Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
mercredi 22 mai 2019
Antananarivo | 04h55
 

Société

Education nationale

Le Syndicat des enseignants du primaire et du secondaire interpelle Andry Rajoelina

vendredi 3 mai | Fanambinantsoa

Les enseignants membres du SECES, section Antananarivo ont depuis ce 2 mai 2019, repris les cours, les recherches et les encadrements. Leur grève et leur multiple rencontre avec le staff et le gouvernement ont donc porté leurs fruits. Mais les enseignants du Primaire et du Secondaire, membres du syndicat ANEFA tirent la sonnette d’alarme par l’intermédiaire de leur président Elidio Andrianjafy.

Ce dernier rappelle au président de la République Andry Rajoelina le sort des enseignants FRAM. Le régime précédent a intégré comme agents de l’État des milliers d’enseignants FRAM. Or rien dans ce sens n’a été entendu lors du bilan des cent jours et encore moins annoncé comme perspectives d’avenir, note ce leader syndical, qui souligne qu’ils sont encore des milliers à espérer devenir fonctionnaire.

Le président de l’ANEFA réitère que ces enseignants FRAM vivent et exercent leur métier dans des conditions misérables. Ils ne perçoivent que les cotisations des parents d’élève et le « daba » de paddy. Les cotisations mensuelles des parents varient selon l’importance des localités. Ainsi l’enseignant FRAM ne perçoit, outre les subventions des organismes internationaux qui sont épisodiques, que 10 000 à 30 000 ariary, au maximum 50 000 ariary par mois.

Le syndicat ANEFA lance ainsi un appel au secours au président de la République et l’avertit que le syndicat n’écarte pas en cas de nécessité la descente dans la rue.
Le syndicat a saisi l’occasion des manifestations dans le cadre de la fête du travail du 1er mai 2019 et de la hausse à 200 000 ariary du salaire minimum d’embauche pour sortir de son mutisme.

Pour beaucoup d’observateurs sensibles à l’éducation et à l’état de droit cependant le président de la République a certes annoncé l’accélération de construction de salles de classe ; le président Rajoelina a même cité l’initiative qu’il a prise à Toamasina où il a contourné la loi du marché public –lente et procédurière, a-t-on compris. Le président Rajoelina a donc décidé de prendre en main la construction et a fait construire des salles de classe respectant les normes en 40 jours. Les parents d’élèves sont évidemment satisfaits et l’assistance du Palais de la Culture et des Sports a applaudi. Toujours est-il que des questionnements demeurent quant à la manière de réaliser la création d’infrastructure dans tout le pays, et des 2000 salles de classe que le président envisage de faire construire.

6 commentaires

Vos commentaires

  • 3 mai à 11:03 | Jipo (#4988)

    D’ abord les zélico & tant que les élèves n’ auront pas de salles de classe, ou les enseignant de salaires pour enseigner, ils pourront toujours regarder les vols d’ hélicos à la poursuite des zébus et du BdR en attendant les vols de truites ...

  • 3 mai à 11:33 | Ibalitakely (#9342)

    -  Rehefa lasa governera ny lehiben’ny faritra dia hisy tafo & dabilio daholo ny sekoly rehetra eto Madagasikara & ny maîtres FRAM [ary ny maîtresses FRAM !! ] ho lasa sensei na grands maîtres FRAM. Veleso ny rano veleso ny rano ô.

  • 3 mai à 12:12 | betoko (#413)

    Que ces enseignants de l’État fassent bien leur boulot ,à comparer des instits et profs dans les écoles confessionnelles ceux des établissements publics sont + que nuls
    Un seul exemple ,des élèves de la classe de 3eme d’un CEG ne savent même pas lire une seule ligne du livre Méthode BOCHER

    • 3 mai à 13:09 | Jipo (#4988) répond à betoko

      C pas grave, comme pour hery on lui donnera la mention tres bien grâce aux quotas , il ne sait pas lire mais c ’est le seul de la classe représentant !

    • 3 mai à 13:54 | Maxim (#5960) répond à betoko

      Etes vous sûr de votre affirmation ?
      Je ne pense pas que votre propos puissent être généralisés.

  • 3 mai à 13:20 | Daniel Mitantsoa (#10504)

    Pourtant,le PRM a officialisé lors d’un conseil des ministres de février que l’État va voir de près l’éducation Malagasy.Sur ce,il a promis la réhabilitation des infrastructures scolaires,voire la construction de nouvelles salles de classe.A part,dans ce fameux communiqué de conseil des ministres, il recrutera des ENF,et il va rehausser le salaire de misère des agents de l’éducation en fonction du budget de l’État.
    Jusqu’à maintenant,tout ces belles promesses ne sont pas encore mis en exécution.Pire,les agents de l’État de l’éducation n’aura aucune hausse de salaire pour ce mois de mai, on n’est pas concerné par l’augmentation du du SMiG,la rémunération y est au-dessus de 200.000ar.

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS