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samedi 23 mai 2026
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L’Assemblée nationale s’apprête à remplacer ses représentants à la HCC

samedi 23 mai | Mandimbisoa R.

La Haute Cour constitutionnelle (HCC) pourrait changer de figure. En effet, l’Assemblée nationale s’apprête à élire, le 28 mai prochain, deux nouveaux membres appelés à siéger à Ambohidahy, procédant ainsi à la recomposition progressive de cette institution qui, avec sa composition actuelle, a toujours fait l’objet des contestations politiques, des accusations de perte d’indépendance et au coeur d’une crise interne sans précédent.

Le processus de renouvellement de la HCC semble avoir été amorcé après le départ de trois anciens hauts conseillers nommés durant le régime d’Andry Rajoelina. Vololoniriana Christiane Rakotobe Andriamarojaona, Fidèle Ranaivo Mbalo et Rondro Lucette Razanadrai­niarison Rahelimanantsoa ont officiellement déclaré avoir quitté leurs fonctions, puis remplacés par décret présidentiel. Le chef de l’État de transition, le colonel Michaël Randrianirina, a alors désigné Tianjanahary Andriamalaza, Norovola Haritiana Rasolonjatovo et Haingotiana Andriamampandry pour occuper ces postes stratégiques. Tout cela s’est déroulé avec beaucoup de polémique et des critiques très violents.

Mais la crise autour de la Haute Cour constitutionnelle a dépassé largement le cadre de ces simples remplacements. En avril, les médias ont révélé l’existence d’une procédure visant à obtenir la déchéance du président de la HCC, Florent Rakotoarisoa. Cette tentative, portée par certains membres de la Cour, a mis en lumière des divisions profondes au sein même de l’institution chargée de garantir le respect de la Constitution.

Cette séquence politique a renforcé les critiques déjà formulées depuis plusieurs mois contre la HCC. L’institution est régulièrement accusée par une partie de l’opposition et des mouvements citoyens d’avoir perdu sa neutralité, notamment après les dernières échéances électorales et plusieurs décisions controversées rendues ces dernières années.

Dans ce climat de défiance généralisée, la Gen Z continue de multiplier les prises de position. Depuis plusieurs semaines, ce mouvement des jeunes réclame ouvertement la dissolution de la Haute Cour constitutionnelle, de l’Assemblée nationale ainsi que de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Pour ses militants, les principales institutions de la République ne répondent plus aux exigences de transparence et d’impartialité attendues par une partie de la population.

Alors que la revendication d’une dissolution de l’Assemblée nationale reste toutefois hautement improbable, le régime privilégie plutôt une restructuration progressive des organes de l’État à travers des remplacements ciblés et un renouvellement progressif des responsables institutionnels. Après la recomposition de la CENI, voilà qu’une retouche se profile alors à Ambohidahy.

Selon la Constitution malgache, la Haute Cour constitutionnelle est composée de neuf membres : trois nommés par le président de la République, deux élus par l’Assemblée nationale, deux par le Sénat et deux désignés par le Conseil supérieur de la magistrature. Les futurs représentants de la Chambre basse seront élus en séance plénière pour un mandat unique de sept ans non renouvelable.

Dans un contexte où la confiance envers les institutions reste fortement fragilisée, ce nouveau vote parlementaire est désormais observé de près par la classe politique, les mouvements citoyens et une opinion publique de plus en plus attentive à l’avenir démocratique du pays.

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