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Education

Madagascar

Le pré-scolaire oublié ?

lundi 11 juin 2007 | Herimanda R.

Les familles malagasy et la Nation malagasy s’investissent moins dans le pré-scolaire, contrairement à ce que l’on voit dans les cycles primaire et secondaire où les actions entreprises sont concentrées. Les données fournies par l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance) parlent d’elles-mêmes.

La majorité des services de l’école maternelle et du préscolaire sont concentrés dans des zones urbaines et dans un cadre privé. Pour les services publics, il y a 16 Centres d’activités préscolaires sous tutelle de l’ex-ministère de la Population, et un peu moins de 100 classes préscolaires dans les Ecoles Primaires Publiques, financées et appuyées par le ministère de l’Education.

Au total, on estime 2.000 établissements pré-scolaires (publics et privés confondus) installés à Madagascar. Il n’y a que 8 % des enfants de 4 à 5 ans qui en bénéficieraient.

Quant aux ressources publiques correspondantes à la petite enfance, elle ne représentent que 0,05% du budget de l’Etat et 0,22 % du budget de l’Éducation.

« Bâtir pour la Nation »

Vus tous ces chiffres, de grands efforts sont encore à déployer. Alain Mingat, a affirmé lors d’une conférence-débat qui a eu lieu dans les locaux du ministère du Plan à Anosy la fin de la semaine dernière que Investir dans la Petite Enfance, c’est bâtir pour la Nation. « La petite enfance qui se situe entre 0 à 6 ans. est une période cruciale pour le développement physique, cognitif, social, et émotionnel de l’enfant » estime ce professeur à l’Université de Bourgogne, ancien Lead Economist à la Banque Mondiale.

C’est durant cette période qu’il faut investir. « Car un enfant qui a bénéficié d’un bon départ dans la vie est plus susceptible de grandir en bonne santé, de développer ses aptitudes langagières et d’apprentissage, d’aller à l’école et de mener une vie productive et enrichissante ». Des enquêtes et des études effectuées montrent que les enfants encadrés pendant la petite enfance ont souvent une meilleure réussite aux examens académiques. Ils redoublent moins, ont un niveau plus élevé d’apprentissage, et continuent plus longtemps les études.

A Madagascar, moins d’un enfant sur deux entrant en première année du premier cycle fondamental atteint la dernière année. Plus d’un élève sur cinq est redoublant. Comparé à d’autres pays ayant le même niveau de développement que Madagascar, ce taux est relativement très élevé. Certes, la « négligence » de la Petite enfance en est une des raisons principales.

Il n’est pas encore très tard pour agir.

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