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jeudi 21 novembre 2019
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Economie

Transparency International

Le gel de l’octroi des permis miniers favorise la corruption

vendredi 8 novembre | Arena R.

Des acteurs multipartites du secteur public, privé et la société civile ont reconnu hier lors d’un atelier portant sur la transparence des permis miniers que les risques de corruption dans l’octroi de permis miniers sont fortement élevés à Madagascar. Une situation qui pourrait décrédibiliser le système, entacher l’image du pays et entraîner la fuite des investisseurs sérieux à Madagascar. Cet atelier initié par Transparency International Initiative Madagascar (TI-IM) qui s’est tenu hier à l’hôtel Ibis Ankorondrano entre dans le cadre du programme Mining for Sustainable development (M4SD).

L’octroi de nouveaux permis d’exploitation miniers a été suspendu depuis 2011 et reconfirmé en 2014. Ce gel aurait favorisé la corruption dans ce domaine. 5000 demandes sont ainsi en attente au Bureau du cadastre minier (BCMM) depuis le gel des permis.

Faute également de consultation publique, une étape incontournable dans le cadre de la délivrance des permis, dans la plupart des villes où les exploitations minières devront avoir lieu, les contestations populaires sont nombreuses, reconnait Transparency International. La population n’adhère pas aux projets et met en doute les bénéfices que pourraient leur apporter de tels projets.

Constatant que les procédures d’octroi des titres miniers sont devenues arbitraires et discrétionnaires et découragent les investisseurs depuis la crise politique de 2009 (ITIE, 2015), le TI-IM avait rejoint le programme « Mining for Sustainable Development (M4SD) » pour réaliser une évaluation des risques de corruption dans le processus d’octroi des permis miniers à Madagascar.

Le programme M4SD a pour objectif d’accroître la contribution de l’industrie minière au développement durable des pays riches en ressources minières en améliorant la transparence, la responsabilité et une réglementation efficace des processus d’attribution de permis, licences et contrats d’exploitation minière. Un programme qui s’étalera jusqu’au mois de février 2020.

6 commentaires

Vos commentaires

  • 8 novembre à 11:04 | betoko (#413)

    Un des plus gros conrupteurs fût Mathieu le fils de.,,.... il est aussi responsable de l’assassinat d’un exploitant minier en 2017 lors ce qu’il était descendu à Anjozorobe avec des gendarmes dans le but de chasser les exploitants indélicats

  • 8 novembre à 13:25 | Isandra (#7070)

    C’est encore IKETAKA.

    Elle devrait d’abord apporter toutes les preuves de ce qu’elle a déclaré sur le plateau de Télé d’une chaîne française, pour être crédible,...

    • 8 novembre à 14:07 | betoko (#413) répond à Isandra

      A propos pourquoi personne surtout l’intéressé n’avait jusqu’ici porter plainte pour diffamation contre Iket
      akandina ou Transperency International ?

  • 8 novembre à 21:37 | Krista Kristiaoe (#10737)

    Moa ve tratran’ ny kolikolin’ ny base Toliara ny Transparency International no izao vao miditra antsehatra ?

    Taiza ny transparency International no tsy nihetsika tamin’ ireo fanomezana permis marobe tany aloha fa vao najanona ny Base Toliara vao mahita holazaina ?

    Indro ny resaka Ambohitrimanjaka, ary mbola marobe ny vazaha, sinoa, karana manao tantely afadrakotra ny harena malagasy eny ambony tany sy any ambany tany manerana ny Nosy, nefa nahoana ny Transparency international no moana tsy mba ahenoana feo ?

    • 11 novembre à 18:24 | sarah (#4600) répond à Krista Kristiaoe

      Tohin’ny asa efa nataony hatrizay io nampahafantarina io, efa nisy dingana maro2 vita.
      Misy mahazo tombony amin’io note mi bloquer ny fanomezana permis io matoa tafajanona eo foana, constitution aza voaova sy dikaina rehefa may ny endimboanjo.

  • 14 novembre à 15:03 | Le MAGE (#10787)

    A Madagascar, face au problème de corruption et de conflits d’intérêts dans l’octroi de permis dans n’importe quel domaine à Madagascar, les responsables ont toujours tendance à suspendre la délivrance desdits permis, puis l’aggravation de la corruption s’est multipliée par 1000. Beaucoup d’expériences l’ont montré : suspension de la délivrance des permis d’exploitation forestière, suspension de la délivrance des permis de conduire, suspension de la délivrance des permis de construire, ........et maintenant on parle de la suspension de la délivrance des permis d’exploitation minière, ......etc. .....
    Je tiens à dire qu’avant de prendre la décision de suspendre la délivrance d’un tel ou tel permis, il faut disposer de trois choses suivantes :
    - Une volonté politique saine cherchant à améliorer l’économie de Madagascar et par ricochet la vie de la population mais pas à satisfaire les besoins des entités étrangères.
    - ressources en temps : durée de la suspension et la date limite de la suspension
    - ressources humaines : du personnel capable de gérer le processus de rénovation jusqu’à la date limite
    - ressources financières : du fonds nécessaire et disponible pour le renouvellement du système.

    Sinon, au lieu d’améliorer, nous allons empirer le système.

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