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mardi 24 novembre 2020
Antananarivo | 12h52
 

Culturel

Exposition 30 et presque-songes 2011

La catastrophe en Haïti s’expose

samedi 9 avril 2011 | Manka
Le Haïtien Guy Régis. (A gauche)

Une exposition vraiment dans l’émotion et le désir à partager au public. Cette exposition est très déconcertante pour certains visiteurs, si pour d’autres plus émotifs effectivement, elle est vraiment remarquable. Une œuvre y représente artistiquement les dégâts causés par le séisme en Haïti l’année dernière. Un tremblement de terre catastrophique qui avait provoqué quelque 316.000 décès.

Les couleurs rouge et noir sont les plus dominantes, et le charbon et la craie ont chacun leurs propres significations : le charbon signifiait le dégât causé et la craie les personnes qui sont mortes. Attrayant et touchant ; de plus il y a des jeux de mots employés par l’artiste selon son désir et son rêve ou de même son contact avec la nature ou encore l’émotion qu’il a éprouvé durant ce tremblement de terre. Comme par exemple « une pluie de pleurs », cette phrase qui se répète plusieurs fois.

Mais vis-à-vis d’une exposition contemporaine, chaque visiteur peut interpréter l’œuvre à sa manière. Par exemple la couleur rouge peut représenter le sang, la disposition des charbons les dégâts. En tout cas l’artiste est destiné à sortir ses œuvres selon son désir et ses inspirations ; il s’agit en l’occurrence de l’artiste haïtien Guy Régis.

L’artiste Guy Régis

L’œuvre de l’artiste.

Guy Régis est Haïtien, né en 1974 et il vit à Port-au-Prince ; il fait de la littérature. Son travail artistique est pluridimensionnel : auteur, metteur en scène de théâtre et de vidéo, comédien également, ses travaux sont honorés par de nombreuses distinctions et bénéficient maintenant d’une audience internationale. Il a rencontré le théâtre à l’institut Français de Haïti en 1995 à travers la lecture de nombreux ouvrages, et participe à des ateliers ainsi que des stages en 1999. Il se consacre à sa première mise en scène et crée en 2001 le collectif « Nous théâtre ».

En 2003, il crée à Port-au-Prince, « service Violence série » , plusieurs sketches sur les tractations politiques qu’a connu le pays au cours des récentes décennies. Le succès de ce spectacle qui sera joué par la suite au Théâtre national de Belgique, au festival de Liège et au festival des Francophonies dans le Limousin (2005) est certain. Il est aussi l’auteur de deux courts métrages remarqués : Blackout et Pays-sauve-qui –peut en 2002. il propose une nouvelle forme de théâtre mêlant le sacré vaudouesque à l’art contemporain.

Exposition 30 et presque songes 2011 visible à la Chambre de Commerce d’Antananarivo jusqu’au 14 avril.

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