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samedi 14 décembre 2019
Antananarivo | 08h43
 

Agriculture

Mahajamba : La riziculture en péril

La digue principale détériorée

lundi 9 juillet 2007 | Manou

La commune de Mahajamba pourrait faire adieu à partir de maintenant à son titre d’honneur de grenier à riz de la région !

Plus de 2000 ha de rizières réservées à la culture du « vary jeby », du riz qui se repique au mois de juillet, sont pratiquement perdus, selon les paysans locaux qui lancent actuellement des appels à l’endroit des responsables étatiques pour résoudre leur cas.

Manque de responsabilité

Depuis des années, la digue principale n’était plus en état et nécessitait de profondes réhabilitations mais, par manque de communications des autorités locales vers le pouvoir central, rien n’a été fait.

Or, pour qui connaît la commune rurale de Mahajamba, cette partie de la digue assure le réglage de l’approvisionnement en eaux des canaux d’irrigation arrosant les plaines environnantes. Après les cataclysmes ayant accéleré la dégradation des infrastructures donc, le fleuve Mahajamba n’était plus contenu dans son lit et se déversait dans les rizières en les ensablant...

Faits curieux, le député de Mahajanga II, responsable de la circonscription, n’a point appuyé les démarches de l’adjoint au Maire venu dans la capitale pour seulement rapporter ces faits aux ministères concernés et au Bureau National Tim.

Des odeurs de magouilles

La population de Mahajamba crie au scandale actuellement puisqu’il existe des manoeuvres tendant à rendre invivable la zone de Mahajamba. Le but serait, d’après les victimes, de les déplacer vers Ambodimanga située à plus de 5km de Mahajamba-village afin de les exproprier volontairement et gratuitement. Les habitants dénoncent dans cette situation des manœuvres de certaines autorités locales qui ont vendu tout le périmètre à des Mauriciens opérant dans la filière Jatropha et la canne à sucre pour la production de bio-carburant.

D’informations auprès de cette population, les investisseurs auraient menacé de rompre les négociations s’ils devront s’occuper des indemnisations d’expropriations des habitants et ces « autorités » s’activent à convaincre la population de quitter les lieux d’une façon ou d’une autre.

Malgré ces projets, la population locale vont continuer les travaux de réfection de la digue de protection de leur village avec les moyens du bord. Un « joro » dirigé par les « Sojabe » aura lieu bientôt pour marquer le début des travaux.

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