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Développement

Contribution au développement

La société civile ne joue pas pleinement son

vendredi 20 juillet 2007 | Lanto

Pour la première dans l’histoire, un texte légal, qu’est l’Accord de Cotonou, intègre les acteurs non étatiques (ANE) dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques et stratégies de coopération avec l’Union Européenne. Cependant, l’insuffisance financière et la défaillance en communication empêchent cette entité de jouer pleinement son rôle.

Coopération au développement, commerce et dimensions politiques. Tels sont les trois volets d’intervention de la société civile dans le cadre du partenariat avec l’Union Européenne.

Le volet coopération au développement comprend entre autres, la formulation de la stratégie pays, la contribution dans la mise en œuvre des programmes et l’évaluation. De ce fait, les différents intervenants se doivent de maîtriser les documents, de connaître les objectifs fixés et d’interpeller dans un esprit de dialogue, pour une participation de qualité, avec compétence et capacité. Mais force est de constater qu’à Madagascar, la communication reste à améliorer. « Des séances de vulgarisation régulières sont essentielles car jusqu’ici, très peu connaissent exactement ce qu’est l’Accord de Cotonou, et nos droits qui y sont définis. Et, ceux qui possèdent les informations ne les dispatchent pas » souligne Rabary Mathilde, Présidente nationale de l’ONG « SOS aux victimes du Non droit ». « Un changement de comportement s’impose » a-t-elle continué.

Problèmes d’organisation et de moyens

À ce problème de communication se lie celui de l’insuffisance en moyens financiers.

La programmation du 10 ème Fonds Européen pour le développement illustre bel et bien la situation. D’après les propos de Madeleine Ramaholimihaso, la société civile a été invitée à préparer un dossier. Une initiative qui requiert des ressources financières. Une partie du coût de l’élaboration du dossier, soit les 15% devront être avancés, car les acteurs non étatiques ont droit d’accès à des fonds, mais l’argent n’a pas été débloqué. Et, tout est resté en suspens. « Aucune réunion n’a été organisée pour s’informer sur l’avancement de la situation, sur ce que l’on devrait entreprendre. La société aurait dû faire l’objet d’un suivi » nous a-t-elle confié. « Cette entité doit mieux s’organiser, se concerter » a poursuivi Ramaholimihaso, partageant le point de vue de Rabary Mathilde.

Toutefois, en ce qui concerne les APE, la prise de responsabilité de la société civile n’est pas encore en retard, a déclaré Noro Andriamamonjiarison, assistante technique, lors de l’atelier sur la participation des ANE à l’Accord de Cotonou hier à l’Hôtel Royal Palissandre, Faravohitra. Alors que la signature s’effectuera à la fin de cette année, plusieurs points restent à finaliser, dont l’offre tarifaire et les produits sensibles. Les membres de la plate-forme de la société civile : organisations paysannes, ONGs, syndicats et autres ont leur mot à dire. Une bonne préparation des intervenants est nécessaire car c’est leur qualité qui valorisera la participation de l’entité aux concertations et son aptitude à mener des actions.

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