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Institution, comptabilité et administration

Le Sefafi interpelle

mardi 30 octobre 2007 | Felana

Le détournement de deniers publics serait un fait persistant. Ce qui justifie la remise en question du Sefafi ( Société Civile de l’Observatoire de la Vie Publique ) sur l’efficacité institutionnelle de l’administration, celle des établissements publics ainsi que la fiabilité de la comptabilisation des opérations entre le Trésor Public et la Banque Centrale. Le Sefafi laisse entendre que l’Etat ne maîtrise pas les mécanismes, en l’occurrence le mécanisme de la conversion de dettes. Pour confirmer cette appréciation, le Sefafi a évoqué des cas relatifs aux condamnations successives, faites à l’endroit de personnalités malgaches. Le détournement d’une coquette somme de 5,2 milliards d’Ariary, objet de la condamnation de Pierrot Rajaonarivelo en août 2006, confirmé ce mois-ci par la cour criminelle. Les avoirs de Tantely Andrianarivo qui équivalent à des centaines de milliards transférés dans une banque Suisse. Des transferts résultant de manœuvres, a-t-on compris, sur les mécanismes de la conversion de dettes. Le cas de l’ex-Président Ratsiraka, condamné en 2003 par contumace par la cour correctionnelle pour avoir détourné des deniers publics d’une valeur de 50 milliards à la Banque Centrale de Tamatave. Le cas de Gariste Daméogéonie, un agent du Trésor, qui a prélevé au ministère des Finances pendant des années pour son compte des sommes de plusieurs dizaines de milliards provenant de prise en charge defonctionnaires malades… Ceci étant, les créanciers extérieurs ont annulé les dettes en 2005. Mais ces dettes auraient donné lieu à des enrichissements illicites en sus d’autres détournements importants pratiquement découverts dans toutes les agences de la Banque Centrale.

L’examen de la situation de ces faits délictueux et même criminels perpétrés pendant, avant et après la crise de 2002 confirment le dysfonctionnement du système bien avant et même après 2002, précise le Sefafi.

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