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Economie

Commerce

Filière vanille : les exportateurs sont sommés d’acheter tous les produits auprès des agriculteurs

samedi 11 février | Mandimbisoa R.

Les dirigeants malgaches affichent une fermeté sans précédente dans la résolution des problèmes de la vanille dans le pays. À la suite d’une réunion avec les exportateurs agréés à Iavoloha, en présence du ministre de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation, Edgard Razafindravahy et de la ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, sous la houlette du président Andry Rajoelina, les exportateurs sont sommés d’acheter les vanilles auprès des agriculteurs.

« Les 88 exportateurs agréés renouvelleront le lundi 13 février 2023 au plus tard leur engagement d’achat conformément à leur agrément d’exportation. Ils s’engagent plus particulièrement, dans un délai de 15 jours, à procéder à l’achat effectif de la totalité de la quantité de vanille autorisée dans leurs agréments », a précisé la présidence dans un communiqué relatif à cette réunion à Iavoloha tenue jeudi dernier.

Dans la mesure où les exportateurs agréés n’honorent pas leur engagement, c’est l’État qui va prendre en charge l’affaire, et pourra ainsi en affliger des sanctions aux exportateurs. La résolution de la rencontre en haut lieu indique qu’ « En cas de défaillance ou de manquement de leur part, la quantité restante non achetée sera réattribuée par l’Etat au profit des autres exportateurs et fera l’objet d’un nouvel agrément ».

En contrepartie de ce renouvellement d’engagement, l’État s’engage également à effectuer un « road show » avec les exportateurs pour mettre en place un plan d’achat et pour convaincre les potentiels acheteurs internationaux. Puis pour maintenir Madagascar à la place de leader mondial de la vanille et pour faire face à la concurrence qui est de plus en plus rude sur le marché, les exportateurs sont autorisés à écouler sur le marché de la vanille « cuts ». Ce sont des vanilles à un taux de vanilline inférieur à celui de la vanille « gourmet » que Madagascar exporte.

Ainsi, Madagascar veut occuper à la fois le marché de vanille de très haute qualité comme celui de la gamme moyenne. Les exportateurs sont autorisés à vendre jusqu’à hauteur de 10% de la quantité autorisée par les agréments délivrés pour la vanille « cuts ». Il a été unanimement décidé que le prix de cette vanille de qualité moyenne sera de 140 dollars par kilo. Et pour éviter le risque de fraude ou de fausse déclaration, le ministère chargé du commerce et la direction générale des douanes sont ordonnés à mettre en place un système de contrôle et de suivi rigoureux.

32 commentaires

Vos commentaires

  • 11 février à 10:04 | Liberty (#3679)

    "Les dirigeants malgaches affichent une fermeté SANS PRÉCÉDENT..."

    Sérieux ?
    Waouh !

    • 11 février à 10:40 | Yet another Rabe (#4812) répond à Liberty

      Bonjour Liberty,

      "Tout homme a son prix ....mais ce n’ est pas toujours de l’ argent", John Wyndham.

      A Madagougou, "Tout homme a son prix ....mais c’ est presque toujours de l’ argent"

      Pour ceux qui y sont astreints, à combien s’élève le coût d’ un bon "assouplissement convenable" de cette fermeté SANS PRÉCÉDENT des dirigeants malgaches ?

      Mametraha kely Ram’s a ! 😜 🤑

      Cordialement

    • 11 février à 11:23 | Yet another Rabe (#4812) répond à Liberty

      Re-,

      Si d’ une part, SAR DJ Lapin Crétinissime donne de grandes facilités aux importateurs pour s’ enrichir, en attendant de ces derniers, un gros coup de pouce financier pour la préparation aux élections présidentielles, en guise de retour d’ ascenseur.

      Et sérieusement, d’autre part SAR DJ Lapin Crétinissime ne met t-il pas des bâtons dans les roues des exportateurs de vanille en les sommant d’ acheter la production locale ?

      N’ est ce pas une façon subtile de les rançonner, pour qu’ ils crachent au bassinet, afin de ne pas subir des sanctions administratives, qui peuvent aller jusqu’à la perte de leurs agréments ?

      Allez, les importateurs et les exportateurs, vous devez tous mettre votre "cotisation" dans le pot commun, il n’ y a pas de petit profit pour contribuer à la réélection de Foza Suprême.

      "la loi de l’ offre et de la demande", cet ex DJ, un vrai crétin, un soit disant ex entrepreneur mais vrai nul en arithmétique du niveau de classe de primaire ne l’ a jamais connu.

  • 11 février à 10:34 | Shalom (#2831)

    Nous voilà avec un gouvernement intervenant dans le processus de marché.
    Mais qui en était l’auteur de cette crise ?
    J’ai compris : c’est Ravalomanana qui a fixé un prix du kilo à 250 euros et il ne l’a pas respecté alors qu’il a déjà répandu le Covid-19 dans tous le pays. Je me trompe ou …

    • 11 février à 18:10 | Stomato (#3476) répond à Shalom

      Vous avez tout compris.

  • 11 février à 11:19 | pisokely (#9950)

    bonjour..
    c est la décadence.. je ne sais pas jusqu où ils iront et jusqu’à quand ils ne se rendront pas compte de leur absurdité ?

    en tout cas, il fait beau sur paris.. on dirait le printemps..

    • 13 février à 12:56 | Terry (#11353) répond à pisokely

      et quand vient le printemps malgache ? 😉

  • 11 février à 11:29 | Tiaray (#7876)

    Il faudra qu’ils ouvrent les yeux. Vous croyez qu’il n’y a qu’à Madagascar qu’il y a de la vanille ? Le monde avance et continue de tourner sans la vanille de Madagascar !

  • 11 février à 11:52 | Albatros (#234)

    Bon !. Je m’arrache les plumes !.

    "les exportateurs sont sommés d’acheter les vanilles auprès des agriculteurs", au prix plancher de 250€ le kilo !.

    Bon !. Déjà je note qu’ils sont "sommés" pas obligés !.
    Ensuite, sachant le taux de corruption très faible à Madagascar, comment va s’effectuer le contrôle de la réalité des résultats de cette "sommation" ?!.
    Y aura-t-il un contrôle des possibles "marges arrière" ?!. (je vous laisse chercher la difinition de ce type de pratique !).

    Comment empêcher des "importateurs" internationaux de traiter directement avec les producteurs sur un prix qui satisfasse les deux parties ?!.
    Il n’est pas très difficile d’embarquer dans un avion bimoteur (ou une vedette rapide !), 500kg de vanille vers les autres iles de la région.
    Voir les trafics du Bois De Rose et autres !.

    Cette affaire sent plus "l’enfumage" que le parfum de vanilline !.

    @+

    • 11 février à 13:44 | MALIBUC (#9345) répond à Albatros

      Il suffit de voir le va et vient des avions privés à Vohémar sur l’aéroport (qui a été privatisé par J. Christophe PEYRE Pdt de la Vanille FLORIBIS).
      Il ne se passe pas une journée sans au moins 5 aller retours.
      L’avion se pose et redécolle même pas 5 minutes après, juste le temps de charger 3 ou 4 ballots.
      Drôle de trafic non ?

  • 11 février à 12:56 | Jipo (#4988)

    Bonjour.
    Le prix de cette vanille est plus qu’excessif !, déjà dit, par contre recevable pour le marché local.
    Ce qui veut dire que le premier choix est réservé aux vazahas et la brisure, pardon seconde qualité pour les compatriotes résidents .
    N’ y-a-t-il pas de syndicats dignes de ce nom pour organiser une manifestation pour s’ opposer à ces racketteurs ?
    Si tous les détenteurs de licence se mettent la tête sous le meme bonnet pour faire pression, l’ « Etat » ne pourra que reculer au risque de tout perdre ?
    Il s’ agit d’ un rapport de force ou tous les exportateurs on des chances de l’ emporter, .
    Bon maintenant que ceux qui ont obtenu leur licence par piston ou relations soient tenus par les 🍒, il n’ y a pas loin ...
    il est en effet facile d’ aller contacter directement les producteurs et s’ arranger avec eux sans passer par la « piste « imposée par ce gouvernement avide de tout ce qui peut rapporter quelquechose, et particulièrement facile et sur le dos des compatriotes, ce qui montre bien leur patriotisme et raison de leur présence .
    il y a vraiment : " des popotins vierges de coups de lattes » !

    • 11 février à 18:14 | Stomato (#3476) répond à Jipo

      >>Ce qui veut dire que le premier choix est réservé aux vazahas et la brisure,<<

      Le terme consacré par la profession n’est pas brisures mais cuts !
      En bon malagasy de petites coupes.
      Brisure est réservé au riz de bonne qualité importé pour le bas peuple qui a faim et dont les présidents successifs ont grande pitié.

    • 11 février à 19:31 | Jipo (#4988) répond à Jipo

      Merci stomato vous pouvez passer au second degré, et la brisure est en général celle du riz « for pig « c ‘est à dire de seconde qualité pour ne pas dire mauvaise qualité, donnée au citoyen lambda quand la première qualité dont avait fait main basse le ratsy-hiraka avec ses contrôles par secteurs et districts , pour l ‘ exportation et prendre ses commissions au passage.
      Merci pour les tiges, pardon « cut « ...

  • 11 février à 13:17 | vorona (#8254)

    La vanille de Madagascar est jusqu’à présent une des meilleures du monde ! Mais il faut pas se cacher derrière son petit doigt. Elle représentait la plus grande part du marché international en grande partie parce que les coûts de production liés à des salaires miséreux sur toute la chaine, des cultivateurs aux ouvrières des entreprises qui conditionnent, en faisait un produit compétitif ! Attention, les autres pays producteurs vont être de plus en plus nombreux sur les rangs export, maintenant qu’ils connaissent le prix plancher décidé et ils produisent eux aussi de l’excellente vanille !

  • 11 février à 14:48 | Kobbe (#11248)

    MADAGASCAR, SOURCE TECHNIQUE UNIVERSELLE DE LA VANILLE : MAIS TJRS. DEPENDANT...
    Pourquoi toujours dépendre des acheteurs eternes (occidentaux) ? Ce ainsi qu’on finisse dans l’esclavage économique. Pourquoi ne pas déveloper toute la chaîne des valeurs de la vanille sur place au Madagascar et devenir le centre névralgique du monde de la vanille ? Pourtant le genie universel de la vanille a sa source (près de) chez nous en Réunion (qu’est-ce cette derniére si pas une partie de la Grande Île que les séismes de la nature ont separé du continent Mère, tout comme le Madagascar ?).

    Le pionier unversel de la culture de la vanilla a ses racines ancestrales au Madagascar (l’Occident va là aussi falsifier l’histoire et les Gasy suivront la courbe en marmaille comme p’tis enfants) :
    Edmond Albius était un Black horticulteur réunionnais. Né en esclavage, Albius est devenu une figure importante de la culture de la vanille. A 12 ans, il invente une technique de pollinisation rapide et rentable des orchidées vanille. La technique d’Albius a révolutionné la culture jusqu’en ces jours (...). Voilà l’histoire.

    À attendre le nom ‘’Edmond Albius’’ on se dit directement, avec raison, qu’on a faire à un p’tit Latin européen comme inventeur de la technique actuelle de la culture vanille. Ainsi vous qui adorez si tant l’identité de l’autre en reniant la votre finissent dans l’oubli de l’histoire.

    • 11 février à 18:38 | Stomato (#3476) répond à Kobbe

      Très bon exposé, qui demande quelques précisions.

      Vous oubliez de dire que la vanille, poussant naturellement au Mexique (grâce à une mouche qui ne peut vivre qu’au Mexique) a été importée à la Réunion par les colons esclavagistes français.
      Votre affirmation >>Le pionnier universel de la culture de la vanilla a ses racines ancestrales au Madagascar<< est donc passablement erronée, et ce n’est pas que l’occident qui déforme l’histoire.

      >>Pourquoi toujours dépendre des acheteurs externes (occidentaux) ?<<

      Pouvez-vous donner des exemples de tentatives Malgaches de transformation de la vanille en produits dérivés plus rentables que les gousses élaborées ? Vous avez la réponse, enfin une réponse.
      QUI donc voudrait tenter, dans les conditions qui prévalent aujourd’hui à Madagascar, de lancer une activité de transformation de la vanille en un produit plus lucratif ?
      Nous savons vous et moi que la pratique de la corruption est arrivée à un niveau tel que ce serait suicidaire.

      Libre a vous de contester le prénom Edmond aujourd’hui précédant le nom d’Albius.
      A noter que dans ces temps il était courant de ne pas porter de nom de famille. (C’est d’ailleurs encore courant dans l’état-civil malagasy de ne pas donner de nom de famille à un enfant. La loi malagasy lui permettant de tout changer lors de ses 18 ans, même sa date de naissance s’il le veut).

      >>À attendre le nom ‘’Edmond Albius’’ on se dit directement, avec raison, qu’on a faire à un p’tit Latin européen comme inventeur de la technique actuelle de la culture vanille.<<

      Pratiquement toutes les références que l’on trouve ce jour sur internet s’accorde à reconnaitre que : "Edmond Albius est un Réunionnais né à Sainte-Suzanne originaire du Mozambique en 1829 et mort dans la même commune le 9 août 1880. (cf : Archives nationales d’Outre-mer, Île de la Réunion, commune de Sainte Suzanne, acte de décès no 144, année 1880 (consulté le 12 octobre 2014))"
      Seules le personnes totalement ignorantes savent que les originaires du Mozambique ne sont pas particulièrement des gens au teint clair...

    • 12 février à 13:38 | vorona (#8254) répond à Kobbe

      Bjr Au Mexique les Aztèques consommaient des boissons chocolatées parfumées à la vanille. Cela a été confirmé par l’étude de récipients en terre cuite datant du XV ème siècle gardant des traces de cette boisson.

  • 11 février à 15:20 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum
    Quel kilo ?
    De qui se moque ce régime n’est-ce pas ?
    Sait-il au moins à qui il a à affaire : des ignorants qui donnent des leçons à des professionnels n’est-ce pas ? Qui vivra verra car 15 jours c’est déjà demain et les localités productrices de vanille sont éparpillés n’est-ce pas ? Quid des exportateurs et des moyens financiers et tous ce qui tournent ?

    • 11 février à 15:37 | Kobbe (#11248) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Les ’’professionnels’’ sont les plus ignorants.

    • 11 février à 15:42 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Toute vérité n’est pas bonne à dire mais c’est un aveu de grande faiblesse en ordonnant du n’importe quoi n’est-ce pas ? Selon l’adage : " Chien qui ...ne mord pas".

  • 11 février à 15:34 | Kobbe (#11248)

    MADAGASCAR, SOURCE UNIVERSELLE DE LA VANILLE : MAIS TJRS. DEPENDANT...
    Développons la chaîne des valeurs de la vanille sur place au Madagascar, les acheteurs ou exporteurs viendrons : le besoin conditione l’action. Ce pas nous qui les cherchons, ce eux qui viennent nous chercher pour nos produits car il y a besoin et intérêt financier.

    Quand les Gasy occidentalisés (Français-Tropicaux) ouvriront leur esprit longtemps endormi par l’idéologie Occidentale, ils comprendront qu’ils ont plus à donner qu’à demander en quemandant. D’où l’urgence de protéger la génération actuelle des enfants malgaches : ils doivent être préservés de la culture dite francophone dans laquelle nous sommes des aliens mais envoûtés, porteurs-voix d’une culture aux notions infertiles. Ce pas de l’extremisme : c’est la préservation de sa propre culture.

    Les Français-Tropicaux deviendrons jamais français. Et nous les Gasy-Tropicaux pure sang, n’en voulons pas devenir des français : nous sommes nés Gasy, grandis Gasy et veulent mourir Gasy, fiers. Recemment un franse de Paris ville lumière(ahh !) voulais cadrer le français mal-articulé d’un Gasy pure sang mais a fini par se faire bien recadrer par ce dernier en ces termes : ’’ze suis au Madagascar et parle un parfait Malagas bien parfumé et savoné : va dire à ton mère et ta père je m’enfous de parler bon franse !’’ Voilà un Gasy né de la 1re. pluie. Par ses dires, celui-ci nous a bien lu et compris l’actuel éveil de conscience.

    Les cultivateurs malgaches produisent la vanille mais dépendent des occidentaux français pour sa vente : c’est déshumanisant ! Le Madagascar produit mais dépend de la France pour l’exportation de ses propres produits : c’est un esclavage préservation économique ! Diversifions les partnaires commerciaux. Tournons le regard près de nous en Afrique Australe et nous trouverons des marchés directes vers d’autres grands marchés, des Ameriques et au-delà, prêts à acheter nos produits. Comme l’Afrique, l’Europe est par essence une vendeuse, pas une acheteuse. L’endormi doit se réveiller un jour, au risque sombrer dans son propre sommeil (...)

    • 11 février à 15:59 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Kobbe

      Kobbe, informez-vous car vous êtes à côté de la plaque n’est-ce pas ?
      Nos principaux acheteurs sont les Etats-Unis, le Canada et le Japon et à moindre mesure la France et chaque pays a son goût et son prix d’achat sinon il se tourne vers la vanilline (même odeur et des prix abordables) : Noire-Rouge-Longue et cuts.

    • 11 février à 17:22 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Kobbe

      Au départ lq vanille est verte et c’est tout au long processus et des tris effectués qui font la différence en fonction des intermédiaires acheteurs (préparateurs-commissionnaires-conditkonneurs-stockeurs et enfin exportateurs ). Et c’est sur le besoin de ce derniers et en fonction des commandes en début de campagne de leurs acheteurs respectifs que le processus s’opère (le monde à l’envers pour la filière vanille contrairement à d’autres filières de produits de rente ). D’où la spécificité de cette filière sans oublier le conditionnement à l’export généralement sous vide pour éviter que ce produit s’imprègne des parfums ambiants des contrôleurs éventuels comme le suggère ce diktat d’un ignorant. Si c’est le cas tout le lot imprégné serait retourné pour non conformité. Au départ il n’y a pas de cuts ni de noire ni de rouge, c’est la préparation, le tri et la coupe qui sont à l’origine de ces différenciations.

    • 11 février à 18:46 | Stomato (#3476) répond à Kobbe

      >>Les cultivateurs malgaches produisent la vanille mais dépendent des occidentaux français pour sa vente : c’est déshumanisant ! Le Madagascar produit mais dépend de la France pour l’exportation de ses propres produits : c’est un esclavage préservation économique ! Diversifions les partnaires commerciaux. Tournons le regard près de nous en Afrique Australe et nous trouverons des marchés directes vers d’autres grands marchés, des Ameriques et au-delà, prêts à acheter nos produits. Comme l’Afrique, l’Europe est par essence une vendeuse, pas une acheteuse. L’endormi doit se réveiller un jour, au risque sombrer dans son propre sommeil (...)<<

      Vous semblez ignorer que du côté de la SAVA, surtout Sambava et Antalaha, la plupart des exportateurs de vanille préparée, sont des chinois, chinois de RPC qui ont remplacé les "Tchan Kay Tchek" des années 50 et 60.
      Vous semblez aussi la triste histoire peu glorieuse pour Madagascar et ses dirigeants , l’histoire du Coca Cola à la vanille .. Histoire tellement triste et bête que je n’ai pas trop envie de la raconter une fois de plus...
      Faire du commerce à l’international impose un respect de règles internationales, que des gens hyper nationaliste, de surcroit insulaires, ont du mal à accepter.
      En tous cas ce n’est pas un travail à confier à des bricoleurs amateurs.

    • 11 février à 19:56 | Jipo (#4988) répond à Kobbe

      Si l’ Europe est une vendeuse comment fait-elle pour acheter de la vanille à Madagascar ?
      la vanille Malgache est vendue par qui les Malgaches ou les Européens ?
      Vous semblez avoir une fierté chevillée au corps avec une Xénophobie avérée, particulièrement francophobe , vendez donc votre vanille aux zafricains, vos voisins et frères ils n’ attendent que ça, de plus ce sont les plus gros consommateurs, ce que vos exportateurs semblent ignorer ?
      Ah ? les lumières 🤪 ! ...

  • 11 février à 19:50 | Jipo (#4988)

    De rajouter que l’ esclave (Réunionnais ) qui a trouvé comment polliniser l’ orchidée vanille a gagné sa liberté et perdu son statut d’ esclave .
    Pollinisation ou avec une allumette ou aiguille il suffit de soulever la languette qui sépare la partie mâle de la partie femelle pour la politiser, les 2 étant sur la même fleur .
    La vanille a besoin d’ être mise sous vide sous peine de moisir de par l’ humidité qu’ elle contient, et azafady la vanille Bourbon (qui n’ est pas volée ni cueillie verte) est réputée dans le monde entier comme le crocus d’ espagne pour le safran, ce qui n’ empêche pas que l’ on en trouve ailleurs !
    Je ne dénigre pas celle de Madagascar, mais comme les litchis, on en trouve en branches de la Reunion en France, mais pas de Madagascar qui sont tous trempés dans du soufre ! et donc moins bons ...

  • 11 février à 20:39 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    La pensée du jour : "L’ignorant affirme, le savant doute et le sage réfléchit" Aristote.
    Quant au financement de la campagne il se fait de plusieurs façons :
    Primo : Si les parties entretiennent de relations de longue date l’exportateur à sa demande peut obtenir de préfinancement et de crédit documentaire et l’acheteur de remise libre ou documentaire .
    Secundo : Si des nouvelles relations le CREDOC est recommandé pour sécuriser et activer le paiement. Il peut être confirmé ou non
    Concernant l’expédition il se fait généralement par bateau et par lot de 45T. C’est l’acheteur qui fixe les conditions (nom de l:armateur, date et lieu d’embarquement, quantité et destination ) FOB.
    Donc le contrôle de la douane va se faire où et comment ? Quid du service des conditionnements ? En paraphrasant un célèbre film :" Retenez ;le...ou il fait ..."

    • 11 février à 22:14 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Quid du sort des exportateurs ? En réalité c’est le parent pauvre de la filière car en aval comme en amont ils courent tous les risques n’est-ce pas ? Ils avancent des fonds sans agios avec le risque de collecter de la vanille de mauvaise voire de se faire arnaquer. Ils paient des agios à sa banque dès le début de la campagne jusqu’au rapatriement des devises (préfinancement local-avance sur produit- mobilisation de créances sur l’étranger )et idem pour les primes auprès des assureurs (vie pour les individus, vol et incendie pour les produits ). Sans oublier le non rapatriement éventuel de devises dû à des impayés extérieurs. Plus le cycle est long et la quantité à exporter importante, les exportateurs se retrouvent avec presque rien et ce sont les banques qui font des bénéfices. Prenons l’exemple d’un contrat d’exportation de 180T seulement, pratiquement impossible sans financement bancaire sur 10 mois n’est-ce pas ? Voilà que le régime y met aussi le sien n’est-ce-pas ?

    • 11 février à 22:23 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Sans oublier leurs charges fixes surtout en personnel car la vanille c’est du travail presque 100% manuel jusqu’à ce qu’elle soit emballer pour être exporté.

  • 13 février à 02:27 | Kobbe (#11248)

    @ plus qu’hier et moins que demain

    ‘’Kobbe, informez-vous car vous êtes à côté de la plaque n’est-ce pas ? Nos principaux acheteurs sont les Etats-Unis’’...

    A côté de la plaque ? Peut-être pas. La France est au 2e rang. Elle en achete bcq pour revendre, ainsi en claire elle serait même la... 1re productrice de la vanille Malagasy (allez-y comprendre qlq chose...)

    · France - 21% ($196 million)
    · Allemagne - 10.7% ($96 million)
    · Canada - 7.83% ($70 million)
    · Hollande - 6.26% ($56 million)

  • 13 février à 02:39 | Kobbe (#11248)

    @Stomato

    ‘’Faire du commerce à l’international impose un respect de règles internationales, que des gens hyper nationaliste, de surcroit insulaires, ont du mal à accepter. En tous cas ce n’est pas un travail à confier à des bricoleurs amateurs...’’

    Le Bricoleurs Amateur gasy au Connaisseur franse : mefiez-vous, mosieur, le commerce dit international avec ses règles sont une arnaque...Pourrez-vous nous apprendre davantage sur ’’La Vanille Française’’ ? Elle existe, vous le savez bien. Nous vous écoutons, mosieur...

  • 13 février à 03:04 | Kobbe (#11248)

    @Jipo

    ’’ Vous semblez avoir une fierté chevillée au corps avec une Xénophobie , particulièrement francophobe’’...

    Vous ferez mieux de ramasser vos débris d’écrits, il y a pas de la xenophobie ni francophobie avérée : il y a que de la verité sur la France et ses p’tits franses...Vos compatriotes peinent à repondre à la question suivante, aidez-les en nous aidant aussi à comprendre la notion de la ’’Vanille Française’’ (?). La vanille est une culture malgache et le Madagascar est le producteur mondial de la vanille (80%), ciel d’ou vient cette ’’Vanille Française’’ que vous ventiez et parlez si fort ? Il y a en vous autres la semence de la fourberie. Est-ce ceci une xénophobie ou une verité franche ? ...Oui, j’ai pas la xénophobie mais la fierté gasy jusqu’aux intestins.

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