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samedi 19 octobre 2019
Antananarivo | 12h31
 

Société

Milieu carcéral

La grâce présidentielle pour les détenus de délits mineurs, saluée par Amnesty International

jeudi 3 octobre

Lors de sa visite à Fianarantsoa, le 27 septembre dernier, le président Andry Rajoelina a annoncé sa décision de gracier des détenus soupçonnés d’avoir commis des infractions mineures sans violence afin de désengorger les prisons surpeuplées dans le pays. Un pas dans la bonne direction, et qui doit être immédiatement suivi d’effet, estime Amnesty International.

« Il faut que le président Andry Rajoelina ordonne aux autorités compétentes de faire rapidement le nécessaire afin que toutes les personnes détenues pour des infractions mineures commises sans violence soient libérées. Toutes les autres détentions arbitraires et prolongées doivent cesser immédiatement, soit que les intéressés soient libérés, soit que leur détention soit examinée par une autorité judiciaire. Si nécessaire, il convient d’organiser des procès respectant les normes internationales d’équité » a annoncé hier Amnesty International dans leur communiqué.

L’organisation avait recommandé de libérer toutes les personnes en attente de jugement dont l’incarcération est injustifiée, arbitraire ou prolongée, notamment les personnes détenues pour des infractions mineures au mois de juillet dernier. Elle avait averti que le recours excessif et injustifié à la détention provisoire maintient des milliers de personnes dans des conditions de détention mettant leur vie en danger. Un appel à décongestionner les prisons qui a visiblement trouvé écho auprès des autorités.

A Madagascar, plus de 55 % de la population carcérale du pays est encore en attente de jugement, une autre raison qui explique la surpopulation dans les prisons. Le gouvernement tente ces derniers mois d’améliorer les conditions carcérales dans les prisons mais cela reste encore très insuffisantes. Au mois de mai dernier par exemple, un nouveau régime alimentaire plus nutritif a été proposé aux détenus. Trois menus seraient actuellement proposés en alternance dans les prisons de tout le pays. La nourriture fournie auparavant se composait principalement de manioc, l’administration pénitentiaire avait ainsi estimé qu’environ 70 % des détenus étaient sous-alimentés. En effet, pour couvrir leurs besoins alimentaires et nutritionnels, les détenus ne pouvaient compter que sur leur famille, qui leur apporte une nourriture complémentaire. De même, des projets constructions de prisons aux normes seraient en cours comme le nouvel établissement carcéral à Fianarantsoa dont les travaux ont été lancés par Andry Rajoelina la semaine dernière.

1 commentaire

Vos commentaires

  • 3 octobre à 16:20 | tiryco (#9153)

    Enfin .une décision dans l bon sens

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