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samedi 19 octobre 2019
Antananarivo | 12h52
 

Interview

Candidat-maire à Antananarivo

Hery Rafalimanana : un homme, un style

samedi 10 novembre 2007
Etant déja PDS de la commune urbaine d’Antananarivo, il ne sera pas novice à la mairie.

Le président de la Délégation spéciale de la Commune urbaine d’Antananarivo est le candidat du parti TIM à la course pour la Mairie de la ville. Apparemment discret, l’homme ne présente pas moins d’atouts sinon il n’aurait pas été investi par le TIM et les instances dirigeantes de ce parti. À beaucoup d’égards, son cursus justifie cette investiture. Interview.

* Madagascar Tribune : A tous les coups, et quand il s’agit de décisions au sein du TIM, tout le monde évoque la mainmise du président de la République, fondateur du TIM. Quelles sont vos rapports avec le président Marc Ravalomanana ?

- Hery Rafalimanana : « Effectivement, des politiques et autres évoquent souvent le terme de « zanak’i Dada » pour convaincre ou comme argument de persuasion. Ce sont des rapports familiaux, de parentés et de patron à subordonnés peut-être ou de rapports entre maître et adeptes dans un dojo ? En fait, il ne s’agit pas de s’identifier à cette personnalité ; il ne s’agit non plus de copier et encore moins de mimétisme. Je ne sais trop comment l’expliquer mais je trouve que nos rapports sont un peu comme ceux de deux personnes dans lesquels on cherche à comprendre qui est l’homme à travers son comportement et ses réalisations. Dans tout ceci, j’avoue que j’ai beaucoup appris et je me sens enrichi dans mon savoir-faire. Et je le remercie car cela a permis à des facettes de ma personnalité de s’exprimer davantage. Il faut dire que toute personne a effectivement sa spécificité ».

* Et par rapport au parti et aux militants TIM ?

- « Ayant été à la tête de MAGRO, ne fusse qu’à Ankorondrano, j’ai à plusieurs titres depuis 2002, entretenu de très bonnes relations avec les militants du TIM. Qu’ils soient de la capitale ou en provenance des provinces. A certains égards, je serai tenté de dire que je fais partie des piliers du TIM car sous plusieurs formes, j’ai contribué à la consolidation du tissu TIM à travers le pays. Même les militants des provinces autres que ceux d’Antananarivo ont reconnu cette contribution ».

* Comment alors définir cette candidature ?

- « A mon avis c’est la Main Divine qui a dessiné ma route et j’en remercie Dieu pour l’avoir tracée et m’y avoir conduit. En tout cas, je perçois tout ceci comme ma destinée. Plutôt technicien et après avoir franchi toutes les étapes pour devenir ce que je suis aujourd’hui, j’ai été désigné candidat du parti TIM à la Mairie de la capitale. Je dois vous dire que devenir candidat du TIM n’est pas chose facile ni aussi simple. Une période probatoire, comme on dit dans le milieu académique ou confessionnel, est obligatoire.

Et ma nomination en tant que PDS de la capitale m’a beaucoup forgé. Cette fonction m’a permis de maîtriser les rouages et ficelles de l’Administration ».

* Dès lors, vous allez vous servir de l’Administration... ?

- « Absolument pas et surtout pas dans le sens que vous voulez le laisser entendre ! Je peux vous dire que je dispose de nombreux atouts ne serait-ce que par mes fréquentations quotidiennes et mes parentés ; que cela soit du côté de mon épouse que de mon côté. Par ailleurs, je suis d’un abord très facile et je suis toujours à l’écoute de mon entourage, de mes connaissances. Ce sont des qualités que j’ai toujours cultivées. Je suis toujours ouvert à des échanges de vues et ce bien que j’ai évolué dans le secteur privé depuis de longues années. Mes fonctions au sein de Magro ont été en tout cas décisives car j’ai pu développer ce sens des relations publiques et citoyennes. Je suis capable d’écouter et d’échanger des vues de tous les acteurs du développement de toutes les couches sociales et j’ose même dire que je suis au courant de tous les besoins prioritaires. Ceci étant, mon principal atout c’est que j’ai toujours été proche du peuple. La vocation de Magro qui est plutôt sociale m’a encore rapproché de ce peuple ».

* Comment cela ?

- « La vision et la conception de cette société, et cela conformément aux instructions de son propriétaire sont d’alléger les prix des produits de première nécessité. Dès lors que j’étais le premier responsable de cette société, je devais poursuivre dans cet objectif.

Et ce dans toutes les parties de l’île où je devais installer Magro. Ceci dit, je peux aujourd’hui déclarer haut et fort et inviter tout le monde à me juger sur ce que j’ai fait dans le passé, le présent et l’avenir ».

Propos recueilli par Raw

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