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lundi 18 novembre 2019
Antananarivo | 08h31
 

Portrait

Christophe Polet

Le cordon bleu du Lounge’Art

samedi 4 octobre 2008
Christophe Polet, satisfait pour le moment.

Passionné de cuisine dès son plus jeune âge, Christophe Polet quitte la France pour déposer ses casseroles et ustensiles à Madagascar en 2006. « Je suis venu avec des amis, mais nous avons ensuite pris chacun notre propre chemin », dit-il. Le hasard l’a ainsi conduit à tenter d’exercer ses talents à Tana. Il a donc choisi le sol d’Antsahavola pour monter son propre restaurant, « Le Lounge’Art ».N’ayant suivi aucune formation pour devenir maître cuisinier, il s’inspire de recettes déjà existantes et y apporte sa touche personnelle. De toute sa carrière de cuistot, Christophe n’a jamais participé à aucun concours. « Je cuisine pour le plaisir de mes clients et de moi-même, alors j’ai opté pour une cuisine de saveur », déclare-t-il. A part la cuisine, Christophe Polet s’intéresse aussi énormément à l’informatique et à la musique. Il joue même au piano, depuis l’âge de six ans. Etant très doué en la matière, son professeur de piano l’a incité à s’inscrire au conservatoire de Lille. On peut même dire que c’était sa première vocation.

Son parcours

A 18 ans, il travaillait comme disc-jockey à « La Nuit blanche », une boîte très réputée à Péronne. Il était en même temps animateur sur Radio Minimax. Là, le destin de ce Villeneuvois bascule lorsqu’un directeur du groupe Ricard l’embauche comme animateur, puis représentant en discothèque. Il est pisté à Reims puis Boulogne-sur-Mer. La société Ricard lui propose peu après un poste au Cameroun. Il rayonne dans toute l’Afrique centrale durant trois ans. Il devient plus tard le relais de l’association Echange Madagascar Champagne, qui a pour objectif d’aider la population de la région d’Anjepy, à lutter contre la pauvreté. A 44 ans, ce petit-fils de charcutier ouvre enfin un restaurant, à Antananarivo, avec sa compagne. « Dans quelques années peut-être, je projetterais d’inaugurer un restaurant en province », annonce-t-il.

Relations patron/personnel

Jules (Responsable de cuisine) : « M. Christophe a une grande volonté d’aider. Par rapport à ce que j’ai vu auparavant, je trouve qu’il est très ouvert. Comme tous les chefs, il exige la perfection et n’hésite jamais à nous corriger en cas d’anomalie. Côté cuisine, il s’intéresse beaucoup aux plats typiquement malgaches. Au Lounge’Art, nous cuisinons des plats locaux auxquels on apporte une petite modification, sans pour autant nuire à son goût traditionnel. Les plats concoctés par notre chef sont plutôt modernes ».

Volana (membre du personnel) : « En tant que patron et employés, nos relations avec M. Christophe sont plutôt particulières et très proches. Le soir, après le travail, il nous invite parfois à prendre un verre et discuter librement autour d’une table. Nous n’hésitons jamais à lui confier nos problèmes personnels car il est très attentif et nous cherchons toujours des solutions ensemble ».

Vie quotidienne

D’après le témoignage de sa compagne, Christophe assume parfaitement son rôle de père. Il est toujours présent pour sa fille. Autant au restaurant qu’à la maison, il ne peut contenir son envie de cuisiner. Le couple s’entraide pour préparer le repas à la maison. Christophe Polet est un homme très sociable selon sa femme. Il est en bon terme avec tout le monde.

Le Lounge’Art

Pour le moment, Christophe Polet déclare être satisfait des deux ans qu’il a passés dans son restaurant. « Je serais ambitieux si je disais que j’ai réussi. Si j’affirme le contraire, ce serais comme si je n’avais pas fait mon travail. Il me faudra donc attendre quelques années avant de dire à quel stade j’en suis », continue-t-il, le sourire aux lèvres.

Le restaurant a des clients fixes. Il existe une partie d’habitués, des touristes autant que des malgaches. Il n’y a pas de pourcentage fixe car il y a des jours où tous les clients sont des Malgaches, et des jours tous des étrangers.

Pour la décoration, le restaurant travaille avec « Roses et Baobabs » situé juste en face. Le jardin est constitué de plantes endémiques de Madagascar. Les responsables de l’endroit ont bien veillé à ce que leurs clients apprécient leur cuisine dans un cadre calme et bien aéré.

Sarah & Andosoa

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