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samedi 19 octobre 2019
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Politique

Imperfections de la liste électorale

La démission du président de la HCC est réclamée

jeudi 11 octobre 2018 | Arena R.

Le président de la Haute cour constitutionnelle (HCC), Jean Eric Rakotoarisoa sera de loin le moins chahuter dans le cadre de cette élection et son environnement visiblement de plus en plus morose. Pas plus tard que mercredi, un groupement de cinq partis politiques ont exigé sa démission en lançant un ultimatum de 12h. Avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’institution qu’il préside serait responsable des irrégularités et des imperfections de l’organisation du scrutin prévu au mois de novembre, déclarent ces politiciens.

Parmi ces politiciens figurent, Pety Rakotoniaina et les autres leaders du mouvement de solidarité pour la refondation de Madagascar. Des partis politiques qui ont réclamé en vain le report de l’élection présidentielle. Ils avaient évoqué la nécessité d’amender la Constitution source de crise politique cyclique dans le pays. Mais ils ne baissent pas pour autant les bras et les voilà revenir à la charge.

Les arguments de ces politiciens portent essentiellement sur la défaillance de la liste électorale : les doublons et les non-inscrits. Les statistiques indiquent que 50% d’une population de 25 millions de personnes sont en âge de voter alors que dans la liste électorale actuelle, il y a un peu plus de 9 millions d’inscrits, où sont passés les autres, s’indigne le président du parti Tambatra. D’un autre côté pourtant, un collectif des candidats à l’élection présidentielle pointent du doigt l’augmentation trop importante du nombre des électeurs dans certaines régions de Madagascar.

En tout cas, les dirigeants de ce nouveau mouvement de contestation de la tenue de l’élection indiquent que toutes les conditions sont actuellement remplies pour arrêter ou annuler même le scrutin prévu pour le 7 novembre prochain. « Environ deux tiers des candidats ont déjà remarqué des irrégularités dans les préparatifs, alors la HCC, la CENI et le gouvernement doivent prendre une décision pour ne pas pousser le pays dans une nouvelle effusion de sang due à une nouvelle crise politique », indiquent ces politiciens.

La non-adhésion de la plupart des candidats à la charte de bonne conduite de l’élection n’est effectivement pas de bon augure pour un climat politique serein. Seulement 12 candidats sur 36 ont signé, entre autres, qu’ils accepteront les résultats des élections quoi qu’il arrive. Le reste dont une candidate en particulière a déjà fait savoir qu’elle n’acceptera pas les résultats de cette élection qu’elle considère comme maculée d’irrégularités et de corruption.

Mais à la différence des candidats qui exigent une réouverture de la liste électorale pour pouvoir rectifier l’erreur qui se chiffre à 120 000 doublons, ce nouveau groupement de partis politiques prévoient de tout faire pour empêcher l’élection si leurs revendications ne seront pas satisfaites dans le délai imparti de 12h. « On ne peut pas accepter une élection dans une condition désastreuse », insiste Pety Rakotoniaina.

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