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Société

Éducation

La langue d’enseignement, cette inconnue

samedi 8 décembre 2018 | Fanambinantsoa

La réforme du secteur éducatif est enclenchée. Elle touche le calendrier scolaire qui est déjà en cours de transition ; elle concerne aussi les cycles et les disciplines à enseigner et leurs contenus. Parallèlement et dans cet objectif, des formations des enseignants sont dispensées, soit en continu pour ceux qui sont dans les instituts et écoles normales, soit en plusieurs sessions correspondant aux cinq périodes de vacances scolaires pour ceux qui sont en activité. Mais jusqu’ici la langue d’enseignement demeure diffuse et incertaine.

Certes, dans le premier cycle de trois (3) ans de l’éducation fondamentale, il est clair que la langue maternelle locale est de rigueur. Mais dans le second cycle dont la durée est identique et dans les cycles suivants, la langue d’enseignement n’est pas précisée. La langue nationale et le français sont-ils utilisés en fonction des enseignants ou des disciplines ? D’après les responsables ministériels successifs, on apprend le français dans le second cycle de l’Education fondamentale ; comme langue de communication ou comme langue d’apprentissage et d’évaluation des connaissances et de l’intelligence des jeunes malgaches scolarisés ?

Là est le problème ! Car ces dernières années, en raison du recul de la maîtrise du français par les jeunes, il est facile pour les parents, les professeurs, les patrons d’entreprises et les recruteurs dans les diverses instances des entreprises et des institutions gouvernementales, de déclarer inaptes les postulants à un poste qui ne parlent pas le français « fluently », correctement et sans fautes. On dit même que c’est l’enseignement en général qui a beaucoup dégringolé.

Ayant été témoin direct de la situation de jeunes de la « génération takamoa » (takamoa c’est l’ampoule) et de leurs performances au niveau de l’expression française écrite et orale, force est d’avouer que c’est plus que du charabia, c’est la confusion totale. Aujourd’hui c’est pire pour les jeunes qui n’ont pas fréquenté des établissements scolaires d’expression française ou du moins des établissements scolaires privés confessionnels de renom. C’est le calvaire aussi bien pour le correcteur qui imagine tout le mal du monde pour l’étudiant que pour celui-ci qui doit rédiger son mémoire en français et le soutenir dans la langue française. En tout cas, au niveau de l’expression française orale et écrite, c’est lamentable. Molière ne s’y retrouve guère et Jean Joseph Rabearivelo y perd son latin.

Ceci pour dire que pour avoir accès à l’enseignement universitaire universel et académique, beaucoup de jeunes malgré leur diplôme de baccalauréat sont sanctionnés non pas sur le plan des connaissances et du savoir-faire ou de leur intelligence de la matière étudiée, mais parce qu’ils ne parlent et n’écrivent pas le français correctement. Pour ceux qui sont admis aux concours d’entrée dans les universités publiques, des professeurs recommandent des cours de mise à niveau de leur français.

Evidemment il ne s’agit pas d’accuser les enseignants ou les apprenants mais d’attirer l’attention sur la place de la langue dans l’évaluation des connaissances. Il s’agit d’interpeller l’opinion, les législateurs et les décideurs politiques sur la place de la langue malgache dans la vie de la nation et dans le cursus des jeunes dans leur scolarité.

Un mémoire de fin d’études est très rarement présenté dans la langue malgache sauf dans la filière Malagasy à l’université. Et encore faut-il admettre qu’un Siméon Rajaona n’a pas écarté l’usage du français, de locutions et d’idiomes en séance de soutenance de mémoire ou de thèse.

Madagascar est une île et ne peut ignorer les langues étrangères. Madagascar fait aussi partie des pays membres de la Francophonie. Madagascar a été sous domination française pendant près de 60 ans. Nos élites sont majoritairement francophiles et francophones. Mais ils sont de plus en plus nombreux ceux à avoir étudié et vécu ailleurs, au Japon, en Allemagne, en Indonésie, au Vietnam, en Russie, en Suisse, en Norvège et aux Etats-Unis. Ils sont convaincus de l’intelligence et des performances de leurs compatriotes malgaches partout où ils travaillent. Mais ils tombent en admiration devant les performances économiques de ces pays. Ils ne manquent pas d’éloges non plus devant les progrès technologiques et les capacités d’innovation des jeunes de ces pays qui ont fait de leur langue leur langue d’enseignement. À beaucoup d’égards l’usage d’une autre langue que celle nationale ou locale pour évaluer les connaissances et intelligences des élèves constitue un handicap majeur dans l’épanouissement de ceux-ci.

À notre avis, l’enseignement des langues étrangères devrait demeurer uniquement comme langues de communication. À charge pour les formateurs, enseignants et autres professeurs de transmettre les connaissances acquises dans la langue nationale ou maternelle des apprenants. Une fois que ces apprenants envisagent d’autres horizons culturels ou professionnels, qu’ils se soumettent aux exercices nécessaires comme ceux des « volontaires américains » qui séjournent à Madagascar. Ou comme les missionnaires de l’église luthérienne qui, avant de servir à Madagascar, effectuent un séjour à Lausanne en Suisse et s’y imprègnent des cultures et langues. En tout cas, les étudiants malgaches de l’époque soviétique avaient dû eux aussi se soumettre à des obligations similaires pour être en mesure de poursuivre leurs études dans toutes les disciplines dans la langue russe.

9 commentaires

Vos commentaires

  • 8 décembre 2018 à 10:35 | Isambilo (#4541)

    Faux problème. Ceux qui sont nés avant l’indépendance ont largement démontré qu’il est possible de maîtriser plusieurs langues sans porter atteinte à la langue nationale. C’est une question essentiellement politique. Mais, encore une fois, c’est l’indigence de notre culture politique qui est la source de notre stagnation.

  • 8 décembre 2018 à 10:45 | herytovo (#10120)

    La maîtrise du français n’est impératif que dans les échanges et relations professionnelles avec les français. La France représente environ 3% du commerce mondiale.
    En dehors de ce contexte la langue anglaise est d’usage pour commercer avec tout les autre pays.

    Le malgache doit rester la langue d’enseignement principale à Madagascar.

    • 8 décembre 2018 à 18:39 | efa ela (#4563) répond à herytovo

      Salama Ry Herytovo,
      Le malgache doit rester la langue d’enseignement principale à Madagascar, écrivez-vous.
      Certes, LA langue malagasy est unique : à la fois sans cousine (sauf à aller chercher le tagalog aux Philippines), mais surtout comprise dans tout le pays (sauf par certains vazaha encore récalcitrants).
      Oui mais voilà : si l’enfant doit être enseigné dans la langue qui lui est familière (maternelle pourrait-on dire), il y a lieu de lui parler dans l’un des soixante parlers locaux de l’île.
      La malgachisation a encore beaucoup à faire pour y parvenir, ne pensez-vous pas ?...

      Je me demande comment les deux mpanambary du match actuel se débrouillent avec ça !
      Ou bien font-ils comme le 5 étoiles De Gaulle : apprendre une phrase et la déverser, de manière intéressée dans des oreilles dont l’identité en sera ragaillardie, et hop ! ?

    • 8 décembre 2018 à 18:40 | efa ela (#4563) répond à herytovo

      Salama Ry Herytovo,
      Le malgache doit rester la langue d’enseignement principale à Madagascar, écrivez-vous.
      Certes, LA langue malagasy est unique : à la fois sans cousine (sauf à aller chercher le tagalog aux Philippines), mais surtout comprise dans tout le pays (sauf par certains vazaha encore récalcitrants).
      Oui mais voilà : si l’enfant doit être enseigné dans la langue qui lui est familière (maternelle pourrait-on dire)), il y a lieu de lui parler dans l’un des soixante parlers locaux de l’île.
      La malgachisation a encore beaucoup à faire pour y parvenir, ne pensez-vous pas ?...

      Je me demande bien comment les deux mpanambary du match actuel se débrouillent avec ça !
      Ou bien font-ils comme le 5 étoiles De Gaulle : apprendre une phrase et la déverser, de manière inytéressée dans des oreilles dont l’identité en sera ragaillardie ?

  • 9 décembre 2018 à 11:01 | Albatros (#234)

    La maitrise du français semble bien utile pour les malgaches qui travaillent sur la plate-forme du SAV d’Orange !.

  • 9 décembre 2018 à 16:22 | lysnorine (#9752)

    Fampianarana sy fianarana amin’ny tenin-drazana aloha !
    ("La langue d’enseignement, cette inconnue")

    1) « Certes, dans le premier cycle de trois (3) ans de l’éducation fondamentale, il est clair que la langue maternelle locale est de rigueur. Mais dans le second cycle dont la durée est identique et dans les cycles suivants, la langue d’enseignement n’est pas précisée...Il s’agit d’interpeller l’opinion, les législateurs et les décideurs politiques sur la place de la langue malgache dans la vie de la nation et dans le cursus des jeunes dans leur scolarité. »

    Tsy mandritra ny TELO taona ihany fa mandra-paha-tapitry ny fianarany amin’ny dingana faharoa - ny « baccaulérat » ankehitriny- dia tsy maintsy ny tenin-drazana-ny fiteny Malagasy-no hitazaina sy hampitana fahaizana amam-pahalalana amin’ny zaza malagasy -ny zana-bahoaka- mianatra amin’ny sekolim-bahoaka.

    Mahatankina foana ny TSY METY HATAKATARAN’ny avara-pianarana Malagasy sy ny mpitondra fanjakana na ny mpanao pôlitika hoe : RAIKI-TAMPISAKA ny FANABEAZAM-BOHO ny tenin-drazana omban’ny FANAVAOZANA azy ary ny fampiasana azy amin’ny sehatra rehetra, etsy an-daniny, sy ny FAMPANDROSOANA ny sarambaben’ny Malagasy, mitrongo vao homana, eo amin’ny lafim-piainany rehetra.

    Eo amin’ny FANAVAOZANA azy, dia mahavariana ihany koa ny tsy mba nangalantsika tahaka, ETO amin’ity resaka ity, ny nataon’i FRANTSA tamin’ny teny FRANTSAY tamin’ny taon-jato faha-16 : ny famoronana teny vaovao tsy tambo isaina avy amin’ny fototra GRIKA sy ny findramana teny ITALIANINA ! Tsahivina kely eto koa fa : tamin’io taon-jato io no naneren’ny mpanjaka Francois 1 ny hampiasana ny teny « francoys » fa tsy teny latinina intsony amin’ny raharaham-panjakana sy raharaham-pitsarana rehetra (ordonnance de Villers-Cotterêts, 1539) :

    « 110. Afin qu’il n’y ait cause de douter sur l’intelligence des arrêts de nos cours souveraines, nous voulons et ordonnons qu’ils soient faits et écrits si clairement, qu’il n’y ait ni puisse avoir ambiguïté ou incertitude, ni lieu à demander interprétation.

    111. Nous voulons donc que dorénavant tous arrêts, et ensemble toutes autres procédures, soient de nos cours souveraines ou autres subalternes et inférieures, soient des registres, enquêtes, contrats, testaments et autres quelconques actes et exploits de justice ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties en langage maternel françoys et non autrement. »

    Koa ny fanatsoahana fampianarana sy lesona avy amin’ ny FOTO-PTSIPIKA narahan’i Frantsa tamin’ny fanavaozany ny teny frantsay, tamin’ny taon-jato faha-16, sy ny fangalan-tahaka ny nataony no tokony hataontsika amin’ny FANAGASINA ny voanteny vahiny momba ny Siansa, Teknika, Teknôlôjia (fa TSY MANEFITEFY teny malagasy hoe « madio » tsy akory tahaka ny fahita matetika hatramin’izay ka hatramin’izao !). Ezahina amin’izay ny mandika amin’ny fiteny malagasy ny ENCYCLOPÉDIE vazaha MARO mikasika izany. Nisy tokoa ny mpanoratra/mpampianatra mendri-piderana niezaka tamin’io fanagasina ny teny siantifika sns. io, taorianan’ireny 1972 ireny,saingy toa tsy nisy ny pôlitika fanohanana sy fanitarana izany. Ny FANAPOTEHANA ny teny Malagasy TOKANA araka ny hita amin’ny famatsian’ny CNRS Frantsay, sns., vola ny famoahana boky momba izany [ohatra : Dominique Thomas-Fattier, « Le dialecte sakalava du nord-ouest de Madagascar, SELAF, Marseille, 1982 ], izany no avy hatrany dia nataon’ny fitondran’Ingahy Ratsiraka tami’ny 1975, tamin’ny famoroporonana ity teny hoe « MALAGASY OFFICIEL » ity !
    (Hotohizana)

    • 9 décembre 2018 à 16:33 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      Fampianarana sy fianarana amin’ny tenin-drazana aloha !
      (« La langue d’enseignement, cette inconnue »)
      (Tohiny)

      Ara-tantara, dia ny FOMBA FITENIN’ny MERINA Malagasy no noraketin’ny MISIÔNERA an-tsoratra -voalohany indrindra niantomboka tamin’ny 31 Desambra 1822.

      Hoy ny « Daty Malaza » -n’i pasitera Rabary tamin’io andro io :

      « Androany Talata fara-taona dia nihaona nanao komity ny Misionera hihevitra izay tokony hatao amin’ny taona ho avy HAMPANDROSOANA ny raharaha...Ny lehibe indrindra tamin’ny zavatra notapahiny dia izao : NY HANORATANA NY TENY MALAGASY. Hatramin’izao dia TENY ANGLAIS no notenenina tao amin’ny Sekoly. Hitan-dry zareo Misionera anefa fa RAHA TE-HANONDROTRA TOKOA NY MALAGASY izy, ARA-PANAHY sy ARA-NOFO, dia ny TENY MALAGASY IHANY no hahefany izany. BOKY MALAGASY sy FAMPIANARANA amin’ny TENY MALAGASY, ireo no FIASANA TSARA INDRINDRA ary mifanitsy indrindra amin’ny fo sy ny saina malagasy... Tsy nanapa-kevitra irery anefa ry zareo Misionera fa naniraka an’i Mr Jones hiresaka amin-dRADAMA (Voalohany). Radama koa tsy tia litera arabo, fa sarotra loatra. Ny litera ROMANA no tiany ; nefa kosa nolaviny mafy ny fomban’ny litera amin’ny teny anglais, fa matetika ny teny iray dia manam-peo roa na mihoatra aza...’’Aoka isan-ditera tsy hitondra afa-tsy feo tokana, hoy Radama, ka ny i dia i, ary ny a dia a ; raha feo roa dia atambatra ny litera hilaza aza toy ny ai, io, etc. Tsy izany ihany, fa tian-dRadama raha esorina ny litera sasany amin’ny alfabeta vazaha, izay azo soloana fa tsy misy asany akory amin’ny teny malagasy... »

      Koa avy amin’io nanoratana ny teny Malagasy araka ny fomba fitenin’ny MERINA azy io no
      (i) nandraiketana ny foto-pitsipika FANORATANA azy, ary
      (ii) namoronana ny GRAMERANY sy ny DIKISIONARY na rakibolana MARO nandritra ny taon-jato faha-19, taloha elan’ny nanjanahan’i Frantsa an’i Madagasikara izany.

      Tsy takona afenina fa sady mahamenatra no mampalahelo fa tsy mba nahavita tahaka ny vitan’ireo Misionera vazaha ireo ny amin’ny fiteny Malagasy isika Malagasy tompon-tany, ankehitriny, ka rarìna ny mba hisiana PÔLITIKA HANARENANA izany . Tsahivina fa efa vita tamin’ny fiteny Malagasy DAHOLO ny fampianarana ho DOKOTERA teto Madagasikara talohan’ny nanjanahan’i Frantsa azy. Ambonin’izany dia efa nisy mihitsy boky vahiny fitazaina ny vahoaka amin’ny fahasalamany nandika ho teny malagasy :
      - F. Rasoamanana : « Ambara-pankany aminy ny dokotera : Boky tsotra milaza ny aretina sy izay mety hahasitrana azy. », Antananarivo, Ny Friend’s Foreign Mission Association.
      Toa tsy misy intsony ankehitriny ny boky toa izany amin’ny teny Malagasy mba hitazaina ARA-PITANDREMAM-PAHASALAMANA ny sarambabem-bahoaka.
      (Hofaranana)

    • 9 décembre 2018 à 16:51 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      Fampianarana sy fianarana amin’ny tenin-drazana aloha !
      (« La langue d’enseignement, cette inconnue »)
      (Tohiny sady farany)

      Efa voatsikaritra hatry ny ela fa ny hany mahomby indrindra dia ny FAMPIANARANA ny ANKIZY MPIANATRA amin’ny TENIN-DRAZANY, araka ny asongadin’ireto loha hevitra vitsivitsy ireto :

      - UNESCO, 1953, The Use of Vernacular Languages in Education (Monographs on fundamental education) : ’’We take it as AXIOMATIC that every child of school age should attend school and that every illiterate should be made literate. We take it as AXIOMATIC, TOO, that the BEST MEDIUM FOR TEACHING IS THE MOTHER TONGUE OF THE PUPIL’’.

      - UNESCO, 2008, Bühmann, Dörthe and Barbara Trudell, Mother tongue matters : local language as a key to effective learning
      [La langue maternelle, ça compte ! La langue locale, clé d’un apprentissage efficace]

      - Global Partnership for Education, 2016, Children learn better in their mother tongue.

      Hoy koa ny astrophysicien Karana-Indianina, Jayant V. NARLIKAR :
      ’’ SCIENCE IS LEARNED BEST IN THE MOTHER TONGUE "
      Sunday Observer, October 3, 1982
      na : Amin’ ny tenin-drazana no hianarana tsara ny Siansa.

      2) « À notre avis, l’enseignement des langues étrangères devrait demeurer uniquement comme langues de communication. »

      Fanitarana ny fahaizana amam-pahalalana efa nampitaina tamin’ny ankizy mpianatra tamin’ny làlan’ny TENIN-DRAZANY izay ampandalinina azy ireo tsy an-kitsahatra no ilàna ny hahaizany tsara fiteny vahiny. Nisy mpandraharaha iray tany SOEDY nilaza taminay fa vita amin’ny teny SOEDOA daholo ny fampianarana rehetra eny amin’ny oniversité-ny kanefa azo atao amin’ny teny ANGILISY koa izany fianarana ambony izany. Tsy maintsy mianatra teny vahiny izahay, hoy izy, satria vitsy. (eo ho eo amin’ny 10.2 tapitrisa ny mponina any ANKEHITRINY).

      Farany, hoy ny lahatsoratra iray tao amin’ny ’’Language magazine’’ nitondra ny lohateny hoe : ’’Mother Tongue Key to World Education Growth’’ na ny Tenin-drazana no fanalahidy mampandroso ny fampianarana eran-tany :

      ’’WITHOUT SKILLS IN THE MOTHER TONGUE, schooling in a foreign tongue is nearly an IMPOSSIBILITY.’’ izany hoe raha mbola tsy voafehy tsara ny fahaizana ny tenin-drazana dia HEVIN-DRAVINA ny mampianatra sy mianatra amin’ny fiteny vahiny tahaka ny misy eto amintsika ankehitriny.

      Mila ministera iray manokana tantànan’ny manam-pahaizana manokana amin’ny fiteny Malagasy - fa tsy tantànan’ny mpilalao pôlitika tsy akory - hisahana ny momba izany fanabeazam-boho sy fanaovazana ny teny Malagasy izany ary ny FAMPIASANA azy amin’ny fampianarana sy ny RAHARAHAM-PANJAKANA REHETRA.

  • 13 décembre 2018 à 11:00 | nytiana (#10528)

    Ka atao teny malagasy dia rehefa hanovo fianarana ambony nefa ho atao @ teny vahiny ihany, iza no hahalala ny takamoa-nao sy ny telozodrirana mahitsizoro any ?

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