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samedi 30 mai 2026
Antananarivo | 09h55
 

Politique

Assemblée nationale

Interpellation gouvernementale : une participation ministérielle en demi-teinte à Tsimbazaza

samedi 30 mai | Mandimbisoa R. | 1 commentaire 

La première journée de la séance d’interpellation du gouvernement à l’Assemblée nationale a laissé un goût d’inachevé. Cet exercice de redevabilité attendu par les députés à Tsimbazaza s’est ouvert dans un contexte marqué par de nombreuses absences au sein de l’Exécutif.

Sur les six membres du gouvernement appelés à répondre aux questions des élus, seuls deux ont effectivement pris place devant l’hémicycle. Une situation qui a suscité l’incompréhension de nombreux parlementaires, particulièrement au regard des sujets inscrits à l’ordre du jour. Les députés espéraient notamment obtenir des explications sur les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté ainsi que sur plusieurs dossiers liés à la gouvernance et à la gestion des finances publiques.

Parmi les personnalités attendues figuraient les ministres chargés des Forces armées, de la Justice, de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Gendarmerie nationale ainsi que le ministre de l’Économie et des Finances. Ce dernier était particulièrement attendu sur des questions budgétaires qui alimentent depuis plusieurs mois les débats au sein de la représentation nationale.

Finalement, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, a répondu à la convocation. Il représentait également le ministre de la Sécurité publique, annoncé en déplacement hors du pays. À ses côtés, le ministre délégué chargé de la Gendarmerie nationale, Bama Marima, est également intervenu au nom du ministre des Forces armées. Les autres membres du gouvernement concernés n’ont pas fait le déplacement, invoquant eux aussi des missions à l’étranger.

Cette faible mobilisation n’a pas manqué de faire réagir les parlementaires qui ont rappelé que le contrôle de l’action gouvernementale constitue l’une des prérogatives fondamentales du Parlement. Visiblement insatisfaits, des élus ont prévenu que la Chambre basse pourrait durcir le ton si les réponses attendues ne sont pas obtenues. Le président de la chambre basse, Siteny Randrianasoloniako a notamment évoqué l’envoi de correspondances officielles aux ministres absents et n’a pas exclu le recours à une enquête parlementaire en cas de persistance du silence gouvernemental.

La poursuite des séances d’interpellation devait se tenir ce samedi. Toutefois, le calendrier initial a été modifié. Les auditions prévues avec plusieurs départements ministériels, notamment ceux de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et de l’Élevage, des Travaux publics, de l’Industrialisation, de l’Eau ainsi que de l’Économie et des Finances, ont été reportées à une date qui reste à déterminer.

Ce premier rendez-vous parlementaire en grande partie manqué relance également le débat sur la disponibilité des responsables publics face aux mécanismes de contrôle démocratique prévus par les institutions républicaines.

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1 commentaire

Vos commentaires

  • 30 mai à 09:31 | RATOVO (#10503)

    Et l’autre guignol PM qui est à Moscou pour enfoncer l’ancrage de la soumission à Poutine qui a parlé de ministres " choc-choc " ?!

    Répondre

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