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Reportage

Toamasina

L’offensive des cyclo-pousse

samedi 23 février 2008 | Gilbert R.
Le Cyclo-pousse tricycle.

Le cyclo-pousse ou pousse-bicyclette, est en train de prospérer dans la ville de Toamasina, la ville la plus équipée en ces engins dans tout Madagascar en comparaison à celle d’Antsirabe, la deuxième ville grande utilisatrice de ce mode de transport, de Mahajanga, d’Antsiranana ou de Toliara. Tandis que le pousse-pousse sert surtout au transport de marchandises à Tana, encore que ce véhicule ne ressemble plus à ce qu’il fut .

Les statistiques disponibles auprès des sources municipales préposées indiquent déjà quelque 956 cyclo-pousse à Toamasina, bien que cette version améliorée du pousse-pousse classique, n’y ait fait son apparition que récemment. Les pousse-pousse classiques sont au nombre de 3 914. Ce chiffre date de juin 2007. Mais le parc s’agrandit rapidement de tricycles et quadricycles par dizaines et par jour. Les vrais tricycles sont importés de l’extérieur, des pays asiatiques en général. Ils ont un châssis d’un seul tenant et, d’après les utilisateurs, ont une meilleure tenue de route même sur les chaussées défoncées de Toamasina. La plus grande fréquence des accidents, par renversement du véhicule notamment, semble en effet être l’apanage des pousse-pousse classiques et des pousse-pousse quadricycles

55 000 Ar. pour un cyclo-pousse

Embouteillage de pousse-pousse.

D’après nos investigations, un atelier artisanal de ferronnerie et de capitonnage de Morarano déclare produire une moyenne de 60 tricycles par mois, avec une moyenne basse de 10 unités par semaine. Ici, les véhicules originaux sont importés de Chine. Ils subissent des adaptations aux conditions d’utilisation à Toamasina, à savoir l’allongement du châssis et l’apport des modifications que cela entraîne. Les clients en achètent souvent par dizaine. Si le prix CAF, arrivé à l’atelier, est de 350 000 Ar, le prix à la sortie de l’atelier est de 550 000 Ar.

Les 3⁄4 des arrivages sont achetés pour Toamasina. Le 1⁄4 est acquis par des patrons de Fort-Dauphin, de Manakara.

Les tricycles qui sortent de cet atelier, nous confie son propriétaire, Raliva Harison Robert, un artisan de 39 ans, originaire de Manjakandriana, portent une marque secrète qui fait que les véhicules volés sont facilement retrouvés.

Location journalière de 3 000 à 7 000 Ar.

Les quadricycles, par contre, sont fabriqués artisanalement à Toamasina même. Ils sont formés d’un corps en forme de pousse-pousse classique attelé à un vélo d’importation, avec ou sans dérailleur. Le vélo est simplement raccordé au corps qui, lui, est entièrement assemblé par des artisans du fer et des artisans capitonneurs d’où son instabilité.

Les cyclo-pousse se louent à 7 000 Ar par jour, ou 4 000 à 5 000 Ar le jour et 3 000 Ar la nuit contre1 000 Ar. pour le pousse-pousse classique. Dans les deux cas, il peut y avoir des tireurs ou des jokers propriétaires. Mais les locataires sont les plus nombreux. Au-dessus du loyer de leur engin, les jokers empochent une moyenne de 5 000 Ar dans une journée (6h à 18h) contre 1 000 Ar pour les tireurs classiques.

Pousse-pousse classiques.

Les pousse-pousse (pousses classiques et cyclopousses confondus) comme les calèches (956 unités aussi officiellement) posent de nombreux problèmes pour la circulation à Toamasina. Ils sont pratiquement tous indisciplinés, ignorant le code de la route. A l’arrêt, ils s’agglutinent anarchiquement au bord des rues.

En fait, la plupart des tireurs classiques refusent de recevoir la formation que la Commune, avec les forces de l’ordre, ont préparée pour eux sur le code de la circulation, sur le civisme, sur le service des touristes. Il ne faut avoir des problèmes de circulation avec les pousse-pousse, c’est vous qui vous feriez insulter, ou menacer même si le tort est de leur fait.

Et de temps en temps, des touristes se plaignent d’avoir été dévalisés ou surtaxés quant au coût du trajet.

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