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dimanche 26 juin 2022
Antananarivo | 22h53
 

Société

Antananarivo-Renivohitra

Les marchands ont disparus

vendredi 6 juin 2008 | Herimanda R., Randria N.

« Tsy azo ivarotana eto ». En traduction libre, « le commerce est interdit en ce lieu ».
Cette affiche est visible sur les trottoirs à Ambohijatovo, Andohan’Analakely et Soarano. Cet avertissement de la municipalité d’Antananarivo semble être respectée, du moins pour le moment.

Les marchands ambulants qui ont occupé ces bords ont disparu. A vrai dire, ils ont été chassés par les agents de la police municipale. Ces derniers sont présents et veillent sur les lieux durant toute la journée.
La voie est maintenant libre. Les piétons peuvent prendre tranquillement ces trottoirs, sans se soucier de marcher sur les marchandises ou heurter les étals des marchands. Pourtant, à Behoririka et à Tsaralalàna, les marchands ambulants font toujours leur loi. Ils occupent toujours l’espace prévu pour les piétons. Les assainissements du marché ne font que commencer. L’objectif est de parvenir à respecter cette trilogie. « La route pour les automobilistes, les trottoirs pour les piétons, le marché pour les piétons ». Le citoyen lambda reste tout de même sceptique quand à la pérennité d’une telle situation.

Quid de la pérennité ?

En effet, les responsables municipaux successifs ont pris les mêmes mesures, en leur temps. Toutefois, elles n’ont été que des feux de pailles et les trottoirs ont été vite envahis par ces mêmes marchands qui ont profité du laxisme des responsables. Et surtout, la crainte de tous réside dans le fait que ces mêmes mesures sont souvent prises à l’approche des festivités, c’est-à-dire, qu’elles sont considérées comme des trompe-l’oeil destiné aux invités qui ne manqueront de venir pour la célébration du 26 juin. Passé cette période, le "naturel" reprendra le dessus, comme pour toutes les mesures prises jusqu’ici, pour ne citer que celles concernant l’application stricte des règles de sécurité, en matière de circulation automobile. En fait d’application, celle des contrôleurs, agents de la circulation ou autres, n’a duré en tout et pour tout qu’une semaine. L’anarchie est vite revenue dans les rues de la capitale.

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