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vendredi 14 août 2020
Antananarivo | 06h11
 

Editorial

Fin d’ultimatum

mardi 13 janvier 2009 | R. C.

13 janvier. L’ultimatum de Rajoelina Andry contre le pouvoir prend fin aujourd’hui. On ne sait pas très bien à quelle heure de la journée mais beaucoup supposent que le deadline fixé au ministère de la Communication pour restituer la licence de Viva Tv expire à minuit. Pour y parvenir, le jeune maire d’Antananarivo a déployé une série d’efforts surhumains, digne d’un superman même si les résultats ont un goût de vertes et des pas mûres. Ainsi, en vue d’obtenir la réouverture de sa télé, Andry TGV s’est imposé comme le nouveau leader de l’opposition réunissant autour de lui des personnalités d’origines diverses, aux ambitions opposées et aux motivations tout aussi inavouables. A l’exception notable du Crn de Zafy Albert, il se trouve aujourd’hui à la tête d’un aréopage d’ex- ceci ou d’anciens cela. Entre temps, il a créé une émission radiophonique recueillant les doléances de quelques auditeurs en rupture de ban avec le pouvoir. Dans cette escalade, Rajoelina Andry s’est dit victime de tentative d’enlèvement ou d’arrestation qui tarde pourtant à voir le jour. Puis, il a carrément boudé l’invitation du chef de l’Etat à la cérémonie traditionnelle et annuelle de vœux des corps constitués au couple présidentiel. Tout en trouvant le temps de recruter un général à la retraite au poste de directeur de cabinet. Enfin, dernière surenchère, il a organisé un « culte » dimanche avec port fortement suggéré de chemise ou de T-shirt ou de veste ou de tenue blanche pour les participants. Hier, il s’est accordé un repos de vingt quatre heures en attendant d’être fixé sur son sort.

Sommation

De son côté, le ministère de la Communication, à l’origine de tout ceci, est resté totalement inaudible. Il ne communique plus rien sur le sujet en dépit des sollicitations du public et de la presse. Pour lui, ultimatum ou non, sommation ou pas, le sujet est clos. « En attendant de nouvelles instructions venues d’en haut ». Celles-ci tardent toutefois à venir d’autant que, de tout temps, et sous toutes les latitudes, le pouvoir politique ne veut jamais agir sous la pression, d’où qu’elle vienne. Même de la rue. Et s’il trouve d’autres échappatoires pour contourner l’obstacle, il le contournera volontiers. Au plan national, tel est le cas dans cet épiphénomène. Ce serait en effet trop injuste qu’Andry Rajoelina et consorts prennent en otage le reste du pays pour un gadget, disons, relativement « important » dans la capitale mais parfaitement inconnu dans le reste du pays. D’aucuns évoquent par contre la démocratie pour contester la fermeture de cette station. Et bien, ils n’ont pas tout à fait tort mais en définitive, la démocratie se souciera d’elle-même quand le pays est mûr pour elle.

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