Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
lundi 20 mai 2019
Antananarivo | 19h46
 

Politique

Résultats électoraux

Jean-Jacques Ratsietson : Des reproches à Ravalomanana

lundi 24 décembre 2018 | Fanambinantsoa

Tout dépend de la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Et c’est vraisemblablement la raison -depuis le 22 décembre surtout, de cette mobilisation des staffs du K25 qui rameutent les électeurs et témoins de fraudes et usages de faux à leur apporter les preuves concrètes des crimes et délits qu’ils ont en leur possession.

En tout cas, Marc Ravalomanana revient sur ses déclarations lors du dernier face-à-face radio-télévisé organisé par la CENI avec l’ORTM. Il appelle la CENI, le gouvernement et le président de la République par intérim à prendre leurs responsabilités car il trouve que les élections ne sont pas crédibles ni transparentes. Mais Marc Ravalomanana n’est pas crédible non plus à en croire le représentant du « collectif des candidats » Jean Jacques Ratsietison ce 24 décembre 2018 lors du débat nocturne organisé par une station radio-télévisée privée. Ce malheureux candidat lui reproche son mutisme, à la rigueur sa complicité devant toutes les irrégularités, les fraudes, achats de voix/électeurs, corruptions de haut vol, cartes d’électeur et liste électorale très critiquées qui étaient constatés et dénoncés lors du 1er tour. A noter que le camp Ravalomanana a déposé quelque 200 requêtes auprès de la HCC mais les a retirées au dernier moment.

Pour la transparence totale et la stabilité

Toujours est-il que le candidat Jean Jacques Ratsietison, promoteur du « Fahefa-mividy ho an’ny Malagasy » (FMI-Malagasy) met en garde les dirigeants du pays – en particulier le Premier ministre et président de la République par intérim et les responsables de la CENI, contre les contestations des élections qui sont de plus en plus intenses et qui prennent de l’ampleur. Jean Jacques Ratsietison fait constater les menaces d’instabilités en tout genre si jamais le processus en cours se poursuit. Pour éviter tout trouble post-électoral, il réclame que la CENI interrompe la publication des « tendances » qui crée la confusion et entretient des doutes et frustrations. Son objectif est de faire en sorte que les opérations de confrontation revendiquées puissent être entreprises convenablement, de manière la plus limpide et la plus persuasive avant la remise des documents à la HCC. Et il se porte volontaire avec les quelques membres restant du « collectif des candidats » (huit d’après ses dires) qui n’ont pas rallié l’un des deux camps du 2nd tour, pour aider et apporter leur expertise dans cette opération de confrontation et de recomptage des voix.

Le promoteur du « FMI-Malagasy » suggère concrètement le comptage des bulletins de vote utilisés, le comptage de ceux qui n’ont pas été utilisés et par la même occasion le contrôle d’authenticité, des numéros de séries des bulletins utilisés par rapport aux souches et par rapport aux bureaux de vote auxquels ils sont destinés. Si par malheur il y a discordance, Jean Jacques Ratsietison a été clair et net : il faut annuler les élections.

Ce 24 décembre 2018 à 18h30, les « tendances » publiées par la CENI donnent au candidat n°13 une avance de dix (10) points sur son concurrent n°25, soit respectivement un taux de 55% des votes en faveur d’Andry Rajoelina et 45% à Marc Ravalomanana. Cette avance est fondée sur des documents scannés en provenance d’un peu plus de 90% des 24 852 bureaux de vote répartis sur le territoire national. En termes de voix, cette avance correspond à près de 400 000 voix. Et si on devait considérer que les résultats provisoires du 1er tour publiés par la CENI n’étaient pas très éloignés de ceux rendus par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) -qui ne sont susceptibles d’aucun recours, les carottes seraient donc cuites ; le candidat Andry Rajoelina serait le vainqueur et serait le prochain président de la République de Madagascar. Attendre et voir.

13 commentaires

Vos commentaires

  • 24 décembre 2018 à 15:18 | Vohitra (#7654)

    Il est utile de mentionner que les operations effectuees au niveau de chacune des SRMV ne concernent ni le comptage des bulletins uniques non utilisees ni la verification des motifs des votes declares nuls consignes dans les PV provenant des bureaux de vote via les Communes.

    Ainsi, la realisation de cette requete de la part de ce candidat risque de prendre au moins un mois.

    Notons aussi que la plupart des operations au niveau de la SRMV sont effectuees manuellement

  • 24 décembre 2018 à 18:49 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum
    Ce candidat n’ a confiance à personne, à commencer par ses propres délégués dans chaque bureau, la CENI et la HCC.
    Avez-vous déjà vu un voleur patenté faire confiance à autrui ? Voilà l’homme que certains voulaient élire à la tète : un one man non plus show mais power (un homme qui veut concentrer entre ses mains tout le pouvoir donc sans délégation, sans décentralisation et sans concession) donc un gourou.

    • 24 décembre 2018 à 19:52 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Lire : ..bureau de vote ...et à la tête du pays :...

    • 24 décembre 2018 à 23:58 | Jipo (#4988) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Vous voilà sauvé du gourou, pour votre punition vous aurez un dictateur , la volonté et réponse de ouak/ à votre konnerie !

  • 24 décembre 2018 à 19:18 | tanguy37 (#7699)

    Il est malheureux de constater que le peuple malgache ne soit pas capable de choisir d’autres "energumenes" que ceux deja vu !!!!on prend les memes qu’avant et on recommence !bravo le courage !!

  • 24 décembre 2018 à 19:42 | LeFou (#10163)

    2019 après 2002 et 2009 ? Jamais 2 luttes sanglantes pour le pouvoir sans 3 ?

  • 24 décembre 2018 à 21:24 | lysnorine (#9752)

    « Jean-Jacques Ratsietson : Des reproches à Ravalomanana »

    « Mais Marc Ravalomanana n’est PAS CRÉDIBLE non plus à en croire le représentant du ’’collectif des candidats’’ Jean Jacques Ratsietison ce 24 décembre 2018 lors du débat nocturne organisé par une station radio-télévisée privée. Ce malheureux candidat lui reproche son mutisme, à la rigueur sa COMPLICITÉ devant toutes les IRRÉGULARITÉS, les fraudes, achats de voix/électeurs, corruptions de haut vol, cartes d’électeur et liste électorale très critiquées qui étaient CONSTATÉS et DÉNONCÉS LORS du 1er TOUR. A noter que le camp Ravalomanana a déposé quelque 200 requêtes auprès de la HCC MAIS LES A RETIRÉES AU DERNIER MOMENT »

    Hoy izahay DIENY taoriana kelin’ny fihodinana voalohany.

    lysnorine 22 novembre 2018 à 17:11 répond à sasa ao amin’ny « Contentieux électoraux-Marc Ravalomanana retire ses requêtes auprès de la HCC » jeudi 22 novembre 2018, https://www.madagascar-tribune.com/Marc-Ravalomanana-retire-ses,24415.html#comment387749

    « @sasa 22 novembre 2018 à 15:45
    « ’’Mazavabe no nahatonga an’andriamatoa Marc Ravalomanana nisintona ny fitoriana satria efa fantany fa hanao 2em tour izy,raha sanatria mantsy misy ny korontana dia izy ihany no voa’ny nataony raha tsy nosintonina ilay fitoriana’’. »

    « Mazava be kosa ARAKA NY FIJERINAY fa nanao « DEAL » tamin’ i Frantsa Ingahy Ravalomananana na nampanaovin’ny ’’ANDRINY FAHA-DIMY’’ MANODIDINA AZY izany : Tsapany angamba fa TSY HAHATOHITRA ny HALA-BATO sy ny FANODIKODINANA ny voka-pifidianana efa voaoman’ny GOVERNEMANTA NTSAY sy ny CENI ary ny SVMB isaky ny distrika mialoha dieny tamin’ity fihodinana voalohany ity [izy] ary hohamarin’ny HCC mandrakariva. Koa azony antoka fa TSY HO LANY IZY amin’ny fihodinana faharoa RAHA tsy hoe angaha MIFOHA sy MITRAKA ny vahoaka sy ny mpifidy tsy tonga nifidy tamin’ny fihodinana voalohany na nandrotsaka ’’vato fotsy’’.

    « Tsy misy FAHAMARINANA rahateo na toa inona na toa inona azony antenainy avy amin’ny HCC izay TSAHIVINA fa : tsy nialasala NANDIKA NY LALÀM-PANORENANA sy NISAZOKA ny FIANDRIANAM-BAHOAKA, loharano ipoiran’ny fahefana rehetra, sy ny FAHEFAM-PANJAKANA napetraky ny vahoaka tamin’ny olona nifinidiny (prezidàn’ny Repoblika- depiote), tamin’ny FANONGANANA ny PM sy ny governemanta teo aloha [Solonandrasana] mba hametrahana ny SARIBAKOLIN’i Frantsa sy ny hoe ’’communauté internationale’’ eo amin’ny fahefana . Ny TSY MAINTSY HANDRESEN’ny KANDIDÀN’I FRANTSA na amin’ny fomba ahoana na amin’ny fomba ahoana, na inon-kidona na inon-kihatra no nokendrena amin’izany sy ho vain-dohan-draharahan’ilay PM vaovao. Asa raha mba hampakatra an’Ingahy prezidàn’ny HCC eo amin’ny HCJ ny depiote amin’ny Antenimiera manaraka fa raha tsy izany dia tsy hisy farany ny ’’tsy maty manota’’. »

    Heverinay fa voamarin’ny tohin’ny fifidianana sy ny vokatry ny fihodinana faha-roa ireo fanehoan-kevitra nataonay ireo vantany vao vita ny fihodinana voalohany.

  • 25 décembre 2018 à 08:51 | poiuyt (#584)

    Tsy lavitry ny marina ny zavatra voaresakao io, Lysnorine. Félicitations.
    Teo à naneken’i ravalo strapontin tà avril 2018 dia efa hafahafa : tsy nanan-tsafidy !
    Talohan’io dia tonga nitady appui tany frantsa i ravalo, nanantena fa hanaiky ny argument "popularité supérieure" kinanjo nahazo valiny hoe "rajoelina no tohananay". Nanomboka teo dia tsy nisy intsony hafa tsy ny vahoaka no tohany, satria samy nijery fotsiny daholo ireo nanohana azy teo aloha : usa, allemands, europe protestante.
    Tokony ho lany ihany anefa izy raha mangarahara ny élections, saingy efa voavidin’ny patrons de rajoelina daholo ny olona mitana fahefana rehetra rehetra : président, pm, ceni, hcc, tafika, .... Na ny mpandalo aza vidiany. Ny vahoaka sy Andriamanitra sisa no manohana an’i ravalo.
    azo heverina fa soa fa na dia tà ny halatra aza no mahalany an’i rajoelina, dia soa ihany : mba tsy nisy aloha ny rà mandriaka hatrà izao : raha tsy rajoelina no "mandresy" , ny fahefana rehetra eto Madagascar, izay efa voavidin’ny patrons de rajoelina, no miaraka mamoritra izay manohitra rehetra. Rà izao, rà izao !
    i hvm ? nul : remplaçant, nomena baolina pendant 5 ans, tokony ho namafa ny anaran’i rajoelina tao antsain’ny patrons n’izy 2-lahy. Tokony ho lasa titulaire fa vendrana be, tsy mahay raha

    Izany no fandehan’ny histoire de Madagascar : ny mpitsentsitra ihany foana no mitondra ; aondrana ny harena, hahantra foana ny gasy ; en plus des aléas climatiques annuels, ...

    Le patriotisme, c’est par ravalo qu’il aurait pu exister

    Quand certains appellent à s’expatrier,

    • 25 décembre 2018 à 14:46 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à poiuyt

      Salama sy tratran’ny krizy mafy ianao raporitra.
      Heverinao fa anjely latsaka an-tany mihitsy io Ra8 ianao . Any tsiafahy na ampingadrana no toerana tokony hisy azy raha ny heloka bevava sy bevata vitany teto amin’ny firenena nanomboka ny taona 1998 ka hatramin’ny 2009 :
      Tsy fandoavana hetra.
      Famonoana mpiray firenena (2002 sy 2009).
      Halatra volampanjakana sy volan’ny orinasampanjakana (Aro 15miliara Ariary, BFM tsy latsak’izany ihany koa, caution trésor public nivadika décaissement tamin’’ny importation nataon’ny Magro 125 miliara ariary)
      Ny ministra Benja Razafimahaleo tao amin’ny GDI dia nilaza fa mihoatra ny 1000 miliara ariary tamin’ny 2009 ny efa voamarina fa nangalarindravalo sy ny orinasany.
      Olona tsy tokony nahazo nilatsaka ho fidina io rangahy io fa nohon’ny tsy maty manota manjaka eto amin’ny firenena ho an’ny foko sasany dia hitampoko hitampirenenana io ny mizana voa tsindry hila.
      Azo hamarinina ireo voalaza etsy ambony ireo ho an’ny olona tia ny tanindrazany sy fahamarinana ary olona matahotra an’andriamanitra ka tsy jamban’ny fanatisma fotsiny.

  • 26 décembre 2018 à 08:50 | lysnorine (#9752)

    Re plus qu’hier et moins que demain 25 décembre 2018 à 14:46 répond à poiuyt
    « FAMONOANA mpiray firenena (2002) » : Ingahy Ratsiraka Didier fa TSY Ingahy Ravalomanana

    Ny tokony ho mpifidy tamin’ity fifidianana ity ka latsaka noho ny 28 taona dia na mbola tsy teraka na mbola zaza bodo tamin’ny 2002. Mazava ho azy fa tsy afa-nanaraka ny fizotran’ny tantaran’ ny zava-nitranga teto nandritra ny enim-bola (Janoary-Jona 2002) izy ireo. Tsikaritra tato ho ato fa misy miezaka mafy dia mafy ny mpanoratra sy mpanao gazety azo raisina ho MPITONDRA TENY sy mpampita ny hafatr’i FRANTSA sy FRANÇAFRIQUE HAMADIKA an-kitsirano izao ny TANTARA tamin’iny 2002 iny : tsy levon’ny vavoniny ny nandresen’ny Vahoaka Malagasy BE AN’ISA azy ireo teo ambany fitarihan’Ingahy Ravalomanana. Mba hitarafan’ireo taranaka ankehitriny ireo tsara ny toe-draharaha, dia aleonay aloha misarika ny fisainany amin’ny zava-nitranga nony nadiva hifarana ny tantara tamin’ny Jona 2002. Azo HIVERENANA TSIKELIKELY ihany avy eo ny zavatra rehetra nitranga niantomboka tamin’ny Janoary 2002 indrindra izany ireo hitam-poko hitam-pirenena fa : MIRA FAMONOANA NY MPIRAY FIRENENA, fanapotehana ny tanindrazana ary FANDREHETANA ADIM-POKO (izay TSY NAHOMBY !). Heverinay fa hanampy azy ireo handanjalanja ny FAFY LAINGA ataon’ny mpanodinkodina ny tantara ny lahatsoratra manaraka mitondra ny lohateny hoe : « Barbouzes à Madagascar : Récit d ’un fiasco », niseho tao amin’ny gazety « Journal de l’Île de la Réunion » tamin’ny 24 Aôgositra 2002, hita ao amin’ny http://www.madagasikara.de/ActuAugust-3/020824clic1.htm

    Barbouzes à Madagascar : Récit d ’un fiasco
    Clicanoo 24.08.2002

    A la mi-juin, Didier RATSIRAKA avait décidé de régler la crise malgache à sa façon en faisant APPEL À DES MERCENAIRES FRANÇAIS. L’équipée de ces derniers, qui devaient arriver à Tamatave, s’est piteusement conclue à Dar ès-Salam (Tanzanie). Quelqu’un les a balancés aux autorités malgaches : Gilbert LECAVELIER, ancien conseiller pour la sécurité du président malgache Albert ZAFY, naviguant depuis longtemps dans le milieu des BARBOUZES et de l’extrême droite. Son témoignage met en évidence le rôle équivoque joué par le Quai d’Orsay dans cette affaire.
    Gilbert Lecavelier ne possède pas un pedigree ordinaire. Ancien membre d’Ordre nouveau et du Service d’action civique (deux organisations clairement marquées à droite de la droite), il fut chargé en 1968 par Jacques FOCCART de “loger” les cibles des groupes d’interventions gauchistes dirigés par un certain Bob DENARD .

    Deux ans plus tard, il devint membre de la société d’Études techniques économiques et commerciales (ETEC), de l’Ordre souverain et militaire du Temple de Jérusalem et de l’Union pour la défense des libertés et du droit (UDLD), pas vraiment proches des idéaux chers à Marx et Lénine.
    Lié à la Grande loge nationale de France (GLNF), il a longtemps espéré succéder à Bernard Courcelle à la tête du Département protection sécurité (DPS), le “service d’ordre” du Front national, dissous aujourd’hui. M. Lecavelier s’est ensuite reconverti dans un BUSINESS FRUCTUEUX très prisé par les CHEFS D’ÉTAT FRANÇAFRICAINS , la SÉCURITÉ PRIVÉE . Sa petite société était alors basée dans le Sud-Ouest de l’Hexagone.

    En 1993, l’ancien d’Ordre nouveau, très lié au ministre malgache des Transports de l’époque Daniel RAMAROMISA, décroche un contrat pour assurer la SÉCURITÉ d’Albert ZAFY président de la République, qui vient de succéder à Didier Ratsiraka. A l’époque, la société SECURMAD était dirigée par LECAVELIER et un FRANCO-MAURICIEN , Christian FAYD’HERBE, proche du sulfureux feu Sir Gaëtan Duval. En 1996, M. Zafy, “empêché”, quitte le pouvoir. L’Amiral rouge - “un ennemi de longue date”, dit aujourd’hui Gilbert Lecavelier - revient dans la Grande Ile en triomphateur. L’ancien du SAC, prudent, quitte Mada.[...]

    Dans son édition du 5 août dernier, l’hebdomadaire “MARIANNE” avait révélé que Gilbert Lecavelier qui avait prévenu les autorités malgaches de la piteuse équipée de la DIZAINE de MERCENAIRES FRANÇAIS RECRUTÉS par Didier RATSIRAKA et interceptés sur l’aéroport de Dar ès-Salam (Tanzanie) alors qu’ils étaient en route pour TAMATAVE.

    Le témoignage complet de cette barbouze, que le “JIR” s’est procuré, met en évidence le RÔLE ambivalent joué par le QUAI D’ORSAY dans cette affaire rocambolesque dont quelques points restent dans une ombre suspecte.
    (Hotohizana)

    • 26 décembre 2018 à 09:06 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @ plus qu’hier....FAMONOANA mpiray firenena (2002) » : Ingahy Ratsiraka Didier fa TSY Ingahy Ravalomanana
      Barbouzes à Madagascar : Récit d ’un fiasco
      (Tohiny)

      Le 13 JUIN, Didier Ratsiraka QUITTE TAMATAVE à bord de l’Airbus - AFFRÉTÉ PAR LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS - qui l’avait conduit à Dakar le 8 juin pour y rencontrer Marc Ravalomanana, au cours d’une tentative de négociation avortée. Une fuite définitive, estiment certains. “Je vais revenir”, déclare l’ancien président à son arrivée à Paris.

      DES SPÉCIALISTES DE L’AFRIQUE

      “Le 14 juin, vers 10h30, enchaîne Gilbert Lecavelier, j’ai reçu l’appel téléphonique d’un ami m’avertissant qu’un groupe de dix mercenaires s’apprêtait à aller à Madagascar pour aider Ratsiraka. Il me donne la liste des DIX MERCENAIRES et le nom de leurs responsables : Garibaldi et MARQUEZ DE OLIVIERA. Le départ devait avoir lieu le lundi 17 ou les deux jours suivants.”

      Marc Garibaldi et Luc Marquez de Oliviera peuvent présenter une fiche d’activités professionnelles bien remplie : deux exemples de reconversion réussie après plusieurs années à servir sous les drapeaux de la République. Le premier, ancien du service Action de la DGSE (les services secrets français), a travaillé aux côtés de Bob DENARD et du général Jeannou LACAZE (lui aussi passé par les “services”, ex-chef d’état-major des armées et, à une époque, TRÈS LIÉ À RATSIRAKA). Garibaldi (nom de code “Bruno” pour l’opération malgache) s’est beaucoup illustré en Afrique : protection des puits de pétrole en Algérie, répression de la rébellion en Casamance, ENCADREMENT DES MILICES COBRAS DE SASSOU NGUESSO [Congo-Brazzaville] , “maintien de l’ordre” en Côte-d’Ivoire auprès du général Gueï [mpanongam-panjakana tamin’ny Desambra 1999]. L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, est décrit comme “sombre et très intelligent”.

      MARQUEZ DE OLIVIERA, lui, n’est pas un inconnu dans la Grande Ile : dans les années 90, cet ancien du Groupement opérationnel (unité d’élite du SDECE, l’ancêtre de la DGSE) y A DIRIGÉ LA GARDE PRÉSIDENTIELLE . Il était alors TRÈS LIÉ À SOPHE RANAIVO, la fille de l’Amiral.

      Aujourd’hui, pas mal de gens estiment d’ailleurs qu’il faut voir la patte de “Dame Sophie” plus que celle de son père derrière cette équipée. Une certitude : PLUSIEURS CHEFS D’ÉTAT AFRICAINS ONT PARTICIPÉ AU MONTAGE . On parle notamment d’Omar BONGO, président du Gabon, et de son gendre SASSOU NGUESSO, président du Congo-Brazzaville.

      Quelques années après cette première expérience, MARQUEZ DE OLIVIEIRA est RETOURNÉ À MADAGASCAR en tant que CONSUTANT EN SÉCURITÉ , son rôle consistant surtout à SURVEILLER LES PARTIS D’OPPOSITION. Il a aussi baroudé au Liban et au Tchad avant de passer au privé et d’ouvrir sa SOCIÉTÉ DE SÉCURITÉ .

      L’ami de la famille Ratsiraka charge Garibaldi du recrutement Efficace, “Bruno” : en moins de quarante-huit heures, il réunit dix hommes : Alain Travers, Nicolas Loire, Jacques Guillet, Gabriel Petitgirard, Michel Lamour, Cyril Avines, Hervé Pannetier, Gérard Fourneret, Philippe Six et Guillaume Farfaro. Anciens des “services”, des paras ou de la Légion, ce sont indéniablement des pros aguerris. Leur mission officielle, AINSI QUE RATSIRAKA LA DÉFINIRA PLUS TARD : assurer la sécurité des aéroports de Tamatave et de Diégo. Une PLAISANTERIE. En fait, les mercenaires devaient FORMER un BATAILLON de 200 hommes pour tenter de STOPPER L’AVANCE DES SOLDATS DE Marc RAVALOMANANA alors EN TRAIN DE LIBÉRER TOUTE L’ÎLE. Le salaire des “chiens de guerre” est conséquent : trois millions d’euros sur 18 mois. Le prix d’un danger qu’ils ne verront jamais.
      (Hotohizana)

    • 26 décembre 2018 à 09:19 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @ plus qu’hier....FAMONOANA mpiray firenena (2002) » : Ingahy Ratsiraka Didier fa TSY Ingahy Ravalomanana
      Barbouzes à Madagascar : Récit d ’un fiasco

      “ILS ALLAIENT SE FAIRE MASSACRER”

      Le premier des mercenaires cités, Alain TRAVERS, est une vieille connaissance de Gilbert Lecavelier. Ce dernier veut mettre en garde son “ami de trente ans” contre ce qu’il considère d’ores et déjà comme contraire à certaines “valeurs” communes mais surtout “une opération pourrie”.
      “Le 14 [juin] vers 15h, ayant réussi à le joindre au téléphone, je lui demande s’il n’a rien à me dire. Devant son embarras, je lui cite la liste. Il est d’abord surpris par la destination car il ne la connaissait même pas. (...) Je lui demande quelle mission ils vont remplir. Il n’en connaît que les grandes lignes : faire de la protection non-armée pour des biens et servir de médiateurs entre deux factions… Il me dit qu’une réunion est prévue pour le lendemain et qu’il va y poser des questions. La seule chose qu’il me promet est de me rappeler le lendemain pour un compte-rendu de leur réunion. Je lui dis de s’enlever de là : ils allaient servir de leurre et se faire massacrer.” Le soir même, Lecavelier décide d’appeler son ami malgache, Daniel Ramaromisa, pour le prévenir de ce qui se trame à Paris. Le Français précise que Marc Ravalomanana doit être mis au courant et qu’il reprendra contact dès qu’il aura de plus amples informations, notamment la date de départ.

      Le lendemain, samedi 15, Lecavelier tente encore le forcing auprès de TRAVERS, qui semble lui bien décidé à partir pour empocher les 70 000 F promis. “En fait de réunion, mon ami ne rencontra que Garibaldi, dans un bar situé dans le quartier Montparnasse. Ce dernier fut très étonné de voir mon ami au courant et lui demanda qui l’avait informé. J’avais donné mon accord à Travers pour qu’il puisse citer mon nom si on lui demandait sa source. “Bruno” a alors expliqué qu’effectivement il s’agissait d’une mission à Madagascar, tirant plus vers l’humanitaire qu’autre chose. Il s’agissait de servir de “négociateur non armé” entre les factions de la population pro-Ratsiraka et pro-Ravalomanana. Avec un peu de “sécurité” sur les biens de Ratsiraka. Garibaldi ajouta que je racontais des Konneries et qu’ILS ÉTAIENT COUVERTS PAR LES SERVICES SECRETS (français).”
      “Après avoir entendu ce compte-rendu, poursuit Lecavelier, j’étais fou de rage et essayais de faire comprendre à Travers qu’on leur tendait un piège. Rien n’y fit, mon ami avait décidé de partir. J’utilisais un dernier argument : à ce que je sache, il n’avait jamais aidé et combattu pour un président marxiste-léniniste surnommé l’Amiral rouge, qui avait viré les Français de Madagascar en 1972 d’une manière qui fait paraître l’exode des pieds-noirs d’Algérie comme une promenade de santé… Qu’il soit passé par la lessive d’un petit groupe RPR l’ayant déclaré maintenant de droite, Ratsiraka était et est toujours pour moi un marxiste-léniniste ayant du sang malgache sur les mains. Travers ne voulait rien entendre. Pour lui, c’était un dernier baroud et il voulait le livrer. Je lui dis que je comprenais, mais que je ferai aussi mon boulot et avertirai les autorités malgaches.”
      Vers 21h30 ce samedi, Lecavelier appelle Ramaromisa et lui demande de mettre en place l’interdiction de survol du territoire malgache par des avions privés venant de la Réunion, de Mayotte ou des Comores. La journée de dimanche passe, sans fait notable.
      Le lundi matin, un autre interlocuteur que l’auteur du premier coup de fil prévient Lecavelier “qu’un groupe allait partir ce soir du Bourget en direction de Madagascar”.
      L’ancien conseiller en sécurité de Zafy rappelle son correspondant à Madagascar en lui disant que le départ est imminent.
      “Vers 15h, mon informateur me téléphone pour m’annoncer le départ de l’équipe ce soir même et me donne l’immatriculation de l’appareil : un Falcon 900 immatriculé FGNPJ, loué à la société AERO SERVICE (ndr : FILIALE DE VIVENDI) basée à l’aéroport du Bourget”, poursuit Lecavelier.
      Les choses vont alors aller très vite : à 17h, l’escouade des mercenaires au complet se trouve dans un bistrot en face de l’aéroport. A 18h15, ils entrent dans l’aéroport avec Garibaldi et Marquez. Ces derniers s’occupent des formalités.
      (Hofaranana)

    • 26 décembre 2018 à 09:27 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @ plus qu’hier....FAMONOANA mpiray firenena (2002) » : Ingahy Ratsiraka Didier fa TSY Ingahy Ravalomanana
      Barbouzes à Madagascar : Récit d ’un fiasco
      (Tohiny sady farany)

      Le jet décolle à 20h25 avec à son bord dix passagers. Fait notable : Garibaldi et Marquez ne sont pas montés dans l’avion. Le PLAN DE VOL donne PARIS -Assouan-TAMATAVE. L’escale technique, sans encombres, aura lieu en Égypte. Puis le jet repart...

      Peu après 9h, Lecavelier, via Ramaromisa, explique de vive voix la situation au ministre malgache de la Police Augustin Amady, qui lui demande d’envoyer un fax relatant les faits heure par heure. Une demi-heure plus tard, Ramaromisa et Hamady vont au palais présidentiel pour rendre compte au président Ravalomanana.

      “Vers 11h, mon informateur me dit que lors de l’approche de l’avion au-dessus de DAR [ES-SALAM, TANZANIE], les autorités civiles tanzaniennes avaient informé l’avion de l’INTERDICTION DE SURVOL DE MADAGASCAR ET DE SON ESPACE AÉRIEN . Le pilote privé a alors fait demi-tour et s’est posé à Dar. L’avion fut mis sous hangar et les dix hommes ainsi que l’équipage (un commandant de bord, un capitaine, un lieutenant et une hôtesse) furent dirigés par le responsable du groupe (nom de code Asnor) vers le plus grand hôtel de la ville. A partir de ce moment-là, ce fut le bordel...”, raconte Lecavelier. Vers 15h, Matignon, via la présidence malgache, est entré en possession du fax : “M. Raffarin a le fax sur son bureau. Le ministère de Affaires étrangères, interrogé, déclare qu’il s’agit d’une affaire privée et que rien n’empêche des gens de se rendre à Madagascar…”

      ATTENDUS A PARIS, ILS DÉBARQUENT A LYON...
      Selon Lecavelier, le Premier ministre réagit rapidement : il décrète l’interdiction pour le Falcon de survoler le territoire français et celui des DOM-TOM puis annonce qu’un couloir va être ouvert entre Dar et Paris après accord des aiguilleurs du ciel alors en grève. Le lendemain, mercredi 19, le couloir est ouvert vers 16h pour le retour à Paris.

      Le Quai d’Orsay diffuse quant à lui des communiqués disant que c’est suite à son intervention que l’appareil, “parti de Paris mardi matin, avait été bloqué pendant l’escale technique de Dar. Seul problème : l’avion était parti le LUNDI SOIR à 20h25 et son ESCALE TECHNIQUE avait eu lieu dans la nuit du lundi au mardi à ASSOUAN …”, relève Lecavelier. L’accusation est implicite : le Quai savait plus ou moins ce qui se tramait, mais a - au moins - laissé faire...

      La suite reste marquée du sceau de l’étrange. Le Falcon, disposant d’un couloir particulier si l’on en croit Lecavalier, “a bien atterri en France à 0h40 le 20 juin. Pas au Bourget, où tout le monde l’attendait, “services” compris, mais à l’aéroport de Lyon/Saint-Exupéry ou personne n’était au courant. Pas de contrôle des bagages, juste la simple déclaration blanche que remplissent tous citoyens français lors d’un retour de voyage à l’étranger”.

      “Conduits en taxi dans un Expotel à Chassieu, situé à trente kilomètres de l’aéroport, les mercenaires se sont vu remettre un billet “open” sur le TGV à destination de Paris. Ils sont ainsi repartis pour leurs domiciles ou ailleurs, le plus simplement du monde, sans avoir le moins du monde été inquiétés de quoi que ce soit. Depuis, ils ont touché 45 000 F pour solde de tout compte”, conclut Lecavelier. En fronçant les sourcils, le parquet de Paris avait déclaré peu après les faits avoir ouvert une enquête préliminaire pour “association de malfaiteurs” contre les mercenaires. Le 14 août, Le CANARD ENCHAÎNÉ a révélé que LA PITEUSE ÉQUIPÉE NE DONNERAIT LIEU À AUCUNE POURSUITE JUDICIAIRE DE LA PART DU PROCUREUR DE PARIS . Motif : rien ne peut être reproché à ces bons citoyens qui “n’ont commis aucune infraction prévue et punie sur le territoire français”. Mais QUI SONT LES DEUX INFORMATEURS DE LECAVELIER si bien renseignés et, surtout, qui a protégé les mercenaires à leur retour - en leur évitant un “debriefing” peut-être désagréable pour pas mal de gens à Paris - grâce à un tour de passe-passe entre Paris et Lyon qui a leurré jusqu’aux services secrets ? L’hypothèse la plus probable est un des puissants réseaux françafricains qui AUJOURD’HUI encore, espèrent que LE VENT VA TOURNER TÔT OU TARD DANS LA GRAND ÎLE [2009 : coup d’état de Rajoelina ! ]
      Guillhem Beauquier

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS