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Antananarivo | 15h44
 

Divers

La bataille difficile contre la fabrication illégale des cachets

lundi 13 mai 2013 | Andrianjohary Noroelisoa

« Seule l’Imprimerie Nationale Malagasy et les entreprises agrées par
l’État peuvent fabriquer et vendre des cachets », déclare un
responsable au sein de l’Imprimerie Nationale. Ces seules entités ne
fabriquent les cachets qu’avec l’autorisation de ceux qui les font
faire. L’Imprimerie Nationale s’occupe principalement des cachets de
l’État. Elle ne refuse cependant pas de satisfaire les entreprises
privées.

L’Imprimerie Nationale répertorie tous les cachets qu’elle fabrique,
pour éviter divers
fraudes. Elle doit pour ce faire, recevoir une demande de la part de
l’État ou d’une quelconque entreprise privée, avant de procéder à la
fabrication du cachet. « C’est un accord entre ceux qui veulent
disposer d’un cachet et les fabricants, pour neutraliser toute
falsification », affirme le responsable au sein de l’Imprimerie
Nationale. De ce fait, l’Imprimerie Nationale peut vérifier la
véracité de la nécessité du cachet. Les autres fabricants de cachets
agréés procèdent également de la même manière.

Commerce illicite

La vente et la fabrication de cachet sur toutes les places sont
illégales et doivent
être sévèrement punies, selon l’Imprimerie Nationale Malagasy. Elle
ajoute que la lutte contre la falsification de cachet existe, sans
pour autant avoir sa notoriété. « Cela se voit par l’existence des
petits fabricants de cachets qui tiennent commerce à l’escalier
d’Antaninarenina, à Ambohijatovo et sur l’Esplanade Analakely »,
dénonce un employé de l’Imprimerie Nationale.

Normalement ces petits fabricants doivent se faire chasser par la
Commune urbaine d’Antananarivo qui est responsable de l’organisation
des marchés. Ces petits fabricants de cachets n’ont pas, il faut le
dire, l’autorisation de tenir leur commerce dans les rues et ne payent
pas d’impôts. « Il est difficile pour nous de chasser ces gens, vu
qu’ils constituent plus de 200 ménages. Les chasser de leur labeur
quotidien implique, donc, 200 chefs de famille au chômage. C’est une
situation impensable vu la crise actuelle », certifie un responsable
au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo.

Un autre problème lié à ces commerces illicites est leur emplacement
sur les trottoirs. Les fabricants de cachets sis à Ambohijatovo par
exemple, occupent carrément le trottoir. Les piétons doivent ainsi
descendre sur la route pour circuler.

4 commentaires

Vos commentaires

  • 13 mai 2013 à 10:11 | regisson (#7075)

    Pourquoi les chasser ??

    il n’y a pas 2 poids, 2 mesures.... ou alors chasse aux fraudeurs ... la saison pour la chasse aux fraudeurs peut démarrer,

    Pour commencer

    les Mickeys de service

    Ratsiraka le naufrageur
    R8 le voleur
    DJ le roi du disco
    etc..
    etc...

    Alors on fait quoi ?

    les petits magasins clandestins en prison ?

  • 13 mai 2013 à 13:57 | Jipo (#4988)

    " La bataille difficile " ...

    Contre l’ insécurité , l’ éducation , la Santé , l’ Economie , les trafics en tous genres , la prise du pouvoir illégale , pour ne pas dire coups d’ Etat ,les pillages et assassinats en bande organisée, la médiocratie généralisée , autant de :
    " CACHETS " difficiles à avaler ...
    Plus facile de courir après ceux qui ont encore la dignité de ne pas mendier ni voler , une " bataille " glorieuse à la hauteur de son valeureux représentant .

  • 13 mai 2013 à 17:36 | bbernard (#6880)

    Et pourquoi chasser ces petits trafiquants quand leurs principaux clients sont ceux-là même qui sont chargés de faire régner l’ordre ? Au pays de la corruption généralisée, les trafiquants sont rois.

  • 13 mai 2013 à 20:29 | Rakrizy (#3782)

    « Il est difficile pour nous de chasser ces gens, vu qu’ils constituent plus de 200 ménages. Les chasser de leur labeur quotidien implique, donc, 200 chefs de famille au chômage. C’est une situation impensable vu la crise actuelle »

    Et pourquoi alors ne pas sortir de prison les milliers de personnes emprisonnées ? C’est la porte béante à tous les abus.

    C’est une réaction de foza de laisser commettre les infractions en période pré électorale. Ce sont des bombes à retardement. Et victimes = la population

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