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mardi 8 septembre 2026
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Economie

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Lourdeur administrative : plus de 4 000 milliards d’ariary de projets restent en suspens

mardi 8 septembre | Mandimbisoa R.

Les financements sont disponibles, mais les projets peinent à sortir de terre. À Madagascar, les lenteurs de l’administration continuent de freiner la concrétisation de plusieurs investissements soutenus par la Banque mondiale. Le montant en jeu est considérable : 1,085 milliard de dollars, soit plus de 4 000 milliards d’ariary, correspondant à des projets actuellement en suspens.

L’ampleur du problème a été évoquée lundi à Mahazoarivo, lors d’une réunion entre le gouvernement et une délégation de la Banque mondiale. Au cœur des discussions : les obstacles administratifs qui retardent le démarrage des projets et, par ricochet, les décaissements des financements déjà mobilisés.

Le secteur énergétique figure parmi les domaines concernés. Plusieurs investissements destinés notamment aux énergies renouvelables et à l’amélioration de la distribution d’électricité attendraient encore l’achèvement de différentes formalités. Une situation d’autant plus préoccupante que le pays fait de nouveau face au délestage, sur fond d’insuffisance de la production électrique.

Les blocages ne se limitent toutefois pas aux circuits de validation. La mise à disposition des terrains, la libération des emprises et l’indemnisation des populations touchées par les travaux constituent également des étapes susceptibles de retarder les chantiers. Les difficultés liées aux documents fonciers compliquent davantage certaines procédures, notamment lorsqu’il faut déterminer les droits des personnes concernées avant de procéder aux compensations.

Pour le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, obtenir des financements ne suffit donc pas. L’enjeu consiste surtout à les transformer rapidement en réalisations capables d’avoir un effet concret sur la vie de la population. Il a rappelé à cette occasion les trois principes qu’il entend imposer à l’action gouvernementale : « célérité, impact et innovation ».

Les responsables concernés ont ainsi reçu pour consigne de raccourcir les circuits, d’éliminer les démarches faisant double emploi et de rendre plus efficace le paiement des indemnisations. L’objectif est de débloquer les dossiers qui peuvent l’être sans attendre.
Le problème n’est pourtant pas nouveau. En mars dernier, le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison, avait déjà attiré l’attention sur les conséquences des lenteurs administratives sur les décaissements. Début juillet, des députés avaient également dénoncé leur impact sur l’exécution budgétaire et les investissements publics.

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