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dimanche 18 novembre 2018
Antananarivo | 08h42
 

Société

Gouvernance

L’Open data, une arme contre la corruption, selon Transparency international

lundi 5 mars | Fano Deraniaina

Devant les scores 24/100 et de 9/100 que Madagascar a obtenus selon respectivement l’IPC (Indice de Perception de la Corruption) 2017 réalisé par Transparency International - Initiative Madagascar ( TI-IM) et le résultat de l’enquête sur le budget ouvert 2017 co-réalisée par MSIS-tatao et International Budget Partenership, une conférence sur « l’OPEN DATA sur les finances publiques à Madagascar » ou données ouvertes sur les finances publiques, s’est tenue le 3 mars dernier à l’université d’Antananarivo sous l’initiative de TI-IM, du Bianco et du CRAAM ou Centre des Ressources des Arts Actuels de Madagascar. Cette conférence a été réalisée en marge de la célébration de l’Open data day 2018. Il s’agit d’un concept qui vise à rendre public des données claires, lisibles, simplifiées, accessibles, non-discriminatoires et réutilisables sur les finances publiques. C’est un gage de la transparence dans la gestion de l’argent public, de la bonne gouvernance et de la redevabilité. Le point focal de cette rencontre se situait sur la nécessité de divulguer au maximum les informations sur les finances publiques afin de réduire les risques de corruption.

A l’ère du numérique, l’Open data cherche de plus en plus à faire en sorte que les informations soient mises en ligne pour multiplier l’étendue du public cible. En effet, la publication permanente des données permet de suivre en temps réel l’évolution de l’action publique. D’autant plus que les gouvernants sont redevables à l’égard des citoyens. Les chercheurs auront également une banque de données plus riche et diversifiée leur permettant des études plus approfondies. « Plus les données sont ouvertes, moins il y aura de corruption » précise également Florian Schatz, du Bianco.

Pour le cas de Madagascar, il existe bel et bien des données ouvertes. C’est le cas par exemple de la publication des données sur les marchés publics ou encore la publication trimestrielle de l’exécution budgétaire sur le site du Ministère des Finances et du Budget. Madagascar a fait un pas sans précédent par la confection du Budget citoyen. Il s’agit d’un document simplifié et explicatif du budget annuel de l’Etat. Malheureusement, les données sur les finances publiques sont éparpillées et dispersées sur divers sites de l’Administration. « Elles sont difficilement réutilisables voire non exploitables pour d’autres fins du fait de leur format .doc ou .PDF. », regrette Fréderic Lesne, du TI-IM. Aussi, il n’existe pas encore de plateforme unique permettant à tout un chacun d’accéder à l’ensemble des données relatives aux finances publiques et les cultures du secret renforcent l’opacité de l’Administration. Raison pour laquelle les salaires des ministres, premier Ministre et président de la République sont encore inconnus du public.

Un autre point encore problématique concerne la sincérité des données. Nous vivons encore sous le système de la déclaration. C’est le cas par exemple de la déclaration d’impôts, ou encore la déclaration de patrimoine de certains hauts employés de l’Etat. Faute d’une vérification sérieuse, il est difficile de reconnaitre si ces données reflètent fidèlement le patrimoine de la personne concernée étant donné que le pays ne possède pas de loi sur l’accès à l’information.

Au niveau international, Madagascar a déjà manifesté son intention d’adhérer au PGO ou Partenariat pour un Gouvernement Ouvert. Il s’agit d’une association privée basée à Washington. Les Etats partis à cette association sont liés à une exigence de publication des données. Parmi les conditions minimales d’adhésion figure la possession d’une loi sur l’accès à l’information. Chose que Madagascar n’a pas encore. Actuellement, la Grande île reste encore sur le stade de l’intention d’adhérer.

11 commentaires

Vos commentaires

  • 5 mars à 10:18 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Notre pays dispose suffisamment d’arsenal juridique pour lutter contre la corruption mais son application laisse à désirer : Que faire ?
    Et ce n’est pas en ajoutant d’autres textes que cela va évoluer dans le bon sens.

    • 5 mars à 12:31 | Houpert Claude (#9408) répond à plus qu'hier et moins que demain

      De Claude Houpert :

      Le fléau est le chaumage qui entraîne à la corruption, à la magouille à la débrouille ! Aussi du fait du faible niveau des salaires et de l’absence de protections sociales .

    • 5 mars à 12:32 | Houpert Claude (#9408) répond à plus qu'hier et moins que demain

      De Claude Houpert :

      Le fléau est le chaumage qui entraîne à la corruption, à la magouille à la débrouille ! Aussi du fait du faible niveau des salaires et de l’absence de protections sociales .

    • 5 mars à 21:44 | Bena (#494) répond à plus qu'hier et moins que demain

      ceci est un gag de l’ARMP !

  • 5 mars à 13:19 | KARIBO (#7602)

    Bonjour .
    Lutter contre le sport national, devenu endémique depuis que l’on a viré ces sales colons, qui nous en empêchaient , vous essayez de convaincre qui au final ?

    • 5 mars à 19:22 | Houpert Claude (#9408) répond à KARIBO

      De Claude Houpert :

      Pourquoi utiliser le mot « sales colons » ! Cela me fait penser à 1936 /1945 ou les nazis utilisaient le mot de « sales JUIFS » ... Pour vous, la colonisation que je désapprouve , n’a laissé que de vilaines traces !

    • 5 mars à 21:33 | KARIBO (#7602) répond à KARIBO

      En effet la colonisation n’ a laissé que trace d ’ enfer, à présent, c ’est le paradis VS Malagasy .
      Connaissez-vous 1 Malgache qui regrette officiellement l’ avant indépendance ?
      Par contre officieusement il n’ y a pas un de ces indépendantistes, qui organiserait un referendum pour avouer que la majorité la regrette , a votre image ...

    • 5 mars à 21:46 | Bena (#494) répond à KARIBO

      ceux qui ne regrettent pas la colonisation, ce sont les seuls colons. toute autre affirmation est une insulte à la mémoire des personnes qui ont été réduites en esclavage moderne.

  • 5 mars à 13:20 | jangobo (#8776)

    Il n’y a pas à chercher midi à 14 heures ; il suffit de donner le chiffre d’affaires de Vangy :

    • 5 mars à 22:22 | vatomena (#8391) répond à jangobo

      Sans doute que les colons se sont retirés en croyant laisser derrière eux un pays rénové ,pret à rentrer dans la compétition mondiale . ils se sont trompés .le pays est retombé au plus bas .Ils avaient préjugé des qualités du peuple malgache .

  • 5 mars à 21:43 | Jipo (#4988)

    C fou ce qu’ il y a comme embrayages, cette gauche de me-de pseudo humaniste qui vit dans l’ opulence et confort, sur le dos des travailleurs , qui produisent la richesse .
    Houpert/dadabe meme konbas ...

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