Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
jeudi 9 juillet 2020
Antananarivo | 11h27
 

Reportage

Bill Clinton

L’expérience contre le changement

mardi 3 juin 2008 | R. C.

- Bill Clinton : « Where are you come from ? »

R. C. : « Madagascar »

- « Madagascar ? The biggest island ? »

• « Yes, it is »

- « Do you enjoy your stay here »

• « Absolutely »

- « Very happy to meet you… »

Bill Clinton ne cesse pas de soutenir sa femme Hillary.

C’est par ces échanges que Bill Clinton salue un à un les journalistes de nombreuses nationalités, présents sur le sol américain pour la couverture médiatique de la campagne présidentielle. L’ancien président des Etats-Unis était de passage à Helena , dans le Montana , dimanche soir où il a fait campagne en faveur de sa femme, Hillary, candidate à l’investiture démocrate à la présidentielle américaine de novembre. C’est ici que se déroulera mardi l’une des deux primaires démocrates (avec celle du Dakota du Sud) censées partager l’expérience de l’ex- première Dame contre le changement incarné par le sénateur de l’Illinois pour l’investiture de leur parti.

Costume de couleur beige étincelant, chemise rose vif et cravate bleu ciel, Bill Clinton, les cheveux grisonnants, est arrivé vers 19 heures précédé d’une cinquantaine de voitures dans la cour du Capital High School de l’Helena- Montana. L’ancien locataire de la Maison Blanche bénéficie toujours d’une imposante mesure de sécurité en raison de la cohue que provoquent ses apparitions. Il reste en effet très populaire dans le pays. Dimanche soir, il est apparu dans la salle des sports du "Capital high School" sous l’ovation de quelques 400 partisans. Tous font partie du Wasp (white anglo saxon and protestant) ou de la population blanche, anglo- saxonne et protestante, les premiers migrants. Un jeune noir ainsi qu’un métis et un couple d’asiatique se distinguent du lot. L’assistance se compose d’ailleurs d’électeurs d’entre deux âges même si quelques rares jeunes ont fait le déplacement.

Terre de prospérité

Devant la bannière étoilée et le drapeau du Montana trônant sur l’estrade, Bill Clinton tient un discours d’une heure sans consulter ses notes, sauf au début de son allocution pour saluer tel ou tel militant démocrate en raison d’un mérite particulier. Il ne manque pas non plus de citer publiquement ses connaissances dans le Montana, cet Etat montagneux d’un million d’habitants vivant sur une superficie large comme la Grande Ile, une terre de prospérité et restée à l’écart des récentes migrations et où les champs de maïs et de blés s’étendent sur des milliers d’hectares. Les vaches vivent à l’air libre sans craindre pour leur sécurité. La population semble heureuse avec leurs spacieuses villas basses ouvertes aux quatre vents et sans “tamboho”. Les portes et les fenêtres ne sont jamais fermées et les voitures restent dans les garages, les clés sur le “contact”. Ici tout le monde connait tout le monde. Le décès de quatre adolescents emportés par les crues d’une rivière la semaine dernière endeuille tout l’Etat qui est “au courant” du drame.

La tête dans les étoiles

Du coup, Bill Clinton, un As incontesté de la communication, a mis du bémol dans son emphase habituelle. Moins d’ostentation aussi dans les propos “en respect aux morts et aux familles”. Pendant le tour d’horloge de son discours, il développe le programme de son épouse- candidate tout en réussissant la prouesse de ne citer que trois fois les noms de Barack Obama et de John McCain. La quasi- investiture du sénateur de l’Illinois est en effet dans tous les esprits ici depuis la primaire de Porto Rico dimanche. En dépit de la victoire de Hillary Clinton dans cette confétie américaine, Obama est à 45 voix de l’investiture. Mathématiquement, il ne peut plus être atteint par sa rivale. Le "Capital High School" de Helena écoute alors religieusement le héros du jour. Seuls les cris des six enfants jouant autour des pieds de leurs parents perturbent le débit de Clinton. Puis, il se fait interrompre par les pleurs de deux jumeaux se battant pour un biscuit. Leur papa les retire de la salle et l’ancien président peut poursuivre ses propos. Un coup, il promet ceci, un autre cela. De temps en temps, l’assistance applaudit. Généralement, elle reste là, bouche bée. Comme cette autre moitié d’Amérique qui s’étonne pour s’être offert un certain Barack Obama, pour la représenter à l’élection présidentielle de novembre, la tête dans les étoiles.

===========================
- Barack Obama : Echec du sevrage aux cigarettes

Le candidat Obama est toujours en forme, dixit son médecin.

“Barack Obama, 46 ans, se trouve en excellente santé même s’il combat difficilement contre la cigarette”. Ce diagnostic est du Dr David Schneider lors de la publication du bulletin de santé du sénateur de l’Illinois, candidat à l’investiture du parti démocrate à l’élection présidentielle américaine de novembre 2008, lequel avoue sans le dire ouvertement l’échec du sevrage de Barack Obama. “Son traitement contre l’addiction au tabac consiste à prendre de la nicorette (une sorte de chewing gum à mâcher quand l’envie de fumer se manifeste)”, révèle le médecin dans ce bulletin de quatre pages (celui de John McCain, candidat du parti républicain est de 1000 pages). David Schneider poursuit : “ Barack Obama est en bonne santé depuis les 21 dernières années que je suis au service de sa famille”.

Electrocardiogramme

En effet, il est le médecin de la famille Obama depuis tout ce temps. Il décrit ainsi son “client” : “il est de taille mince mais musclé donc bien bâti. En tout cas, il n’a pas d’excès de graisse”. Le dernier check up du sénateur de l’Illinois remonte à janvier 2007. À cette époque, “sa tension artérielle était de 90/60 (mesure américaine) tandis que son taux de cholestérol était de 173 avec un Hdl de 68 et un Ldl de 96. Le fonctionnement du cœur est normal, selon l’électrocardiogramme effectué ce jour là”. Ce sont en tout cas les principaux renseignements de l’analyse médicale complète que Barack Obama a passée il y a plus d’un an.

Cancer

S’agissant des membres de la famille Obama, la note révèle que “sa mère et son grand père sont tous les deux décédés du cancer et qu’il est lui-même « addicted » au tabac”. D’une précision toute scientifique, le Dr David Schneider ajoute que “Barack Obama a tenté à plusieurs reprises, dans le passé, d’arrêter de fumer mais sans succès”. “Par contre, son traitement actuel semble porter ses fruits”, nuance le médecin. Ce dernier se réjouit en tout cas de l’état général de son illustre client.

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS