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dimanche 25 octobre 2020
Antananarivo | 16h34
 

Société

Education Nationale

Les enseignants de nouveau en grève

vendredi 28 février | Fano Rasolo

Arrêt de travail. Les enseignants et membres du personnel administratif regroupés dans la plateforme des associations et des syndicats de l’éducation à Madagascar (PASEM) ont lancé, hier, une grève de 72 heures, pour réclamer les 50 000 ariary, reliquat de l’indemnité que l’Etat a prévu d’octroyer aux enseignants et aux membres du personnel administratif du ministère de l’Education nationale, et de l’enseignement technique et professionnel (MENETP) au mois de janvier dernier.

« Après l’ultimatum de 72 heures lancé à l’Etat pour qu’il réponde à nos revendications dans l’accord signé en juillet 2018, pour le versement dans nos bons de caisse du reste de l’indemnité promise, l’assemblée générale des enseignants et du personnel administratif a décidé d’entamer une grève du mardi 3 au jeudi 5 mars prochain », a déclaré Rakotondrainibe Besa Josefa, coordonnateur du PASEM, hier, à Ampefiloha.

Pendant ces trois jours de grève d’alerte, les grévistes d’Antananarivo rejoindront le ministère central (MENETP) à Anosy, tandis que ceux des régions rallieront le bureau de la circonscription scolaire (Cisco) ou celui de la Direction régionale de l’éducation nationale et de l’enseignement technique et professionnel(DRENETP), précise le PASEM. 

En cours

Par ailleurs, le recrutement des 8 000 enseignants payés par l’association des parents d’élèves ou Fram, la bonification des enseignants Fram et des vacataires, et le recrutement d’enseignants de catégories 3 et 4 formés dans les Centres régionaux de l’institut national de formation pédagogique (CRINFP), sont parmi leurs revendications.

Face à cette déclaration du PASEM, le MENETP a répondu par le biais de la nouvelle ministre, Rijasoa Josoa Andriamanana, hier, au siège du ministère central. « Le ministère sait que les enseignants et le personnel administratif attendent des éclaircissements concernant le paiement de l’indemnité promise dans l’accord signé en juillet 2018 à la Primature, à Mahazoarivo. Le ministère cherche depuis longtemps tous les moyens pour mettre en œuvre cet accord. Le gouvernement et le ministère sont dans la phase finale des étapes menant à la solution des attentes des enseignants et du personnel administratif », a affirmé la ministre.

De son côté, le PASEM persiste, il ne reculera pas la grève prévue la semaine prochaine même si le ministère a promis que le paiement de l’indemnité se fera prochainement. « Nous ne pouvons plus reculer car nous avons déjà réclamé la solution auprès du ministère il y a un mois. Sa réponse n’est venu qu’après notre décision de faire grève », selon un enseignant dans un lycée de la capitale. Dans les régions, certains enseignants refusent tout simplement de reprendre les cours qu’après paiement de cette indemnité.

Après la polémique sur l’affaire du "panier garni" qui a valu la fermeture des établissements scolaires publiques durant quelques jours, les enseignants reviennent ainsi à la charge. Ils semblent avoir trouvé le bon moyen pour faire pression sur les autorités en entamant des grèves à chaque revendication non satisfaite. Malheureusement, ce sont les élèves qui se retrouvent toujours victimes de la situation, l’année scolaire déjà courte, sera une fois de plus écourtée.

10 commentaires

Vos commentaires

  • 28 février à 08:32 | Stomato (#3476)

    Enfin la normalité continue après une trêve certainement jugée trop longue.
    Quoi de plus normal que des enseignants fassent grève à Madagascar ?
    Cela fait bien partie des comportements endémiques.

    Le pays recule et les enseignants participent efficacement à ce déclin.
    Vous êtes sur la bonne voie, continuez vos actions sont efficaces.

  • 28 février à 11:21 | Hadonai (#10870)

    La seule solution pour cet education nationale Malgache est sa privatisation. Il n’y a plus du hena-maso lorsque les Ray aman-dreny ne veulent plus Enseigner ou bien une famille ou Des amis qui sont en jeu.

  • 28 février à 12:14 | lancaster (#10636)

    La situation du pays dans toutes les domaines de la gouvernance nationale et régionale, me fait penser à la sagesse de feu Guy Willy RAZANAMASY qui avait su allier la présence de jeunes cadres et intellectuels avec des personnalités très expérimentées .

    Guy Willy RAZANAMASY , ancien maire de Tana devenu Premier ministre tous pouvoirs en 1991 avait prouvé la necessite d’avoir la compétence que procurent les études et surtout une riche expérience de la vie. Ses réseaux lui permirent de faire revenir au Gouvernement certains grands commis de l’État de valeur du temps de la Première République, comme Alfred Ramangasoavina, André Resampa ou Césaire Rabenoro, mais aussi d’avoir la contribution de conseillers spéciaux brillantissimes tels que l’expert financier Raymond Rabenoro, l’architecte José Ravelomanantsoa, l’administrateur civil Marcel Razanamasy ou le juriste ancien ambassadeur Pierre Ranjeva. Pour gérer la transition, il a aussi beaucoup recruté de jeunes ministres dans l’aristocratie et la haute bourgeoisie Merina, mais a su également montrer un respect réel et une volonté de collaboration avec les gens de qualité venant des autres régions. L’elite Intellectuelle côtière trouva aisément sa place au sein du gouvernement de GWR.

    Ce petit retour dans le récent passe des années 90 , fait réfléchir à la manière de direction de ce pays . Le renouvellement de la classe politique en rajeunissant brutalement et à outrance les postes au gouvernement et dans toutes les directions des ministères est une démarche extrémiste qui manque de méthode.
    Les résultats néfastes sont palpables. La 1ere année du nouveau pouvoir n’a pas donné de résultats. Les délais n’ont pas été respectés. La même méthode de précipitation continuent. On fait beaucoup plus attention à la communication plutôt qu’a La gouvernance. On privilégie le spectaculaire et le superficiel aux résultats aux bonnes fondations.

    Le président de la République a encore le temps et les moyens pour rétablir la situation. Il est inconcevable que la grève revienne à nouveau dans l’education Nationale, que les rues de Tana soient déjà à refaire 3 mois après leur réfection.
    Beaucoup ont entendu hier que les opérations d’acquisition et de sécurisation foncière à Ambohitrimanjaka n’ont guère avancé. On a même entendu semble-t-il un recul du chiffre des accords sur le principes . La communication avait elle donné de mauvais chiffres deux mois auparavant ?
    On a appris semble t’il que hier, la fameuse commission d’evaluation Des parcelles à exproprier n’ont pas encore fini leur travail.
    Je suis de ceux qui encouragent la réussite de la construction d’une nouvelle ville à Tana. Mais pas de façon amateure. Dommage.

  • 28 février à 13:05 | vatomena (#8391)

    tant que le malgache n’aura pas fait mieux que le colon l’honneur, la fierté malgache restera en berne

  • 28 février à 13:17 | lancaster (#10636)

    Mada a besoin de tous ses fils et filles, des personnes très expérimentés qui ont commencé à travailler dans les années 80 ou même avant et des jeunes trentenaires débutants ou quadragénaires en milieu de carrière. Les anciens ne sont pas là pour prendre la place des jeunes. Ils sont là pour préparer leur terrain et leur transmettre dans le travail et avec méthode leurs expériences.
    Le renouvellement de la classe dirigeante doit se faire de manière méthodique. Les anciens pourront transférer leurs expériences en travaillant avec de jeunes apprentis. Car il est maladroit de jeter des jeunes diplômes dans une arène de difficultés et d’immenses travaux à réaliser. Avoir la méthode fera avancer plus vite que la précipitation, la communication dans le vide et l’evenement Spectaculaire.

  • 28 février à 13:20 | betoko (#413)

    eaucoup ont entendu hier que les opérations d’acquisition et de sécurisation foncière à Ambohitrimanjaka n’ont guère avancé. On a même entendu semble-t-il un recul du chiffre des accords sur le principes . La communication avait elle donné de mauvais chiffres deux mois auparavant ?

    Faux selon MOOV.MG et ORANGE.MG publiés hier , 248 propriétaires ont donné leur accord

    • 28 février à 15:13 | lancaster (#10636) répond à betoko

      On a cru que beaucoup étaient d’accord alors même que l’evaluation n’est pas achevée.

  • 28 février à 13:24 | betoko (#413)

    évrier à 13:05 | vatomena (#8391)

    tant que le malgache n’aura pas fait mieux que le colon l’honneur, la fierté malgache restera en berne
    Je conseille à VATOMANGA le menteur de lire le livre de Stephen Smith dont le titre est :
    Comment La France a perdu l’Afrique .....
    No Comment

  • 28 février à 15:51 | Ibalitakely (#9342)

    Asa na nandray vato mamay noho ny fifamindram-pahefana no tsy ampy & tsy mety na ny lehibeny (PRM/PM) nanendry azy no nampanantena fa "rehefa voarainao ny toerana dia ampiana ianao @ izay rehetra" na ny samy ao @ fitondrana mihintsy no tsy mifanaraka fa ny hita aloha dia ny 2019-2020 dia 2009 bis raha resaka fitokonana no tenenina. Ry foza efa anareo daholo ny andraikitra rehetra ka ho hita eo ny vokatry ny seza azonareo tamin’ny alàlan’ny halatra bevata !!

  • 28 février à 17:56 | Vohitra (#7654)

    Nous avons des tas de révolutionnaires maintenant, c’est un pas de géant vers le changement et il faut le reconnaitre, et oui, car ça ne sert à rien de devenir un révolutionnaire si on n’est pas un vecteur de changement notable, que ce soit vers le mal ou vers le bien, l’essentiel c’est de faire la révolution, et il y en a une typologie de révolutionnaires à mettre en exergue :

    -  Les rouges pour oppresser et rendre plus pauvre qu’avant les autres

    -  Les oranges pour abrutir les autres à les adouber et payer pour qu’ils, les révolutionnaires, puissent vivre avec extase le plaisir de diriger un peuple d’abrutis

    -  De l’éducation pour apprendre aux futures générations l’art de tenir tête et s’opposer à des puissants menteurs et démagogues

    -  De raketa pour laisser à l’histoire l’art et mécanisme de survie dans un monde qu’aucun Moise des tropiques n’a jamais connu et su pour faire jaillir l’eau du milieu des roches

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