Marc Ravalomanana poursuit son travail de terrain. L’ancien président de la République est à Taolagnaro ce week-end pour une série de rencontres destinées notamment à renforcer la présence de Tiako i Madagasikara (TIM) dans le Sud. Arrivé vendredi, il est accompagné de plusieurs responsables de sa formation politique, mais aussi de son fils Tojo Ravalomanana. Cette visite intervient alors que le TIM multiplie les activités politiques et cherche à consolider son implantation à travers ses différentes structures locales.
À Taolagnaro, Marc Ravalomanana doit rencontrer des habitants, des responsables locaux du TIM ainsi que des acteurs économiques. L’inscription sur les listes électorales occupe une place centrale dans les échanges. L’ancien chef de l’État entend sensibiliser ses sympathisants à cette démarche en amont des prochaines échéances électorales. Cette mobilisation s’appuie notamment sur les différentes structures territoriales du parti, dont les FokoTIM, DisTIM et ComTIM. Les interventions de Marc Ravalomanana sont également attendues sur la situation nationale et les orientations politiques de son parti.
Mais ce déplacement attire aussi l’attention en raison de la présence de Tojo Ravalomanana. Candidat du TIM lors des dernières municipales à Antananarivo, le fils de l’ancien président avait largement quitté la scène publique ces derniers mois. Il avait récemment réapparu aux côtés de son père lors d’une réception organisée par l’ambassade de l’Union européenne. Son retour intervient également après la décision du Conseil d’État concernant le contentieux des municipales dans la capitale. Contrairement à certaines informations qui avaient circulé, cette décision n’avait pas installé Tojo Ravalomanana comme maire d’Antananarivo.
Sa présence à Taolagnaro donne néanmoins une dimension particulière à cette tournée. Elle pourrait signaler une volonté de lui redonner progressivement une place plus visible au sein du TIM, mais aucune annonce officielle ne permet à ce stade d’affirmer qu’il serait préparé comme successeur ou comme « plan B » de son père. Cette interprétation relève pour l’instant de commentaires politiques rapportés autour du déplacement.
Rina Randriamasinoro, secrétaire général du TIM, fait également partie de la délégation. Au-delà des interrogations sur l’avenir de Tojo Ravalomanana, la visite de Taolagnaro illustre surtout la volonté du TIM de maintenir une présence active sur le terrain et de préparer son électorat suffisamment tôt avant les prochains scrutins.
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