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jeudi 12 décembre 2019
Antananarivo | 13h39
 

Portrait

Mox Ramandimbilahatra

« Le travail fait l’homme »

vendredi 15 juin 2007 | Alexandre L.

« Une société dont la valeur fondamentale est le travail, car le travail fait l’homme et l’homme crée la richesse par le travail ». De cette maxime, on reconnaît le personnage de Raymond A Ramandimbilahatra, mieux connu sous le pseudonyme Mox. Certes, l’homme se veut modeste mais ses activités pour la cité parlent pour lui. Partisan du « débat ouvert », l’homme dégage toujours cette aspiration très proche du peuple dont il tire l’essentiel de ses idées. Portrait d’un citoyen responsable.

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Plus d’uns le comparent à Guy Willy Razanamasy, certains traits physiques le laissent penser. Mais dans tous les cas, beaucoup pensent que les deux hommes partagent au moins une chose : le souci pour la communauté et son bien-être. Tête rasée, lunettes d’intellectuel, veston de cadre supérieur, Mox ne dément pas cette vision : « Le pouvoir pour le pouvoir ne m’intéresse pas. Mais je crois que tout homme doit contribuer au développement de la société par son travail ». Est-il partisan de la doctrine de « la main invisible » d’Adam Smith qui croit que les intérêts particuliers tendent vers le bien-être du collectif ? En tout cas, sa doctrine politique n’en est pas loin.

Mox Ramandimbilahatra croit que chaque Malgache a une chance de s’en sortir dans la vie. Son histoire personnelle en est une illustration. Si aujourd’hui, l’homme est connu en tant qu’enseignant-chercheur au Département d’Histoire de l’Université d’Antananarivo, il n’oublie pas qu’il a commencé bien plus bas.

Né à Fianarantsoa en 1943, il a fait ses études dans les écoles publiques malgaches. Au lendemain de l’indépendance, il enseignait déjà dans une EPP du Côté de Mandriankeniheny en pleine brousse dans la région d’Antsirabe. Commençait alors un véritable tour de Madagascar en tant qu’instituteur qui le menait de Fandriana à Maroantsetra en passant par Ambatofinandrahana et bien d’autres régions. De ces placements, Mox acquit la conviction que les Malgaches présentent une unité nationale indéniable et que la diversité des cultures ne constitue en rien un handicap ; au contraire, elle est le premier atout notamment pour le développement du pays.

La corruption : une pratique à bannir

Mais de cet itinéraire de vie, Ramandimbilahatra a compris que pour s’en sortir, il faut travailler et continue toujours à travailler. « Il ne faut pas compter sur les relations ou le pouvoir de l’argent. La meilleure arme reste le travail car il annoblit l’homme et le rend meilleur ».

C’est dans ce sens que ce Conseiller politique du Président Ravalomanana a fait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités. Il en a tiré un livre intitulé justement « Ady amin’ny Kolikoly », « Lutte contre la corruption ».

Conscient que cette « guerre » est de longue haleine et reste difficile, Mox Ramandimbilahatra préconise l’éducation comme arme. C’est dans cet esprit qu’il organise au niveau de « Teza » une éducation citoyenne pour les membres de cette association politique dont il est le président national. D’ailleurs, la lutte contre le népotisme, la corruption, le clientélisme constitue un des points essentiels du programme du parti.

Responsabilisation de chaque citoyen

« Elle doit être participative à la base et représentative au sommet », pour Mox, telle est la définition de la démocratie. Ainsi, on doit accorder la pleine et entière responsabilité au citoyen « maître d’œuvre et acteur du développement au niveau du Fokontany, de la Commune et de la Région ». C’est pour cette raison que l’homme préconise une décentralisation de tous les moyens nécessaires pour que le citoyen soit en mesure d’assumer ses responsabilités. En effet, Mox croit que la politique de développement de Madagascar elle doit tendre vers une « maîtrise nationale du développement et un partage équitable des fruits du travail ». Ainsi, dans le projet de société initié par son groupement, Ramandimbilahatra pose six principes de base. A savoir la mise en place de six sociétés nationales : du transport aérien, du transport maritime, de télécommunication, des hydrocarbures et enfin de l’énergie.

« Les actionnaires doivent être l’Etat, les opérateurs économiques nationaux, les citoyens et les investisseurs étrangers ». Mais ces derniers ne doivent pas dépasser les 10% du capital. Pour Mox, il ne s’agit pas d’une politique de rejet de l’étranger ou d’un nationalisme exacerbé. Il s’agit encore de cette volonté de responsabilisation de chaque malgache au développement de son pays.

Et en tant que libéral, il croit que la gestion de ces sociétés nationales doit rester privée et que seule la loi du libre concurrence doit réguler l’économie.

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