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Economie

Projet Ambatovy

La mise en place du projet avance bien

vendredi 23 mai 2008 | Gilbert R.

Beaucoup de rumeurs, la plupart malveillantes circulent à propos du Projet Ambatovy. Notamment à propos des risques sanitaires, spécialement à base de VIH Sida, que son grand vivier de main-d’œuvre expatriés est susceptible d’apporter. Mais aussi concernant l’impact socio-économique présenté comme négatif pour les zones d’implantation et, par extension, pour l’ensemble du pays. Les mêmes expatriés sont quasiment accusés de « voler » des emplois au détriment de la main-d’œuvre locale. Sans parler de l’incontournable inflation qui résulte en toute logique du déversement de toute cette masse monétaire provenant des dépenses locales du projet et du haut niveau de la rémunération de base de la main-d’œuvre.

Pour combattre ces rumeurs avec des informations exactes, d’une part, mais aussi et surtout pour donner la preuve que le Projet Ambatovy vit et se met en place, conformément aux échéances prévues, la direction générale a invité la presse à constater « de visu », à toucher « de leurs doigts » et à entendre « de leurs oreilles » que cette avancée de la mise en place du projet n’est pas qu’affabulation.

Une ville autonome

A Tanandava/Toamasina, le domaine de la future usine grouille d’ouvriers et d’engins dont 100 gros équipements totalisant 1000t, dit-on. Les logements des ouvriers sont prêts, la cité ouvrière étant une vraie ville autonome avec ses infrastructures urbaines, ses rues, son système d’adduction d’eau et d’électricité, etc… A Ambatovy, avec les sites des mines joints par les avions de la compagnie à partir de Toamasina, comme à Tanandava, c’est encore la griffe de la SNC-Lavalin, la société en charge des constructions et des travaux spéciaux, qui marque des points. Construction de la future cité ouvrière, mise au clair du domaine, sinon, des centaines de portions de pipeline y sont entreposées, elles sont destinées aux 28 km de la ligne Mangoro-Ambatovy. A l’heure actuelle, les 4/5e des 220 km du pipeline sont installés.

C’est la conférence de presse du DG du projet, Yves Fourmanoit, tenue à Toamasina qui a donné de précieuses précisions sur ce qu’il faut savoir de bon sur le Projet Ambatovy.

Quid des ouvriers
expatriés ?

S’agissant des ouvriers expatriés, ils existent réellement. Mais ils ne sont pas que des Philippins, mais ayant également d’autres origines : asiatiques, coréennes, thaïlandaises, etc…Il s’agit, a expliqué le DG, d’ouvriers qualifiés directement opérationnels. Leurs spécialités sont introuvables à Madagascar. En même temps qu’ils exécuteront leur contrat respectif, ils encadreront et formeront les ouvriers malgaches. Mais ceux-ci auront, au préalable, reçu une formation initiale qualifiante. Quelque chose comme 14 millions d’heures de cette formation auront déjà été dispensées depuis le début de la phase construction pour la main-d’œuvre demandée par cette phase, soit 94% des 8 500 employés qui y sont mobilisés. Auquel cas les expatriés y comptent pour environ 500 individus, plutôt moins que plus. Pour couper court au procès de propagation de maladies dont certains les accusent, ils seront consignés dans leur cité ouvrière tout confort jusqu’à la fin de leur contrat. D’ailleurs, leur nombre diminuera au fur et à mesure du perfectionnement de leurs homologues malagasy, à 240 à la fin de la 1 ère année, à 60 à la quatrième année.

Une campagne nationale d’information sur le programme de recrutement est lancée. 2 450 ouvriers qualifiés dont 350 expatriés seront nécessaires pour faire tourner l’usine à partir de 2010. Mais d’ici à cette échéance, ils seront formés par leurs encadreurs, participant donc au montage et aux tests de la mise en marche de l’usine et de l’exploitation des mines. Le « road show », a débuté à Toamasina les jeudi 22 et vendredi 23 mai, puis à Moramanga le 27 mai, à Antsiranana le 29 mai et à Antananarivo le 5 juin 2008.

Protection
de l’environnement

Il y a également lieu de signaler que le Projet Ambatovy s’est fait très rigoureux eu égard au respect de l’environnement dans les zones où il travaille.

A Ambatovy il entretient un « Biocamp » où les échantillons de faunes et de flores sont quasi exhaustivement comme dans un sanctuaire hautement protégé et surveillé. Quelque 250 lémuriens par exemple y sont parqués, chacun étant porteur d’une puce permettant de les repérer dans la forêt à tout instant. 98 d’entre eux portent une sorte de radio-gonio. Un périmètre assez important de forêt primaire y est protégé de près.

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