (par le citoyen ou la PAC)
    • Transmission du dossier à la médiature de la République
    • Transmission du dossier auprès du Président de l’Assemblée Nationale
    • Soumission du dossier auprès d’une Commission de Plainte, dont la composition essentielle est constituée par des personnalités du régime au pouvoir ( 04 venant de la Présidence, 02 députés, 02 sénateurs, 02 de la primature, 02 de la HCC, 01 du ministère de la justice), et qui va encore statuer sur la recevabilité de la plainte
    • Elaboration d’une proposition de résolution de mise en accusation par la Commission de Plainte
    • Création d’une Commission d’enquête auprès de l’Assemblée nationale lors d’une session ordinaire
    • Elaboration du rapport de la commission d’enquête
    • Soumission au vote des membres de l’Assemblée nationale de la résolution de mise en accusation, uniquement pendant une session ordinaire du Parlement
    • Transmission du rapport d’enquête de la Commission d’enquête auprès du Procureur Général de la Cour Suprême
    • Création d’une Chambre d’accusation auprès de la Cour Suprême pour juger de l’existence des faits énoncés dans l’accusation
    • Si les preuves sont jugées suffisantes par la Chambre d’instruction rend un arrêt de renvoi devant la HCJ
    • A charge pour la HCJ de prononcer la déchéance ou non de la personnalité incriminée, et ensuite juger du fond de l’accusation portée à son endroit

    A titre de rappel, la HCJ est composée de : le Premier Président de la Cour Suprême, 02 Présidents de Chambre à la Cour de Cassation, 02 Premiers Présidents de Cour d’appel, 02 Députés, 02 Sénateurs, 02 membres issus de la HCDDED…nous amenant à nous poser la question : pourquoi accepter que des politiciens puissent siéger dans une Cour en tant que juges ?

    (à suivre)

    • 25 novembre 2020 à 14:00 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      (suite et fin)

      Ainsi, avec cette procédure très longue et complexe, il y a très peu de chance, oui on ne peut plus que s’en remettre à la chance, de pouvoir emmener légalement face à la justice les hauts dignitaires impliqués dans des cas de délits et de crimes avérés…

      Et le plus grave, c’est la confusion délibérée si la personnalité incriminée est encore, ou non, détentrice de l’autorité de la puissance publique et/ou politique…ainsi que l’usurpation par la HCJ du pouvoir de déchéance d’une personnalité détentrice de l’onction populaire, un pouvoir qui est dévolu par la Constitution à l’Assemblée Nationale pour le cas du PRM…

      Bref, au vu de tout ce qui est décrit supra, n’est-il pas plus approprié de simplifier la procédure en séparant la procédure de déchéance, à accorder par voie de vote au sein de la représentation nationale…et laisser après la poursuite de la procédure se dérouler soit au niveau des tribunaux de droits commun comme tous les citoyens soit au niveau du PAC…

      Et de considérer la personnalité incriminée qui n’est plus détentrice de l’autorité du pouvoir politique et publique comme de simple citoyen comme tant d’autres…

      Ainsi, il est clair et sans ambigüité que la loi en vigueur n’est plus la même pour les citoyens du pays, les anciens détenteurs du pouvoir sont toujours considérés d’une autre manière et avec de certains égards, et que cette loi organique sur la HCJ est destinée prioritairement à protéger les puissants et anciens dirigeants du pays quelle que soit la nature des délits et crimes commis vis-à-vis de l’Etat et de ses concitoyens…

      Deux voies se présentent à nous si on veut rétablir cette situation inégalitaire des citoyens vis-à-vis de la loi et des procédures, soit qu’on change de Constitution et en supprimant carrément la HCJ, soit élaborer par voie législative une nouvelle loi organique relative aux procédures à appliquer pour la poursuite judiciaire des anciens dirigeants du pays pour des cas de crimes et délits commis durant l’exercice de leurs fonctions…

      Sans changement et réforme notable dans ce sens, les TSY MATY MANOTA auront encore le temps et les moyens pour détruire le pays et anéantir la population entière, et s’enrichir sur le dos du peuple Malagasy…et que les crapules de la République vont encore sévir pour les siècles à venir…

  • 25 novembre 2020 à 14:44 | Besorongola (#10635)

    NOUS SOMMES EN MAI 2018 SO0US LA PRESSION DE LA RUE ET DE LA HCC !
    L’IMPERFECTION DE CETTE INSTANCE JURIDIQUE ÉTABLIE À LA VA VITE EXPLIQUE SA FAIBLESSE !

    La première Haute Cour de Justice malgache voit enfin le jour
    mardi 29 mai 2018 | Vavah Rakotoarivonjy
    Plus de 50 ans après son indépendance, Madagascar a enfin sa première Haute cour de justice (HCJ), cette instance judiciaire compétente pour juger le chef de l’État, les présidents des assemblées parlementaires et les membres du gouvernement sur les éventuels fautes graves commises durant leur mandat. Le décret de constatation de la désignation de certains membres de cette juridiction a été rendu public hier par la présidence de la République.

    Les membres de cette Haute cour de la justice sont, au titre de l’Assemblée nationale Houssene Abdallah, Richard Jean Bosco Rivotiana ; au titre du Sénat, Bienvenue Manjany et Luc Ramparison ; au titre du Haut conseil pour la défense de la démocratie et de I’Etat de droit (HCDDED), Annick Tsiazonangoly et Ravelonarivo Koera.

    L’article 136 de la Constitution indique que cette Cour est composée de 11 membres titulaires. Ainsi, la liste communiquée par la présidence de la République hier sera complétée par « le premier président de la Cour Suprême, Président, suppléé de plein droit, en cas d’empêchement, par le président de la Cour de Cassation ; deux présidents de chambre de la Cour de la Cassation ; deux premiers Présidents de Cour d’Appel ». Ce même article indique que « le ministère public est représenté par le Procureur Général de la Cour Suprême assisté d’un ou plusieurs membres de son parquet général » et que « le greffier en chef de la Cour Suprême est de droit greffier de la Haute Cour de Justice ».

    Un cap est alors franchi dans la mise en place d’un État de droit à Madagascar ; la mise en place de la HCJ a certes eu lieu dans un contexte politique difficile et ambigu, mais l’essentiel, du moins pour l’instant, est qu’elle existe.

    Reste à savoir comment cette instance suprême de la justice malgache va agir et réagir. Son indépendance et impartialité seront-t-elles effectives pour ne pas décevoir l’opinion comme c’était déjà le cas avec les instances judiciaires déjà en place actuellement qui seraient minées par la corruption grandissante sévissant au pays ? L’avenir nous le dira.

  • 25 novembre 2020 à 14:56 | Besorongola (#10635)

    L’UNE DES RAISONS DE CE RETARD VOULU PAR LE RÉGIME EST !

    Une plainte contre le ministre de l’intérieur de Rajoelina TINARIVELO RAZAFIMAHEFA déposée à la HCJ.
    mardi 25 août 2019 | Mandimbisoa R.
    Le scandale impliquant le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation est en train de prendre une autre tournure. L’affaire d’écrans à 86 pouces et matériel informatique du Centre de commandement opérationnel qui coordonne la lutte contre le Covid-19 à Madagascar se corse. Une poignée de partis politiques et de citoyens ont déposé hier une plainte auprès de la Haute cour de la Justice (HCJ) contre le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Tinarivelo Razafimahefa. L’accusation porte essentiellement sur un conflit d’intérêts et manquement aux procédures du marché public.

    Assimilée à des faits de corruption, cette affaire devrait être portée devant le Bureau indépendant contre la corruption (BIANCO). Mais vu que le mis en cause est un membre du gouvernement, les plaignants jugent importants de saisir directement la HCJ, l’instance judiciaire habilité à juger les membres de gouvernement et les chefs d’institution.

    Le Centre de commandement opérationnel qui coordonne à Madagascar la lutte contre l’épidémie du Coronavirus, dont le ministre de l’intérieur en est le président, a acquis des matériels informatiques pour équiper ce centre. Sur la facture, diffusée sur les réseaux sociaux, qui se chiffre à 216 millions d’ariary, il y a la signature de Tinarivelo Razafimahefa, et de son épouse, Tsanta Razafimahefa, directrice commerciale de la société qui a vendu les matériels.

    Tinarivelo Razafimahefa s’est défendu en expliquant qu’il s’agissait d’un don en matériels du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il avait notamment précisé dans l’Express de Madagascar du 17 août que « c’est ce partenaire qui a acheté lui-même le matériel là où bon lui semblait ».

    L’ancien sénateur, Joseph Yoland, qui fait partie de ceux qui ont déposé cette plainte auprès de la HCJ affirme qu’au vu des signatures sur la facture, « le conflit d’intérêts est manifeste ». Il s’interroge également sur la procédure d’attribution de marchés publics dans cette affaire. « Non, il n’est pas question d’opposition ou de politique, mais de défense de l’intérêt supérieur de la nation face notamment à toute forme de détournements de fonds », précise ce politicien connu pour son combat pour la sauvegarde de la souveraineté nationale.

    Il n’y a pas que les politiques qui s’offusquent de l’affaire. Les organisations de la société civile, notamment Transparency International-Initiative Madagascar, a déjà dénoncé à plusieurs reprises ce conflit d’intérêts. Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutif de cette organisation a révélé que le responsable du PNUD dans le pays lui avait confié que cet organisme n’aurait fait que le décaissement après qu’on lui ait présenté la facture. Autrement dit, le PNUD n’a pas choisi le prestataire. Des propos qui semblent contradictoires à ce qui a été dit par le ministre.

    « Le problème ne réside pas sur la provenance du fonds, parce que le ministre en question avait indiqué que l’Etat n’a sorti pas le moindre sou mais sur le principe d’intégrité car la finalité de l’utilisation de ce don est normalement pour les Malgaches », avance la première responsable de Transparency International-Initiative Madagascar. Joseph Yoland, de son côté, dénonce un détournement voire une tentative de détournement de fonds destinés à la lutte contre l’épidémie.

    Un autre organisation de la société civile, le mouvement Rohy indique pour sa part que cette « affaire est un exemple concret du manque de transparence dans la gestion des allocations dans la lutte contre le Covid-19 » à Madagascar. En effet, les organisations de la société civile ont réclamé à plusieurs reprises la transparence de la gestion des aides, notamment extérieures, obtenues dans le cadre de la lutte contre le coronavirus à Madagascar. La société civile avait adressé une lettre au CCO-Covid-19 le 11 juin dernier leur demandant la liste des marchés publics ainsi que le cadre légal régissant l’exécution budgétaire applicable en temps de crise de Covid , une autre lettre de relance a été envoyée le 13 juillet sans qu’aucune réponse n’ait été apportée jusqu’à ce jour.

    • 25 novembre 2020 à 14:59 | Besorongola (#10635) répond à Besorongola

      Mardi 25 août 2020 MAIS PAS 2019 Mandimbisoa R.

  • 25 novembre 2020 à 14:57 | arsonist (#10169)

    Boujour, Vohitra !

    Je ne prétends pas connaître les règles en ce qui concerne le droit, et encore moins ce que l’on appelle pompeusement Droit Constitutionnel.
    Mais je crois avoir entendu vaguement que les lois peuvent être corrigées, voire supprimées et changées.
    Par exemple, je crois que des lois nazies avaient existé et étaient appliquées rigoureusement en Allemagne du temps de Hitler. A l’époque les Nazis étaient les plus forts dans les territoires qu’ils contrôlaient.
    Mais après la défaite totale des armées nazies, les lois nazies étaient anéanties et remplacées par d’autres lois imposées par les puissances victorieuses.
    Je pense donc que c’est la loi du plus fort que l’on respecte et que l’on applique.

    Mon idée alors [je ne prétends pas qu’elle est bonne]
    1. Neutraliser Bokassa-gasy et tous ses alliés. Vaincre totalement ses forces de répression [un total anéantissement de ces dernières est même souhaitable].
    2. Abolir les lois foza, comme les lois nazies avaient été abolies.
    3. Etablir des lois nouvelles, plus humaines et positivement plus conformes à l’esprit gasy [j’ai dit positivement]

    • 25 novembre 2020 à 15:07 | arsonist (#10169) répond à arsonist

      En 1991-1992 d’abord , et en 2002 ensuite , à chaque fois nous n’avions pas anéanti totalement Deba et ses Gasy complices, ni surtout ses forces de répression.
      Alors à chaque fois, après quelques années d’attente, ils sont revenus sous leurs propres traits ou sous les traits d’autres qui leur sont pareils, voire pire.

      Erreur fondamentale ! Qu’il ne faut jamais plus refaire !

    • 25 novembre 2020 à 15:34 | arsonist (#10169) répond à arsonist

      En 1975, la surpuissance USA était vaincue pour la 1ère fois de son histoire.

      Jeune Parisien à l’époque, pendant les quelques années qui précédaient cette première défaite US, dans les échanges avec les copains, certains répétaient sans cesse que [je cite] "les USA ne pourront pas résister à cette guerre populaire prolongée que les Viets leur opposent" .

      Hé ! Ben ! A ma grande stupéfaction, en 1975 la première défaite des USA de l’Histoire fut actée en 1975.

      "Guerre populaire prolongée".
      Quelques années plus tard, devant cette même forme de guerre, l’Armée Rouge avait connu aussi sa première défaite de l’Histoire en Afghanistan.

      A Mada, l’ennemi à abattre n’est pas physiquement une armée qui vient de l’Etranger.
      Cet ennemi porte les couleurs locales.
      A mon avis cet ennemi est loin d’être difficile à battre comme l’étaient les Forces US au Vietnam ou l’Armée Rouge en Afghanistan.

      Mais qui oseraient faire lever les fokonolona pour combattre leur ennemi ?
      Je n’ai pas le talent pour ce faire.

    • 25 novembre 2020 à 15:44 | Vohitra (#7654) répond à arsonist

      Bonjour Arsonist,

      Depuis les 45 dernières années de la République, les fléaux qui avaient ravagé et qui continuent encore de sévir dans le pays sont la corruption et le détournement de denier public…

      Les politiciens, les élus, les fonctionnaires, ne cessent de piller et dépecer l’Etat et ses avoirs et patrimoines au détriment du peuple et creusant de fait les inégalités sociales dans le pays…

      Au pouvoir, ils sont intouchables et hors d’atteinte de l’application de la loi, une fois en dehors du pouvoir, il se trouve encore que les lois et les procédures continuent encore de les protéger…une situation qui ne fait que favoriser l’extension et la pérennité des actes odieux de ces tsy maty manota…

      Ici, comme je l’ai dit supra, on entretien volontairement la confusion entre délits politiques (non respect de la Constitution) et les délits et crime de droits communs perpétrés par les Tsy maty manota d’une part, et que d’autre part, les tsy maty manota veulent imposer une Cour spéciale avec des lois spécifiques pour eux , pour les protéger une fois qu’ils ne sont plus au pouvoir…

      Arema, TIM, MAPAR, HVM, il a des tsy maty manota parmi eux…et il n’est pas rare de voir des tsy maty manota Arema qui se métamorphosent en tsy maty manota des trois dernier partis politiques au pouvoir…et plus tard leurs descendances respectives deviennent aussi des tsy maty manota…

      Ainsi, il est impératif et primordial de se concentrer sur les sources des maux qui frappent le pays, de veiller à l’élimination de ces sources en en mettant en place un cadre légal acceptable et durable, et de faire respecter sans distinction ni privilège de droit ce cadre légal…

      Ca ne sert à rien de changer de système politique ou de changer de dirigeants politiques ou de développer de vision de progrès tant qu’on laisse encore en place dans le système et la pratique les sources des maux qui rongent le pays et l’Etat…

      Il est impératif de mettre hors d’état de nuire les tsy maty manota, qui qu’ils soient et où qu’ils se trouvent…

  • 25 novembre 2020 à 16:24 | vatomena (#8391)

    J’entends bien:le pays vit tres pauvrement parceque les richesses sont accaparées par quelques forbans de la politique et du commerce.Eh bien ,je doute de cette affirmation.Je crois que si on faisait rendre gorge à tous les gens en haut de en haut et si on distribuait leurs avoirs comme nous sommes pres de 30 millions cela ferait seulement quelques ariary pour chacun.La vraie richesse vient du travail ,de l’esprit d’entreprise ,de l’industrialisation et de la persévérance.Cela ne se trouve pas dans notre esprit ou si peu....

    • 25 novembre 2020 à 20:20 | lé kopé (#10607) répond à vatomena

      Vatomena,
      Merci de nous rappeler les valeurs fondamentales pour une émancipation harmonieuse . Je confirme que le travail permet à chacun de garder sa dignité ,et le plaisir de subvenir aux besoins de sa famille . L’expérience , que vous avez accumulé durant votre vie , peut encore éclairer nos lanternes, bien que je ne sois pas toujours en accord avec vos convictions profondes . Par contre, je suis toujours à l’écoute de certaines de vos idées , qui sont loin d’être obsolètes .Respects .

    • 25 novembre 2020 à 22:57 | Yet another Rabe (#4812) répond à vatomena

      Bonsoir Vatomena,

      "La vraie richesse vient du travail ,de l’esprit d’entreprise ,de l’industrialisation et de la persévérance", merci pour votre citation.

      Jean de La Fontaine dans "Le laboureur et ses enfants" nous l’a déjà enseigné : https://www.poetica.fr/poeme-850/jean-de-la-fontaine-le-laboureur-et-ses-enfants/

      Malheureusement, peu de jeunes malgaches de l’époque actuelle auront compris et peut être comprendront ils plus tard mais trop tard ce que vous avez écrit et je le déplore.

      Les jeunes malgaches veulent s’enrichir sans travailler et ambitionnent d’aller vers la politique, pas la politique au sens noble du terme de gestion de la cité avec probité, mais celle qui permet de se remplir rapidement les poches.

      Ra8 aurait pu être un idéal du self made man par le travail, mais en ayant confondu la caisse de l’ État avec celle de ses entreprises et en n’étant pas impartial dans les affaires politiques et économiques, il est tombé de son piédestal.

      La mentalité actuelle du malgache est préjudiciable a son avenir et c’est très inquiétant.

      Cordialement
      YaR

  • 26 novembre 2020 à 12:26 | Ibalitakely (#9342)

    Tany Maputo t@ 2009 nisy nidradradra fa ny raharaha talohan’ny 2009 no mahazo famotsoran-keloka sns fa ny taorian’ny 2009 tsy mahazo. Dia misy fanontaniana manao hoe : ny alatsinainy mainty 26/01/2009, ny sabotsy mena 07/02/2009, ny resaka bdr rehetra, ny nalehan’ireo budgets de programme présidentiel rehetra [& izao fonds souverains tsy mba nisy namonjena kere akory], ny paniers dégarnis, ny bonbons sucettes, ny ekirôplà sns ve tsy handalo HCJ ??

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