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Divers

New York : Conseil des Droits de l’homme

Madagascar, élu membre au 1er tour

vendredi 18 mai 2007 | RAW

La diplomatie malgache peut être fière ; Madagascar vient d’être élu au premier tour membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour un mandat de trois ans avec 182 sur 190 voix. Plus d’un tour de scrutin ont été nécessaires pour départager les 16 Etats membres qui se sont portés candidats pour les 14 sièges vacants.

Pour cette élection, précise le communiqué de la Représentation malgache auprès des Nations unies, les États Membres ont dû prendre en considération le concours que chaque candidat avait apporté à la cause de la promotion et de la défense des droits de l’homme. Comme les autres candidats, Madagascar a également tenu à porter à la connaissance de la communauté internationale ses engagements pour ces causes.

En effet, lit-on toujours dans ce communiqué, le respect des droits de l’homme figure parmi les dispositions fondamentales contenues dans la Charte de l’ONU. Le Conseil qui a été mis en place le 15 mars 2006 est « chargé de promouvoir le respect universel et la défense de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales, pour tous, sans aucune sorte de distinction et en toute justice et équité ».

Le doute est permis

La qualité de membre du Conseil des droits de l’homme, apprend-on, conforte l’image d’une Nation respectueuse des valeurs universelles rattachées aux droits de l’homme, ouverte au monde extérieur, éprise de paix et de progrès. L’on s’attend en conséquence à ce qu’elle nous confère une notoriété qui contribuera à raffermir nos relations avec nos partenaires, indiquent nos représentants aux Nations unies.

Toutefois, font remarquer des observateurs locaux de la vie nationale, il est de plus en plus fréquent que l’agressivité, la violence armée ou verbale, le non respect des droits de la défense, le non respect de l’immunité parlementaire, le non respect de la présomption d’innocence voire la non observation des règles les plus élémentaires de bienséance, du savoir-être et vivre, le non respect de la liberté d’opinion et d’expression sont la manière de gouverner dans le pays. Les hommes politiques de l’opposition le confirment. Ils craignent même depuis ces derniers jours, que la liberté religieuse ne soit menacée. Surtout après que la Soeur Supérieure des Carmélites du cloître de Belemboka (Toliara) ait fait l’objet d’« une expulsion » déguisée.

Cela n’empêche que les observateurs nationaux font toujours confiance aux Nations unies. Ils rappellent, comme l’ancien Premier ministre Emmanuel Rakotovahiny, les recomandations de l’ancien Secrétaire général, Kofi Annan, en faveur d’un dialogue entre les opposants et les gouvernants. En tout cas, E. Rakotovahiny qui a été auprès des victimes des arrestations dans le cadre des derniers événements de Toliara, n’a de cesse d’appeler à la tenue de la « Réconciliation nationale ».

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